Génération plastique

Cinq grammes de plastique par semaine, vingt grammes par mois, deux cent quarante par an, bon appétit ! Du plastique dans l’air, dans les animaux sauvages, dans les nichons, dans les lèvres d’une génération Tinder, Snapchat et Instagram. Une génération qui se regarde chier. Qui se regarde chier en bubulant son affolement devant l’apocalypse biblique qu’on nous promet tous les jours. Nervous break down dans le vert, chlorophylle burn-out, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir bouffer ? Qu’est-ce qu’on va tous devenir si la température continue d’augmenter comme ça ? Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Et puis tant pis hein, retournons à nos petites habitudes, on verra bien demain, oh t’as vu Kevin a largué Navéa sur les Anges. Et pendant ce temps-là Pascal Praud prout dans le poste ses certitudes de climatologue de comptoir. Alors ma chère Elizabeth Levy qu’en pensez-vous ? J’en pense, hic !, Depuis quand la météo est devenu un sujet d’actualité, hic ! Depuis toujours mais passons. Passons sur cette médiocrité qui a envahi toute notre société comme un substrat malodorant mais nécessaire à l’élimination future de tout un pan de l’humanité. Car n’en doutons pas, ceux qui ne sont pas conscient du monde d’aujourd’hui sont voués à disparaitre tôt ou tard. Ils ne seront pas adaptés et en sauront totalement incapables. Paralysés par leur bêtise, alourdis par toutes les croyances du capitalisme, en retard sur la course à la survie, ils vont voir leur petit confort fondre comme neige au soleil et il n’y aura plus d’état auprès de qui pleurnicher. Car l’état moderne est un homme d’affaire, sa priorité n’est plus le citoyen mais le consommateur, il est au service de Facebook, LVMH, Free, Tweeter, etc et réciproquement. Les marques règnent, les holdings sont reines, et l’empereur s’appelle Bernard Arnault, Zuckerberg, ou Bill Gates. Qu’on célèbre, qu’on envie parfois quand on est aliéné aux allégations du capitale, ou qu’on conchie parce qu’il est anormal que l’humanité soit conduite par une poignée de malades de l’argent et du pouvoir qui ont construit leur fortune sur l’usure, l’extorsion, l’exploitation des populations les plus pauvres. Pathologique comportement qui fait la loi des magazines de papier glacé, Times, Forbes, Valeurs Actuelles, messires voici la pommade et si tu ne souscris pas c’est que ta jalousie t’étouffe. Autant de certitudes inutiles qui seront appelées à disparaitre dans un avenir proche. Des certitudes que n’ont plus les gilets jaunes, citoyens précurseurs dans une société qui se refuse d’évoluer. Phénomène hors du commun, fait historique d’un mouvement spontané et solidaire de citoyens qui a totalement dépassé tous les vieux clivages, balayé d’un seul coup les certitudes politiques, et résiste encore et toujours malgré toute les tentatives d’enterrement de Macron aux médias mainstream. De toute manière la Macronie gouverne au déni de réalité, les urgences sont en grève, les pompiers ont déposés un préavis pour tous l’été, canicule ou pas, les gilets jaunes reviennent bloquer ports et raffineries, libèrent les péages comme d’autres des pont levis mais on durci les droits d’admission au chômage, et on claironne qu’il n’y a pas de violence policière. Et les flics exténués se suicident à la chaine dans l’indifférence complice d’un incompétent une nouvelle fois protégé comme l’était Benalla, l’arlésienne de la Macronie.

La fabuleuse famille que voilà chez LREM, une cruche habitée par sa bêtise élue personnalité politique de l’année, un ministre de l’intérieur surpris à faire la fête en pleine crise autant social qu’interne, un crétin débarqué des hautes sphères mentant effrontément au sénat pour jouer plus tard les starlettes pour michetonneur franc-maçon devant les caméras d’Elise Lucet. Une smala qui se prétend moderne, dans le vent, avec son époque, le nouveau monde qu’ils disent. Mais ils ont raison vous savez, ce monde leur ressemble. Il est faux, bidon, mensonge et contre vérité, pardon « fake new », la mythomanie et le narcissisme y sont rois, de Tinder à la télé réalité, une génération en plastique. C’est simple même la tête à Macron on dirait Ken. Mais Ken a des idées noires, Ken veut voir son pays se transformer en une gigantesque entreprise dont il serait le monarque incontesté. Car incontestable il se veut, c’est sa tyrannie à lui, sa petite vanité de bête à concours élevé dans la certitude de sa classe qu’il n’est pas n’importe qui puisqu’il est à ce poste. Et combien pense comme lui sur l’échelle pyramidale de notre société, même tout en bas, surtout tout en bas, on le pense. S’ils sont là où ils sont c’est qu’ils ne sont pas n’importe qui. Cette foutaise de la bourgeoisie qui bientôt se délitera face à la réalité qui nous fonce dessus comme un taureau sauvage. Et plus ça produit et ça se reproduit comme des lapins plus le taureau se rapproche tandis qu’on se lance dans des expérimentations barbares sur les animaux « pour le bien de la science » et surtout du profit, incapable de repenser le monde autrement que sous le joug de l’argent-roi. Car on pourrait déjà aisément nourrir toute la planète sans faire des trous dans les vaches, et l’Afrique serait auto suffisante si les multinationales payaient leur tribut aux états. Mais non surtout pas ! Il faut des paradis fiscaux, il faut de l’optimisation fiscale, il faut des vaches-usines et des consommateurs captifs dans des hypermarchés concentrationnaires, il faut cumuler comme des rongeurs parce que ça serait dans l’ordre des choses.

Oui tout ça va leur péter à la gueule  Tous ces amateurs de crédit sur vingt ans, cette génération sans conscience qui se précipite à sa propre perte en claironnant que c’est pour le bien de l’humanité. Mais, et c’est bien l’inconvenant d’une société imbriquée comme la nôtre, leur perte sera également celle des plus conscients et seul les plus solides et solidaires s’en sortiront. La nature ne fait pas de sélection, nous bouffons tous des microparticules de plastique, indifféremment, et même si demain on faisait disparaitre d’un coup de technologie magique les dix millions de tonnes qui finissent dans la gueule des océans, il resterait toujours les milliards de pneus qui chaque jour sur le globe s’usent sur les routes et les pistes. Le capitalisme ne veut pas mourir et son décès forcé sera une longue et douloureuse agonie. Une agonie guerrière n’en doutons pas d’autant que les chantres du capital, cette tyrannie qu’on appelle la Chine ou les Etats-Unis s’imaginent encore un avenir tout en expansion boursouflé de bénéfice. Que l’actuel tyran brésilien compte bien détruire la forêt amazonienne si ça peut rapporter gros et qu’on aiguise déjà les couteaux pour l’Antarctique sans la glace. Et ça ne fait que commencer si l’on observe la pollution des nappes phréatiques, la raréfaction des terres arables, et la désertification qui ira de pair à mesure que ces dernières disparaitront sous le béton. Mais peu importe puisque l’état envisage déjà de privatiser l’ONF pour livrer nos forêts à la sauvagerie marchande. Après tout parmi tous nos bâilleurs la Chine n’a pas seulement faim d’armement ou de se presser à dévorer l’Afrique tout en lui faisant la danse du ventre. Notre patrimoine, nos vignobles, nos forêts, tout est à vendre à la grande braderie macroniste et il n’y a aucune raison que nous ne devenions pas un pays du tiers monde comme un autre dans les nouvelles polarités qui se dessinent sur le monde. Prêt à se vendre aux plus offrants si ça peut assurer les carrières présentes et avenir de cette corruption généralisé qui nous gouverne.

Et pendant ce temps les vieux croutons d’une génération perdue continuent de nous assommer avec leur vieux clivage communisme contre capitalisme comme si cela avait le moindre sens pour la génération plastique ou même le moindre sens du tout. Le mur s’est effondré le 9 novembre 1989, et trente ans plus tard ça sert encore d’argument dans les conversations creuses des réseaux sociaux. Ils n’ont rien compris et peinent toujours à comprendre que leur monde est mort et que bientôt un autre encore naissant dansera sur la panse de leur cadavre et ça ne sera pas qu’une métaphore. 60% des espèces ont déjà disparu et bientôt la disparition des insectes signera le compte à rebours d’une humanité figée dans sa sclérose. L’infâme escroquerie qu’est le capitalisme a voulu faire croire que la fin de l’histoire était justement intervenue ce fameux jour de novembre 1989 alors qu’en réalité la fin s’annonce dès aujourd’hui alors que le thermomètre bande et que je viens d’avaler mes cinq grammes de plastique quotidien. Du moins la fin d’une histoire, celle d’une société malade de sa médiocrité et de son nombrilisme. Car rien n’est simple dans la résilience qui s’annonce. Il n’y pas de solution ou elles se présenteront d’elles-mêmes et il faudra s’adapter ou bien crever tout à fait concrètement. Oui la résilience soit sa capacité à absorber un choc puisque désormais les instances n’envisagent même plus les solutions mais des bouts de ficelle  en les peignant en vert, espérant sans doute que ça passe pour une position durable. Et quand le dernier orang outan aura rendu l’âme on versera une petite larme sur ce qui aurait pu être si une poignée d’individus n’avaient pas été aussi voraces. Et le voilà l’extraordinaire scandale de ce capitalisme mortifère, nous sommes sous l’influence d’une poignée qui tient par les génitales les imbéciles qui nous gouvernent. Une poignée qui n’a aucune retenue quant à la révélation de sa voracité et l’amoralité de son statut de privilégié. Rien n’est simple puisqu’en dépit de l’effondrement qui vient, l’humanité ne tirera pas sa révérence sans se battre, sans espérer, sans croire à un autre possible que l’impasse fatale vers laquelle nous conduit ce capitalisme suicidaire. C’est là sans doute le message que les gilets jaunes envoient vers le futur, puisqu’ils sont l’avenir alors que Macron est déjà le passé. Le message d’une population déjà résiliente et légitime à la gouvernance de ce pays, les parents de la génération qui vient, celle née après 2000 et dont la capacité d’attention frise pourtant celle du poisson rouge, faute aux écrans qui phagocytent leur temps et à la pollution endémique. Paradoxalement une génération bien moins préparée aux changements, aux transformations que celle qui voit actuellement l’avenir de ses enfants et le sien se noircir comme un fruit pourri. Parce que vivant dans l’immédiateté que lui propose son siècle de bêtise, de médiocrité et de mensonges institutionnalisés. Parce que dépendante d’une technologie qui peu à peu va devenir le domaine réservé des plus nantis. Parce qu’élevé au caprice, tous les droits et aucun devoir même pas de saluer son voisin par simple civilité. Après l’ère des procès viendra donc celle de la rage. Quand vos gamins auront pris dans leurs mains le coup de jus qu’on leur laisse. Les déchets nucléaires, le plastique, la fin du pétrole, l’atmosphère, une déchèterie à ciel ouvert abandonnée au milieu d’une fournaise, avec au milieu des armes, des millions de tonnes d’armes et de paramilitaires pour s’entre-tuer gaiment.

Nous sommes encore au temps des opinions. Des opinions partout qui se disputent sur les réseaux sociaux, des opinions et non pas des idées. Et la plus part du temps des opinions dictée sans esprit ni rigueur. Nous avons de la chance. Nous nous engraissons dans un luxe que nous ignorons tellement nous y sommes habitué et nos petites opinions sans conséquence peuvent se batailler sous toutes les formules de médias existant. Les hommes politiques, ces amuseurs publics, l’ont bien compris. Il suffit de scandaliser le chaland pour que les hamsters se mettent à faire tourner la roue à coup de hashtag je suis pas contant, et ainsi fait ils aspirent le tapis sous nos pieds au bénéfice de leurs bailleurs. Aujourd’hui plus que jamais, car c’est aujourd’hui que ça compte, demain il sera trop tard, c’est juste une affaire de territoire, prise de guerre en prévision de lendemain qui déchantent déjà. Les gilets jaunes ont démontré par leurs revendications légitimes que des idées il y en avait et il y en a, la Zad de Notre Dame des Landes que ça valait le coup de se battre pour ses idées quitte à y perdre des plumes. La faiblesse de l’état c’est sa force, d’autant quand les dites forces sont épuisés par des mois de mobilisation. En lui opposant résolution et action pacifique il ne peut que démontrer de sa tyrannie et de sa violence. L’obliger dans ce sens c’est le mettre à nu. Le régime d’Emmanuel Macron a démontré de sa tyrannie et de son iniquité, une tyrannie soft tout dans l’étouffade à coup de censure médiatique, déformation de la réalité et chiffres bidonnés. A coup de violence policière généralisé, et non plus cette fois réservé aux seuls quartiers mais à tous les pauvres. A coup de condamnation en chaine pour des délits imaginaires ou préventifs et de petites amendes mesquines visant toujours le portefeuille des plus pauvres. Mais qu’importe au fond sa petite salade de monarque pour tenter de passer en force ses mesures. Puisqu’elles seront défaites par le temps. Défaites par l’évolution de notre biosphère, défaites par le tissus social qui se recomposera de fait, détruite ses petites ambitions de banquier. Et peu importe d’ailleurs ce médiocre, peu importe la folie de Trump, ou celle d’un Bolsonaro si nous quittons le chemin des petites opinions pour reprendre celui des idées. Nous avons encore, pour peu de temps sans doute, la liberté de nous servir de la toile pour échanger autre chose que la photo de nos crottes. Autre chose que des anathèmes pour des raisons futiles, autre chose que nos petites opinions stériles. C’est le moment ou jamais de construire la société que nous voulons sur leur dos. Le dos de ceux qui sucent le monde aujourd’hui et le privatiseront demain. Le moment ou jamais d’avancer au-delà de nos petites angoisses à la mode écolo et de construire une société de justice social et solidaire, faire avec ce qu’on leur prendra – car on ne leur prendra pas tout, ne rêvons pas –  et prendre en main une bonne fois notre destin avant que les Zuckerberg et les Macron du monde entier nous coupent l’accès à l’eau potable.

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L’effondrement qui vient.

Ca s’en va par bout, ça se craquèle comme un mur décrépis sur un lit de tremblement de terre, ça brûle à l’ouest, au nord, au sud à l’est, ça brûle partout ou ça s’inonde, des déluges bibliques, des barrages qui craquent, des cyclones formidables, des centrales qui déraillent sous les rugissant assauts d’un ouragan de moins en moins rare. Et même pas peur. Pire, indifférent. Ca discute, ça pinaille sur des rapports CIA qui depuis trente ans racontent la catastrophe en marche, ça se la racle sur les postes télévisuelles son incompétence ministérielle sous les applaudissements mous d’une populace abruti de sucre, de sel et de silicium. Ca court les commissions pour convaincre un marché zilliardaire de sauver ce sur quoi il est assis comme si l’argent se bouffait, se respirait, comme si une seconde planète attendait les dits zilliardaires du dit marché qui se crament au champagne et à la coke dans on ne sait quel bordel de luxe des Caïmans. Et la canaille politique qui se goberge auto-satisfaite de son pourrissement, prétendant aux solutions eux qui n’ont jamais l’ombre d’une idée qui ne soit sorti d’on ne sait quel think tank de cravateux à idées creuses. Mais pourquoi s’embarrasser puisque les veaux mugissent comme on leur dit, puisque les supermarchés sont pleins, puisqu’il y a des distractions. Pourquoi faudrait que ça change, on pond des mômes comme si on ne savait rien du permafrost qui se barre en noix et qu’on n’était pas surinformés, comme si le réchauffement était une affaire confidentielle ou que quelqu’un allait le régler d’un coup de baguette fabuleuse. Comme si… c’est ça l’homme il vit à crédit de lui-même et chaque fois qu’il se rapproche du bord de la falaise il fait comme si elle n’existait pas. On est plus qu’au bord, c’est la chute inexorable et c’est sans doute déjà trop tard pour le développement durable et toutes ces promesses d’avenir verdoyant. D’ailleurs pourquoi en serait-il autrement ? Ca fait quarante ans que le MIT a modélisé la catastrophe en cours et que personne n’écoute, et encore les paramètres n’incluaient pas ni les inégalités sociales ni les pays émergés comme la Chine.

An aerial view shows burnt houses and trees following a wildfire in the village of Mati

« Les inégalités sociales » comme s’il s’agissait de petits écarts de train de vie, de « pouvoir d’achat » alors qu’il s’agit au plus du pouvoir de perdre de l’argent au profit des zilliardaires qui nous assènent les fameuses inégalités par voie de média. Et pendant ce temps les bidonvilles poussent le long du périph à Paris. Moi je vole, un peu, juste ce qui me fait envie ou dont j’ai vraiment besoin et je m’en fout totalement. Cette société qui barre en couille et dort dessus ne m’intéresse pas, votre morale, vos lois ne m’intéressent pas, ils ne les respectent pas nous si, nous allons en prison eux pas. Je n’ai même pas envie de me pencher. Mais les gens si, les gens me fascinent. Tous les jours j’en croise avec des bouteilles d’eau par pack de six alors qu’ils chient dans de l’eau potable, c’est pas comme s’il n’y avait pas un continent de plastique en promenade dans le Pacifique, pas comme s’il n’y avait pas du plastique jusque dans nos estomacs. Pas comme si la sécheresse n’était pas en train de détruire les récoltes, toutes les récoltes, au nord, au  sud, à l’ouest, à l’est. Pas comme si cela n’avait jamais aucun rapport. Rien de rien. Les connections ne se font pas mais elles se feront le jour où on annoncera qu’il faut prévoir des vivres comme on l’a fait en Allemagne et en Suède. Ici Bulot nous explique, bouteille de glyphosphate en main, qu’il faut qu’on prenne nos responsabilités, et Macron bégaye devant sa piscine on ne sait quel bubulage pour faire oublier l’affaire Benalla. L’ancien régime, des hommes d’une autre époque qui gouvernent pour un siècle d’aveugles et de sourds volontaires et la petite ronde croit pouvoir se proroger, se répéter à elle-même que ça va durer, tout. Peu importe où d’ailleurs, Poutine rêve de l’Arctique qui fond, Trump nie le réchauffement planétaire, la Chine, l’Inde, le Brésil veulent pouvoir se développer comme bon leur semble quitte à tout ravager, et ça se tape sur le ventre, ça se goberge, ça vie sa petite vie sans lendemain, on verra bien dimanche hein, et puis après il y a lundi… nous sommes futiles, inconséquents, immatures, et globalement pas préparés à l’effondrement qui vient.

plastique

George Bush l’a déclaré, le mode de vie américain est non négociable. Le mode de vie le plus gourmand, drogué en énergie fossile, est non négociable, suicide pour tous, in god we trust. Pour la Chine les cinq poisons concerne tout ce qui menace le parti et l’unité du pays, attendu que l’un ne doit pas aller sans l’autre, pour le reste rien d’autre que l’expansion industrielle, économique, agricole dans une anarchie et une corruption endémique. Tout ça carburant sur le feu d’une dette gargantuesque, la crise qui vient sera pire que celle de 2008 ont déjà annoncé ceux qui avaient prédit cette dernière. Parce qu’on n’apprend rien, que ceux qui devraient avoir compris sont dans leur culture de l’égoïsme, du chacun sa merde, celle que nous ventent les programmes télé, la publicité, les magazines de la compétition universelle. La France start-up comme disent les imbéciles qui imaginent que les rouages du système ne vont pas sauter. Ils le feront d’eux-mêmes, il suffira d’un rien, d’un attentat bien placé, Greenpeace a bien réussi à s’introduire dans une centrale, d’une grève prolongée, la Macronie se porte de mieux en mieux de ce côté çi, d’un black out de quatre jours comme en Angleterre en 2000 quand 150 camionneurs ont paralysé le pays pendant une semaine. Nous avons si bien imbriqué notre société, si bien interconnectée ses rouages que nous nous sommes mis sous dépendance. Des supermarchés, des voies de communication, du nucléaire, du pétrole, et d’internet qui pourtant, on le sait va se noyer avec la montée des eaux. Des esclaves de nos non-choix. Après tout pourquoi renoncer à sa machine à laver puisque tout le monde en a ou en veut une. Pourquoi renoncer à sa belle voiture quand celle-ci, nous assure la publicité, nous aidera à conquérir le sexe opposé. Pourquoi cultiver des potagers en ville plutôt que de construire des immeubles où on logera à grand frais des classes moyennes harassés. Pourquoi penser utile quand tout nous invite comme des roseaux à nous pencher sur ces écrans, se contenter du futile et de l’ignorance de masse.

elevageintensif

L’autre jour sur ma page statistique de mon blog, un des termes de recherche était « porno bite coupé ». On cherchait un snuff on tombe sur ma page. Ca m’a laissé rêveur sur les priorités de celui qui était derrière cette recherche. La culture de l’égoïsme nous explique que demain se sera Mad Max, qu’il suffit de regarder ce qui s’est passé pendant Katrina ou à Saint Martin, en Haïti, un Black Friday comme un autre, pour s’imaginer des lendemains millénaristes. Quand je vois des recherches de ce genre ça me désespère et ça me laisse à penser que cette culture du chacun pour soi n’a pas tort. Les gens sont des chiens entre eux. Mais je sais bien que non. J’en ai fait l’expérience dans les hôpitaux psychiatriques, dans la rue, dans l’adversité les gens s’entre-aident, mais si tôt de retour dans cette société toxique alors chacun reprend son rôle, ses habitudes égoïstes, fermées. D’ailleurs les études le démontrent, l’éthologie l’étudie, j’ai pu moi-même le constater au Kenya, la loi de la jungle est en réalité celle de l’entre-aide. Les lionnes chassent ensemble, les zèbres conduisent les migrations des gnous, les éléphants élaguent les arbres et enterrent les morts, etc. Hélas nous sommes sous le joug des politiciens et surtout de ceux qui les commandent, les fossoyeurs de l’état de droit, le CAC 40 et consort, les assassins de notre planète et qui à Davos discutent résilience et non plus solution. Résilience de leur société productiviste bien entendu, comment se proroger en dépit des catastrophes en cours, sans rien changer, surtout. Nous sommes aussi sous le joug de nôtre paresse intellectuelle de téléspectateur satisfait, de notre paresse même physique à imaginer le monde sans vélo connecté et autre inutilité pour paranoïaque branché NSA et Wikileaks. Nous sommes gras de nos vies de rongeur à espérer que demain continuera de chanter, nous regardons la rue avec frayeur parce que notre société nous dit encore que c’est la fin, le cul de sac définitif, et moi pourtant j’en suis sorti. Lourd comme des ballons plein d’eau et qui flottons d’un écran à l’autre, d’une drogue à une autre, d’un alcool à une prière bercé par l’inconscient collectif de nos nations respectives. Les poussées migratoires de guerres que nous avons provoquées ou entretenues réveillent les instincts reptiliens des fascismes de toute l’Europe, la fièvre monte en Italie, en Allemagne, au Danemark, au Pays-Bas, le réveil nationale qu’ils appellent ça. Et aux Etats-Unis le racisme connu d’un imbécile dangereux réveille les camps de concentration pour enfants, exactement comme en France au demeurant depuis la loi Asile Immigration votée à l’unanimité par une cohorte de cafards humains, mains sur le cœur que c’est par altruisme. Finalement on ne peut peut-être que souhaiter un choc violent, un incident soudain qui remette tout en question avant que cette société de crevard finisse tous de nous crever, ce qui ne réglera pas le problème des centrales nucléaires ou des déchets si nos sociétés implosent. Or il y a plus de deux cents trente-cinq réacteurs allumés et quatre cent en construction dans le monde, cinquante-huit en activité en France. Sans compter la question des déchets bien entendu, puisque nous allons devenir la poubelle de l’Australie il ne serait pas inintéressant que les français se préoccupent de leur avenir dans ces conditions. Et surtout de l’avenir des enfants que nous faisons. Quel message allons nous leur laisser ces générations à venir, celle qui vont vivre après l’effondrement, désolé pour le bordel on vous laisse ranger ? Je ne suis pas parent et parfois je le regrette mais je me demande ce que peuvent raconter les parents qui ont conscience de ce qui se passe à leurs enfants. En parlent-ils simplement, les préparent-ils ? En sont-ils seulement capables ? Et sur quel mode ? Survivaliste ? Ecolo bisounours ? Ecolo concerné et informé ou essayent-ils juste de leur donner des valeurs d’entre-aide parce que c’est ce qui les sauvera au bout du compte ? Nous avons tous une manière de réagir face à l’adversité, personnellement j’oscille entre la débrouille et le laisser être mais si on me donnait le choix avant de tout voir partir en couille, je ferais trois fois le tour du monde pour me rattraper de tous ces voyages que je me contente d’imaginer aujourd’hui. En gros j’agirais en bon égoïste et ça ne me ferait ni chaud ni froid, comme des millions de personnes à l’instant même où j’écris ces lignes et qui ont conscience ou non de ce qui nous vivons dès aujourd’hui, un effondrement généralisé.

Clearcut logging

Oui nous sommes des millions à penser sans lendemain, parce que ça nous berce ou bien parce que nous avons toujours vécu ainsi. Je n’ai jamais vraiment fait de plan sur l’avenir et de toute manière la maladie et la rue m’ont fait sortir d’un circuit dans lequel je n’étais même pas vraiment autre chose qu’un électron libre. Mais je me suis toujours adapté très vite, et j’ai encore suffisamment d’énergie pour mon âge pour pouvoir voir venir. Combien sommes nous dans cette Europe nantis à être capable de nous adapter en cas de crise majeure ? Les lois de Darwin risquent bien de régler toute question au carré du sanglant. Alors combien vaudra la peau de nos sinistres, de nos importants, journalistes rémunérés au Diner du Siècle, star souteneur des politiques assassines, fraudeur en tout genre fabricants de crise économiques, famille béké de Guadeloupe et d’ailleurs, toute cette smala des ors et de l’ignorance organisée, calfeutrée, comme un incendie qui peu à peu ravage les consciences. Car heureusement le réveil est de plus en plus là, de plus en plus radical, intransigeant. Il est trop tard mais de partout se déclarent les initiatives. Low tech, high tech, lanceur d’alerte, associations, c’est dans l’urgence que naissent les plus fortes initiatives. On imagine des nouvelles techniques de tractions animales dans le cadre d’une agriculture sans pétrole, un système permettant de recycler les déchets radioactifs en diamant fonctionnant comme des batteries quasi perpétuelles. On réinvente l’agriculture traditionnelle, des jardins en terrasse incas au jardin créole. Et quand bien même nos gouvernants font comme si tout ça n’était qu’un effet de mode à traiter par le cosmétique, que la Macronie supprime l’aide à l’agriculture biologique, scientifiques et intellectuels, les véritables et pas la bande de philosoiffards qui défilent dans le poste pour se goberger de leur importance, s’activent de plus en plus fort sur la toile notre dernier espace de liberté avant engloutissement. Mais même cet espace comme tout le reste est menacé et cette fois pas par le seul effondrement de la planète mais par sa fragilité intrinsèque. Des centaines de milliers d’attaques chaque jour, et une décharge au-dessus de nos crânes qui menacent les satellites de l’économie mondialisée. Une économie qui dépend désormais complètement d’internet et génère à la nano seconde des milliards volatiles comme du kérosène.  Encore une fois il suffira d’un rien pour propager l’effet domino. Et ne vous faites pas d’illusion au même titre que vous bouffez Fukushima comme un japonais de base, intoxiqué par tout ce qui s’est déchargé dans l’océan pour le pire et le pire, vous n’en réchapperez pas, personne. Alors il faudra commencer à envisager le monde comme un pauvre même si votre compte en banque vous dit le contraire, apprendre à faire sans, à vous affranchir de la morale commune, de vos à priori sociaux et je suis certain que pour nombre la leçon sera salutaire tandis que pour d’autre elle sera douloureuse voir létale. Car il ne suffira pas d’être solidaire, il faudra être utile d’une façon ou d’une autre et en dehors des codes classiques d’une société capitaliste qui n’a de doute manière aucun avenir.

pesticide

Personnellement voir la fin de cette société du mensonge et de l’imposture me réjouit. Sans doute n’y ai-je jamais été très adapté, quand j’avais de l’argent je ne savais quoi en faire et ma dernière augmentation de salaire, il y a vingt ans, je la dois à l’agence qui m’avait recruté alors. Sans doute est-ce parce que je suis né dans l’argent et qu’il m’a donné tout ce qu’il avait à me donner dans les limites de l’ennui qu’il engendre. L’argent est une maladie qui rend fou de toute façon, qu’on en ait ou pas et je conchie une société qui ne s’intéresse qu’à des ambitions de milliardaire, une société de l’accumulation de bien, une société de l’objet comme un culte. Un attachement qui a fini par détruire notre environnement et pourrait bien nous faire disparaitre dans l’ensemble. Je ne suis pas ambitieux au sens commun, mes attachements ne sont pas matérialistes et mes espérances sans doute pas de ce monde, à ma manière je suis un grand rêveur mais j’ai les deux pieds de la débrouille solidement plantés dans le sol alors je ne m’en fait pas pour mon avenir dans les dix prochaines années, c’est après que ça va craindre, faut-il que je m’autorise au suicide en cas de crise majeure sachant que je n’ai pas envie de servir de viande à cannibale. Car c’est bien l’inconvénient, l’effondrement n’est pas pour dans vingt ans, il est là, maintenant, tout de suite et il est irréversible. Selon les médias de nos zilliardaires qui n’ont aucun intérêt à alerter l’opinion sur l’immédiateté de l’effondrement et son irréversibilité. Sur le fait qu’il aurait fallu commencer à s’inquiéter dès les années 70, tout se passe dans un futurs plus ou moins lointain, 2030, 2050, alors que dans le même temps on connait un boum sur les bunkers suréquipés dans les milieux zilliardaires justement. Et il ne faut pas être grand clerc pour savoir que le méthane que libère actuellement le permafrost va d’autant accélérer le réchauffement, que si le gulf stream devient paresseux, comme c’est actuellement le cas, la terre risque en même temps de connaitre des hivers de plus en plus rigoureux et de plus en plus longs. Pour le moment tout à l’air encore de tenir parce qu’on ne vit pas en Grèce où les incendies ont déjà fait près de cent morts et où la crise provoqué par les vautours du FMI a dévoré la société. Ni en Lybie ou en Syrie parce qu’on n’a pas sous le nez notre propre désastre mais rappelez-vous, il suffira d’une pichenette comme la crise financière en approche, comme la mauvaise récolte qui s’annonce dans l’Europe entière cette année, comme une centrale qui a besoin de six mois pour se refroidir et on en a déjà arrêté trois rien que cet été… La société française tient par des fils corrodés à la fois par quarante ans de corruption et des infrastructures en piteux état qu’il s’agisse de route, d’alimentation électrique, de voie fluviale ou ferroviaire, l’argent dort, s’engraisse, part à Saint Martin et ailleurs, 80 milliards par an en moyenne. Mais l’important dans cette histoire, n’est-ce pas, ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. On ne juge pas un homme ou un peuple à ses paroles mais à ses actes. On ne le juge pas plus à l’aune de son passé, aussi glorieux soit-il il ne sauvera pas de la catastrophe. Mais à l’aune de son présent, et pour le moment on ne peut pas dire que ça soit fameux ici ou ailleurs. Alors peut-être que quand un rouage aura définitivement sauté entrainant ce qui se déroule déjà dans un cycle accéléré, que l’effet domino prendra pleinement son importance des personnalités et des énergies vont se révéler. C’est tout ce qu’on peut espérer autant pour la France que pour le monde mais avant ça je crains qu’il faille boire sérieusement la tasse.

Rien à voir

La diagonale du pire dans le métabolisme chimique d’un continent à la dérive sur des fleuves obliques striés comme des zèbres ondulants et clapoteux, parfumés de sacs plastiques multicolores, un printemps de supermarché. Tout doit disparaitre ! Le rayon dégueulant la marchandise au centuple des sillons creusés sur les mains des enfants du Bengale teintés de bleu jean comme des zoulous de l’espace en mode technicolor from Mars. La lapidation des consommatrices sous le joug du papier glacé des impératrices squelettiques aux yeux de chat porno, fendues sur des mousselines couteuses par des ongles pédés dans la garniture de vieilles bicoques frelatées par des milliardaires plastifiées sous les ors monegasque d’un été entre prélats de la même église. Rien à voir.

 

Le marocain nubile dans les grâces d’un marocain ministériel des fraises et de l’agitation en milieu tiède dodeline du cul près de la piscine miroir et vert de mer qui scintille sous la pastille de son importance toute relative, Un marocain camé de son dieu de cadavre repend son autosatisfaction de branleur sur les remparts d’un songe anarchiste, une marocaine violée se fait happer par une foule frustrée et pornographiée comme une sodomie en plan large, vive le viol, vive la mort. Rien à voir.

 

Langouste égarée dans un panier de crabes enlacés sous le lacet savant d’une ordonnance caractérisée de chrome et d’or sur la feuille de silicium d’un mage du papier dollar. Il charme la courbe insane d’une chiffrée pétrolière éclaboussant d’épaisseurs gluantes et fumantes la flaque de sang d’un cadavre frais de nègre Kivu. Il berce la cataracte mauve de l’œil de l’envie sous la latitude d’une plage off-shore en immondice d’or et de palmiers. Des femmes au cou gracile gribouillé de diamants juifs sur des comptes de Zoug mitraillent en cascade de rires insanes le minable qui sous-traite l’ultra comtesse faramineuse sabrant le Pérignon sur le crâne d’enfant-œuf au dos zébré d’esclaves tropicales. Rien à voir..

 

Le grouillant d’une masse bob et K-Way mugissant de leur satisfaction repus d’enfant de salaud pilleurs de poème en image désincarnée d’un souvenir de caca sur les collines d’un désert d’ivoire, bidule was here, in memoriam du néant retracé sur des pages électronique de milliardaire complexé par un sexe ordinaire. Des foules compactes d’imbéciles congés payés dégobillés des charters pour des retours de chaude-pisse tropicale à l’ombre des putes de Pataya. Ca rote des cames compliquées de chimie intelligente sur des drames sophistiqués de trentenaire tatoué au milieu du néant de sa différence stéréotypée par des fascicules du bien consommé glouglouté des bacs à vide d’un média consorsium. Pas cher, pas cher, viens voir mon tapis d’Orient qui rame à dix dirhams en opéra de boustifaille dégringolant des montagnes de viande sur des assiettes privilégiées de clampin sans dent dans le tournis vicié du tourisme de masse. Rien à voir.

 

Des freluquets encravatés de soie violette, coulés dans des uniformes sur mesures de césar de chenil, discourent de leur importance au nombril du monde d’un prime time de galerie pour vendre plus de coca charbonné de substituts usinés dans des cuves nazi de quelque projet de grandeur. Il borborygme sa satisfaction d’être lui, de n’avoir rien à dire mais de le dire bien dans la scolastique d’une langue en sapin. Enterrer les idées et en faire des sucreries à mâchonner pour les pouilleux qui s’entassent devant l’écran de leur ignorance. Des dimensions parallèles parasitées par l’absurdité élective d’un tour de passe-passe éventé comme une farce donnée et sans importance aux foules affamées d’idéal, fronçant l’œil sur le firmament d’un avenir en abime, et piaulant tel des chiots sans affection leur peur de laisser à l’héritage une longue agonie, derrière l’éclaté fluorescent d’une vitrine au dieu solde, et tout doit disparaitre. !. Rien à voir.

 

Des torrents synthétiques de sang graphique gicle en vomi aseptisé d’un cinéma pisseux, violence grisante et marketée comme une fille facile sur un lit panthère dans un fantasme glacé de parvenu libidineux dégénérant dans des jeux vidéo de tourisme casqué et d’anarchie facile de caïd cinématographique en mode couille et tergal. Des spectacles infantiles de monarchie sans enjeu juché sur les dragons rouges des tapis enroulés d’une aristocratie du toc en sourire qui claque sur les étals retouchés de marchandise de choc.  Rien à voir.

 

Verticales dominantes plaquées polychrome d’affamés cintrés de parachute d’or et golden shower sur les berges féroces d’infirmes sur le retour de contrées sauvages, jungle des bistourés cacochymes en plis étirés sur des clavicules décharnées de régimes sans glucides, jus de carotte transgényco-californienne, les dents porcelaines taillées au rasoir pour des jugulaires infantes dans les castels imaginaires des rives de la nouvelle économie. Rien à voir.

 

Chimères fantastiques d’opiacé constitué en gerbe dégarnies d’infanticides télévisés, l’œil calculés dans la lucarne des terreurs à la commande de quelques publicistes soda saupoudrés cocaïne, plantés dans la conserve de brique rose cinq cent de leur aptitude à dissimuler le cancer dans le colon du sacre-journal. Au jeu des miroir du pays d’Alice farubileuses et spermicides d’une sixième extinction d’oraison glacée au firmament d’une pourriture qui balbutie sur la peau verni des crocodiles sac à main. Rien à voir.

 

Le sac à main couteux des frères du bayou n’a rien perdu de ses mœurs sauvages, il s’enroule sur les turpitudes d’émeraude et rubis de la princesses décolorée, l’entraine dans les tréfonds d’un viol collectif de perroquet de salon soucieux d’étiquette dans l’absorption de pâtisserie en forme de plug anal pour gorge bourgeoise et bien garni de suceuses endormies sur les canapés ouatés à la fleur d’euros. Rien à voir.

 

Marchandises claironnées, plaquées en lumières électriques sur des boulevards griffés de vapeurs d’essence, poubelles obèses soulagées dans des rivières poétiques de reliquat de campagne champignonnée d’hypermarchés faramineux sous les lampions du semblant et de la paresse des foules gavées d’images en hyperboles de leur désastre intérieur, vissées sur des canapés suédois de quelques forêt ravagée statistiquement par des cadres soucieux de leurs enfants et du bien obéir dans le mugissements du troupeau satisfait d’une fin de l’histoire en forme d’agonie de soin palliatif. Rien à voir.

 

Canoë dérivant sur le clapotis enthousiaste, terrain de jeu des pédalos et des bouteilles de crème solaire vides. Embarcation ras la mer aplatie de futurs esclaves à la peau grise des maux de mers et des terreurs nocturnes sous les bombes high tech des princes dorées du triomphe impérial. Crevoir satisfait des périphéries niçoises sous le regard grognée de quelques épiciers du confis et de la corruption, déblatérant leur inutilité au micro attentif d’un stagiaire jaune de la réussite vedette qui courbe devant le paresseux donnant sa leçon de rien nombrilistique. Que ça peut pu aller toute cette mendianterie qui n’a même la décence de se laver dans le lisse d’un pavillon à crédit sur 100 ans. Et petits bruits de bouche sur les réseaux de l’antisociale sponsorisé par des marques de lavabos connectés. Ca grimaille ses théories nationales dans l’angoisse du remplacement de sa petite importance de face de craie et ça carême devant la main crevé du Rom négatif au rire d’or devant ce peuple d’émasculés. Rien à voir

 

Marmaille médusée sur des radeaux d’infortune cannibalisés par les objectifs voraces des médiamétries corporate. Grouillement de guenilles au regard déraillé sur le fil barbelé de l’Europe marchandise, Intermarché ferme ses portes à dix-neuf heures, les indigents sont priés de se présenter à la poubelle pour leur sirop de Javel. Suffisance emplâtrée sur des plateaux télé aseptisé comme des frigos d’abattoir, vernis à ongle de la civilisation bien née qui craquèle sur la couche grasse et juteuse de la bêtise primitive du petit propriétaire sans crédit, rentier de ses défécations satisfaites . Rien à voir.

 

Micro processeurs aérodynamiques d’un super futur en forme de trip à l’acide des mauvais délires d’un singe de luxe dans une tour d’ivoire. Tripotis des combines humaines, s’absoudre de ses propres misères qui cherche le contact vers le ciel mais oublie de saluer les fleurs. Manger tous les jours des pâtes sous le luminaire éco-responsable d’un avenir de déchet radioactif sur les plages de Somalie, rajouter du fromage artificiel pour faire plus festif, enrichir la kémya, du sang plein les pattes d’avoir fait miroiter le bureau ingénieur des hommes du futur de tout de suite. Rien à voir..

 

Génie USB sirupant ses données fantastiques dans le système sanguin d’un appareil de distraction. De l’art en conserve consommable n’importe quand sans le grès d’un peu culture, pour soulager des chips. Je serais tous tes souhaits de fantasmes technicolor mais ne lit pas Steinbeck ça fait mal au crâne. Grimace autorisée de savonnés précieux au tour de cou de poulet, déblatérant leur inculture conflictuel pour faire dormir en réfléchissant. Spectacle de société mascarade qui ne sait plus rien mais le sait mieux que tout le monde. Tristesse infinie des fonds de tiroir qui attendent qu’on les débarrasse des derniers arguments en faveur de la stupidité. Rien à voir.

 

Un type passe les poches trouées dans ses poings crevés, le poil gras des nuits sur le parvis d’une église éclairée toute la nuit comme un concessionnaire motos dans un quartier élu, ça gargouille dans son bide, objectif kebab. Sur le devant de sa scène un mégot de joint à peine dégarni par quelques coyotes en survêtement pimpant. Il le ramasse, il l’allume, sa journée est faite. Rien avoir.

 

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