Vive le coronavirus !

Je vais peut-être tomber malade et en mourir, je vais peut-être sombrer comme les 61 français, calencher à la mode en quelque sorte, mais je vous le dit d’avance, j’adore le coronavirus. J’adore cette maladie parce qu’elle prend tout le système de court. J’adore cette maladie parce qu’elle révèle toute la faiblesse intrinsèque du libéralisme et du mode de gouvernance moderne. J’adore cette maladie parce que soudain elle met les irresponsables qui nous gouvernent face à leur désastreuse gestion notamment du secteur de la santé et bientôt de l’économie. J’adore cette maladie parce que vous, moi, Emmanuel Macron ou Donald Trump peuvent l’attraper et qu’ils flippent. Ils ont peur dans leur chair, ça se voit dans leur regard de mauvais comédien. Pour une fois, et absolument tout le monde est concerné, même Bernard Arnault depuis sa tour d’ivoire. Ils auront beau désinfecté leurs petites mains roses avec du gel médical et tousser dans le coude de leur valet, la maladie, comme la mort ne choisit pas au portefeuille.

Alors oui comme vous j’ai vu cette vidéo déchirante d’un homme en compagnie du cadavre de sa sœur. Mais j’ai aussi connu des enfants qui pendant trois semaines ont regardé leur mère mourir du sida dans une quasi indifférence générale, alors que cette maladie faisait des ravages dans les années 90. Et pardonnez-moi mais ce n’est pas le sida ni même la grippe espagnole c’est un retournement de situation comme l’ont été les Gilets Jaunes et les divers mouvements de révolte à travers le monde pour les gouvernances les plus autoritaires. Un retournement de situation globalisé comme leur économie à la con. Et voilà le grain de sable. Une vie même pas intelligente, un virus et c’est le capitalisme qui tousse. Tout le château de carte d’un coup, car qui dit confinement dit fin de la consommation à outrance, fin de la société de service aussi, celle qui ne produit rien mais le vend cher, arrêt des industries et hop la pollution disparait momentanément des cartes de la Chine, ciel bleu sur Pékin, un miracle. Oui ça beau être une maladie potentiellement mortelle et qui s’attrape aussi connement qu’un rhume, c’est un miracle, une leçon, la fessée du siècle à mon avis.

Car jusqu’ici, n’est-ce pas on pouvait condamner les victimes du sida par exemple, les ostraciser comme l’avait fait la Suède, et l’Eglise de s’en mêler avec sa morale hors d’âge et toxique. Jusqu’ici on pouvait minimiser les incendies qui en Australie qui en Californie ou en Amazonie et d’accuser pas de chance de tous les feux. Jusqu’ici on pouvait réclamer toujours plus aux services de santé avec toujours moins, détricoter à loisir le service public et l’orienter vers l’entreprise privée. Mais voilà, les hommes politiques sont désormais face à un dilemme, tous autant qu’ils sont, même dans le déni comme Trump -et sans surprise- finir de se rendre totalement impopulaire en continuant leur politique désastreuse à un moment crucial tant pour le pays que pour leur carrière, pire de conduire le pays dans le chaos, incapables qu’ils sont ou seront à faire face à une crise totalement inédite et dont cette fois personne ne peut se cacher. Ou bouleverser toute leur politique d’austérité comme l’a suggéré l’OMC. L’Italie est en panique complète, 60 millions d’individus en quarantaine. Est-ce justifié ? Comparativement au nombre de morts sans doute même si on reste en deçà de la mortalité dû à la grippe. Ce n’est pas la mortalité qui compte pour les statistiques économiques, du moins pas encore, c’est la vitesse de la propagation. C’est ça qui fait paniquer les marchés, ça et la réaction des gouvernements face à cette crise. Que va décider la Banque centrale, comment soutenir non seulement le CAC 40 mais également les PME qui ont déjà trinqué avec la crise des Gilets Jaunes ? Vas-t-on se retrouver face à des pénuries de pâtes et de papier toilette après l’annonce de Narcisse 1er ? Que de questions et que de paranoïa. Parce que même si le virus a infecté 15000 italiens et en a tué 1016 à ce jour, il fait beaucoup plus peur qu’il ne tue. Et les masques de commencer à fleurir dans mon quartier populaire parce que BFMTV et Italie en quarantaine.

Cette maladie révèle toutes les faiblesses d’une société débile. Pas seulement au niveau de ses infrastructures de santé, ni même économiquement car la crise pétrolière déclenchée par l’Arabie Saoudite est aussi en cause dans l’affolement des marchés. Mais également parce qu’au-delà d’être une pandémie c’est une infodémie, Un épidémie d’informations vrais et fausses, de la plus délirante à la plus rationnelle, qui se croisent sur la toile et les réseaux sociaux. La planète tremble non seulement de peur de tomber malade mais également à force de n’entendre plus parler que de ça. Cette maladie tend un miroir à cette société qui se regarde chier sur Instagram et lui renvoi son absurdité dans la figure. Et ce d’une manière tellement inédite que personne ne peut l’ignorer, faire comme si ça n’arrivait qu’aux autres, aux chinois par exemple, comme au début de l’épidémie. Même la xénophobie semble bien dérisoire ici puisque n’importe qui peut l’avoir et des italiens de se retrouver en quarantaine en Mauritanie parce qu’ils avaient voulu se réfugier en Afrique avant la mise sous cloche de leur pays. Délicieuse inversion du paradigme nord sud. On en serait presque à trouver une moralité à ce virus. Qui puni la globalisation de son péché originel, l’abolition des frontières économiques, la libre circulation des marchandises et globalement l’interconnexion de toutes les économies dans un chaos « autorégulé ». Mais foin de métaphore religieuse, un virus n’a pas de morale non plus, encore une fois il peut s’attaquer à n’importe qui et rappel à nos gouvernants cette sentence de Montaigne que sur le plus haut des trônes on n’en est pas moins assis sur son cul. Et au-delà même rappelle à tous les théoriciens de l’économie « autorégulé », les prêtres de l’école de Chicago que la réalité sera toujours plus forte que leurs théories morbides, que toutes leurs mesures d’austérité nous conduisent ici vers une crise sanitaire sans précédent, et qu’au final leurs certitudes et le capitalisme dans son ensemble vaut peau de zob face à une toute petite maladie. On n’ose imaginer ce qui risque de se passer quand le permafrost relâchera ses bactéries dans l’atmosphère…

Alors bien entendu on ne peut pas se réjouir des morts ni du fait que le reste de l’actualité passe à l’as aux tribunes des vingt heures. Nos retraites ont bien été sacrifiées sur l’autel du 49,3, les rassemblements de mille personnes sont interdits mais on nous invite à aller voter dimanche. Il ne faudrait pas que les macérations de notre médiocre tyranneau soient contrariées par un virus. Les syriens sont toujours coincés par dizaine de millier à la frontière grec par la faute d’un Atatürk de pacotille et Trump continue de babiller son narcissisme à la Maison Blanche. Mais on ne peut pas se soustraire de l’idée que cette maladie va imposer des changements pour ne pas parler de bouleversement que nos tout petits économistes le veuillent ou non. Qu’ici c’est toute la globalisation qui est à repenser, tout un système économique qui est à revoir tellement il est fragile. Et contrairement à 2008 il ne s’agit plus d’une cause endogène aux banques, seulement un mode de fonctionnement déréglant le reste de la machine mais la machine tout entière remise en cause par une pandémie. -12,8% pour le CAC 40 ce jeudi 12 mars, record absolu de baisse depuis sa création en 1987. Et la florissante économie américaine de se prendre une claque pétrolière grâce à leur cher ami MBS, comme si ça ne suffisait pas.

Maintenant reste à savoir ce qu’en tirons les incapables qui prétendent nous gouverner et surtout comment les populations vont réagir. Parce qu’il est certain qu’aujourd’hui tout le monde a bien conscience du danger qu’impose le système actuel, qu’il ne sait répondre parce que ses bases sont fragiles. Un ogre de papier. Et que cet ogre s’enrhume quand la société cesse de consommer comme des porcs. Tout le monde a bien conscience que le tourisme de masse est une ineptie dangereuse, que de bouffer n’importe quoi parce que c’est la tradition régionale n’est pas forcément une bonne idée, que de restreindre l’AME en période de pandémie est d’une stupidité meurtrière. Que de fonder son économie sur le seul secteur du service et de la finance est suicidaire. Quitte à produire on ferait mieux de produire utile et localement en cessant de s’accrocher à cette théorie de Ricardo des avantages comparatifs, ça éviterait les pénuries de médicaments comme cet été parce que la Chine ralenti sa production. Oui que se passera-t-il quand l’orage sera passé et d’ailleurs comment passera-t-il ? Avec un vaccin ou va-t-il se ranger au rang des maladies chroniques avec lesquels il faudra vivre derrière son masque ? Ne nous décourageons pas des gouvernants, ils réagiront avec leur incompétence légendaire et retourneront dès que possible à leurs petites affaires, pareillement pour le marché qui n’a rien appris de 2008 puisque personne ne s’est fendu de lui faire la leçon, mais les peuples eux comment vont-ils réfléchir à tout ça ? Quel enseignement vont-ils tiré de cette expérience mondialisée ? Si on peut légitimement se poser la question on peut également deviner à quel point de la Chine à l’Europe la réaction des gouvernant traduit et traduisait la terreur qu’inspire en réalité les peuples à leurs dirigeants. C’est toute leur crédibilité que remet aujourd’hui en jeu cette maladie et ils en ont parfaitement conscience. Alors encore une fois vive le coronavirus !

Le Macronistan ou la tyrannie des médiocres.

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« La dictature parfaite serait une dictature qui aurait les apparence d’une démocratie, une prison sans mur dont les prisonniers ne songeraient pas à s’évader. Un système d’esclavage où, grâce à la consommation et aux divertissements les esclaves auraient l’amour de leur servitude » Adous Huxley, le Meilleur des Mondes. 1932.

La Macronie, mot désormais commun dans la bouche des médias mainstream, est un système rodé et corrompu au service de la machinerie présidentielle. Un système qui blanchi et protège un jeune voyou à l’ambition d’un Rastignac dans le plus grand des calmes, ou un ministre démissionnaire ou encore le monarque lui-même avec la complicité avouée d’un préfet. En ceci finalement le nouveau monde ne change en rien de l’ancien, sinon que le verni a sauté. On assume avec arrogance se ficher totalement des aspirations populaires, on avance le menton en avant vers un avenir qu’on espère radieux, sans réaliser semble-t-il que chaque pas nous rapproche un peu plus du gouffre. Le ministre de l’intérieur, en dépit de la quarantaine de morts au sein de la police, et en à peine un an, des milliers de blessés et des centaines d’arrestations arbitraires, de ses nombreuses gaffes et autres contre-vérités assénées avec la conviction d’un bonimenteur, est toujours en place. Au même titre qu’un Benalla malgré la quantité ahurissante de délits dont il s’est rendu coupable n’est toujours pas en prison. Mais ce dont peu de gens semblent se rendre compte c’est que la Macronie tend à faire disparaitre la France au profit d’un pays plus tout à fait imaginaire, le Macronistan. Le Macronistan, messieurs, dames, est une nation qui envisage de permettre la chasse à 26 espèces d’oiseaux protégés tout en promettant de livrer l’ONF aux appétits des vendeurs de bois rares. Signe des accords marchands internationaux dans l’espoir de soumettre l’agriculture française aux mâchoires d’acier du libéralisme le plus dur. Bazarde l’industrie française au profit des intérêts étrangers. Et vend, sans que la population ne bouge une oreille, ses frontières et ses aéroports au privé. En effet le référendum concernant ADP n’a pas encore décollé du million, passé aux oubliettes de l’actualité, soigneusement effacé des médias totalement dévoyés au pouvoir. Le Macronistan se débarrasse lentement mais sûrement de tout ce qui faisait la spécificité de la France, à commencer par son modèle social, considéré comme obsolète par les neuf milliardaires qui ont mis le monarque au pouvoir. Mais également son agriculture donc, et surtout son esprit frondeur, désormais considéré comme «séditieux » alors que strictement aucune réponse n’a été apporté à la crise des Gilets Jaunes, eux même n’ayant réussi qu’à diviser un peu plus le pays sans qu’aucune de leur légitime revendication ne soit jamais entendu. Et pendant ce temps au comptoir de la beaufferie, de RMC à LCI s’invitent des locuteurs approximatifs pour critiquer sans talent ceux qui s’opposent à l’abrutissement général voulue par le système macronien. Hystérie des climato septiques qui défilent dans le poste débitant leurs âneries, dégueulis de fond de cour à propos de la mort pas du tout accidentelle de Steve Maia Caniço ou celle de Zineb Redouane. Concours de stupidité au sujet des Gilets Jaunes, de la réforme des retraites ou de l’assurance chômage vécu comme un poids mort au lieu d’un droit légitime puisque cotisé. Mais au Macronistan plus rien n’est légitime s’il n’est pas adoubé par le pouvoir lui-même, c’est que ce pays est bien une tyrannie, de celle qu’Huxley décrivait dans le Meilleur des Mondes, soumise volontairement à l’esclavage mou de la distraction et de la consommation, où il est interdit de se révolter, de se poser des questions, de réclamer son dossier comme Jérôme Rodriguez en a fait les frais et ce malgré l’injonction de la justice, bref d’exister autrement que selon les codes imposés par le pouvoir. Le Macronistan a des ambitions chinoises sans en avoir les moyens. Et aujourd’hui, ridiculisé par sa propre violence, il en est à recevoir des leçons de choses bien apprises des nations autoritaires comme la Russie ou le très fascisant Bolsonaro. Car si la France avait encore son mot à dire en tant que patrie des droits de l’homme, le Macronistan est une nation sans consistance, sans passé ni avenir, une nation de banquier et tout le monde se fiche de l’avis de quelques milliardaires, bankster ou pas. D’ailleurs le Macronistan ne s’intéresse pas à la France que si elle peut servir le label « luxe » de LVMH, ses homards géants et sa vaisselle à cinq cent mille euros. Le mot France n’est plus qu’un terme de prestige à vendre aux étrangers venu s’acheter des portions de notre territoire. Finalement le Macronistan n’appelle qu’à une chose, un réveil nationaliste qui risque d’être cinglant d’autant que l’impopularité du monarque est telle que plus aucun sondage n’ose en former les contours, que pas un seul de ses déplacements ne se fait sans le concours massif des forces de l’ordre et que les députés de la majorité avancent désormais dans un climat de peur, surtout depuis qu’ils ont eu la malencontreuse idée de se mettre les agriculteurs à dos en signant le CETA.

1596 pages d’un accord que les députés de la majorité se sont empressés de voter sans en lire probablement une ligne. 1596 pages d’un traité qui part sa fonction va mathématiquement aggraver les émissions de gaz à effet de serre mais au-delà de ça, industrialiser le vivant au seul profit des multinationales, et ce sans principe de précaution, comme si l’épidémie de la vache folle n’avait jamais existé. Une industrie agricole qui ne se propose pas moins de faire du cannibalisme un moyen de croissance à coup de farine carnée, et de big pharma le futur de notre agriculture. Sans compter les tribunaux d’arbitrage, pourtant abandonné par les Etats-Unis et le Canada dans le cadre de l’ALENA mais réintroduit dans l’accord avec l’Union Européenne selon un mécanisme « crépusculaire » qui prévoit que ces tribunaux pourraient exister encore pendant vingt ans même si l’accord est dénoncé. Enfin le chapitre 19 qui prévoit des obligations dans la passation des marchés publics, principe de non-discrimination et de transparence qui poussera les acteurs publics à ne retenir que le prix comme seul critère, au détriment de la plus-value social et environnementale. Le CETA n’est pas seulement l’expression du cynisme le plus pur selon la définition de Wilde, qui connait le prix de toute chose et la valeur d’aucune c’est une autre tyrannie que nous a imposé la tyrannie macroniste puisque c’est désormais les euros députés seuls qui décideront des volets commerciaux des futurs et présents accords Le CETA c’est le nihilisme du libéralisme dans un monde multipolaire qui croit encore que l’histoire est finie sous prétexte que le communisme s’est effondré. Et cela ne fait que commencer puisque l’Union Européenne veut également signer le MERCOSUR, un autre monstre du nihilisme libéral qui, n’en doutons pas, achèvera définitivement notre agriculture au profit des seuls pays sud-américains. Avec comme conséquence corolaire de voir l’Amazonie dévorée par la déforestation au profit du soja de laboratoire et des bœufs aux hormones de croissance. Et pour seul défense, Gilles Legendre, imbécile frelaté de fond de slip, de nous expliquer que le CETA est écologique parce qu’un super tanker venant du Canada sera compensé par un autre venant d’Europe. Et peu importe si un tanker représente 7200 bêtes dont la moitié crève en mer, peu importe le bien-être animal, la qualité même de la viande pour les amateurs d’antibiotiques, ce qui compte n’est-ce pas au Macronistan c’est les bénéfices. Pas les vôtres, les leurs.

Et pourquoi se gêner, le prix de l’essence est revenu au même tarif qu’au début de la crise des Gilets Jaunes, et l’électricité a augmenté de plus de 7% en deux mois. Steve est mort noyé et l’IGPN a déjà tiré ses conclusions blanchissant d’office la police, les urgences de la France entière sont en grève depuis plus d’un mois dans le silence coupable et complice des médias, la croissance plafonne à 0,2% avec une dette qui s’est amplifiée de 15 milliards. Et Benalla est toujours libre de donner des interviews comme si cette brute sans cervelle avait quelque chose à dire. Le Meilleur des Mondes vous dis-je. Ou plus exactement une idiocratie savamment orchestrée par quelques montreurs d’ours aux poches pleines de pognon, avec à sa tête un monarque narcissique totalement déconnecté du réel, bercé aux inflexions du mépris de classe. Sans compter le ramassis de bras cassés qui forme la majorité. Comme Claire O Petit qui bat des records d’abstentionnisme à l’assemblée ou Corinne Vignon, députée LREM et « ambassadrice » du projet de réforme des retraites qui s’est ridiculisée au micro de LCI en tentant d’expliquer la dites réforme. A ce compte de médiocrité politique on peut sans mal juger de la médiocrité du monarque qui règne sans se fatiguer sur un troupeau de bêtes de somme plus abruties les unes que les autres. Et augurer également sans mal du boulevard que cette majorité est en train de concocter pour les Le Pen aux prochaines élections. Car il n’est en aucun cas certain que les neufs qui gouvernent en réalité ce pays à travers leurs petites marionnettes de papier, leur monarque de pacotille, les supportent encore comme une alternative à celle qui veut faire de ce pays un camp retranché contre le Grand Remplacement fantasmé des délires verbeux d’un Finkielkraut. On l’a vu aux dernières élections, la voix des Gilets Jaunes est allée en réaction majoritairement à cette famille de mafieux. Offrant à un imbécile certifié comme BHL le loisir de se rengorger de sa propre bêtise. Et ils ne furent pas les seuls puisque LREM est arrivée second à cette course sans victoire. La bourgeoisie et à forcerie la très haute bourgeoisie n’a aucune morale, elle s’accommodera sans mal de l’extrême droite puisque celle-ci ne s’est jamais proposé pour autre projet que de défendre les intérêts bourgeois tout en portant le masque du peuple. Alors le Macronistan deviendra le Lepenistan, une autre boursouflure de médiocrité aux accents racialistes et autoritaires, héritant de toute les difficultés créées par la gouvernance catastrophique de l’actuel monarque et nous irons droit vers une guerre civile de basse intensité. Adieu la France, je ne t’aimais pas beaucoup mais je te regretterais quand même un peu.

Le burn-out, la maladie du libéralisme.

« Le burn-out c’est pas à cause du travail la preuve je connais des chômeurs qui sont en burn-out » c’est par ces mots ou à peu près qu’un ahuri m’interpellait il y a peu sur un réseau asocial. Parfois on se demande sur ces réseaux si les gens réfléchissent deux secondes à ce qu’ils racontent. D’ailleurs c’est simple tous les médecins du travail sont d’accord à ce sujet, toujours selon cette même « source », le burn-out est la conséquence de différent facteurs, dont notamment le travail. Un bon moyen de déresponsabiliser le management moderne en somme, d’ailleurs Muriel Pericaud notre ministre du travail est d’accord là-dessus, c’est dire si elle a forcément raison au gouvernement des lobbies. Et Agnès Buzyn notre ministre de la santé, toujours du gouvernement des lobbies, de surenchérir le burn-out n’est pas une maladie c’est un symptôme. Il parait que l’OMS l’a dit, c’est dire si on doit avoir confiance. Pourtant un travailleur sur deux et un encadrant sur trois travaillant dans des entreprises de plus cent salariés avouent subir le stress au travail. Et selon un rapport de la Cegos publié en 2017 54% des salariés admettent également subir le stress au travail comme 66% des managers. Au Japon le « karoshi » qui pourrait se définir littéralement comme se tuer à la tâche est considéré comme un accident du travail depuis les années 70. En France ces symptômes ne sont pas considérés comme une maladie professionnelle ou à peu près, fermez le banc. Pourtant tous les spécialistes sont d’accord sur le sujet, le burn-out est forcément lié au travail puisqu’il se caractérise par un sur engagement professionnel doublé d’un épuisement émotionnel. Et pour l’ahuri qui dort au fond cela vaut également pour un chômeur affolé à l’idée de se trouver à la rue s’il ne retrouve pas très vite un travail. Le management moderne compte bien là-dessus, c’est ce qu’on appelle à raison la compétitivité. La compétitivité entre les travailleurs bien entendu pas entre les produits qui sont en réalité tous les mêmes d’un bout à l’autre de l’Occident et de ses suiveurs. Et je sais de quoi je parle puisque c’est un burn-out qui m’a fait notamment sortir de ma petite route pas toute tracée.

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J’ai toujours considéré le travail comme une nécessité, une extension de moi-même, indifféremment des divers métiers que j’ai exercés. Comme mon père qui n’existait que par son travail j’avais le sentiment que si je n’avais pas les deux mains dans le cambouis à faire ce que je savais faire j’étais nul, sans intérêt, bon à jeter. Combien de personne sont dans ce cas ? Combien de caissière, publicitaire, mécano ou cadre d’une quelconque entreprise ne se sent pas comme ça ? Et partant combien de chômeurs se sentent dès lors sans rôle à jouer dans la société, abandonnés d’eux-mêmes, nul, foireux, honteux de ne plus travailler ? J’ai été chômeur, et je le suis aujourd’hui techniquement même si je n’envisage plus les choses sous cet angle. Aujourd’hui je suis en stand-by avec mon statut merdique d’handicapé, mon 100% et mon AAH en attendant que le roitelet qui nous gouverne décide de le supprimer. Mais comme j’ai été chômeur je vois bien la perspective d’autant qu’il fut donc un temps où le travail était pour moi un tout, qu’il me virilisait, me donnait un statut d’homme dans la société. Je travaillais je n’étais donc plus un enfant ou un adolescent mais un adulte responsable, mieux un alpha. Et puis est arrivé le burn-out…

A l’époque ma vie affective était d’autant compliquée que j’étais partagé entre deux femmes dont une qui travaillait avec moi et une autre avec laquelle je m’ennuyais à mourir. Je vous passe les détails mais en plus de tout ça je bataillais pour adopter des enfants, quasiment seul, ma compagne de l’époque ayant cette fabuleuse facilité de se désinvestir de tout quand ça l’arrangeait. A l’époque donc j’étais épuisé émotionnellement et là-dessus mon travail prenait une place d’autant importante que j’étais au milieu d’un banc de requins, tous à s’entre dévorer dans une agence de pub qui sentait la fin de règne. Ma patronne était un numéro. Entourée de ses favoris elle faisait régner le chaud et le froid tant auprès des créatifs (auprès de qui elle dealait de l’herbe) que des commerciaux ou ses associés. Hystérique dans toute l’acceptation du terme elle m’avait d’autant dans le nez que je réussissais à merveille au sein de l’agence, là où ses mignons se vautraient à chaque compétition. Et de faire rentrer un des plus gros budgets de l’agence, changeant dans la foulée durablement l’image d’une grande marque de la grande distribution. Mes collègues bien entendu étaient jaloux et je vivais sous leur constante pression. Ajouté à ça que je fumais trop de cannabis à l’époque, que j’avais été fragilisé par une longue période de chômage et un échec professionnel précédent. Ajouté enfin que, publicité oblige, nous travaillions dans une ambiance « à l’américaine » avec une fête tous les jeudis et fausse complicité entre patrons et employés, je ne pouvais faire qu’un burn-out. D’ailleurs j’avais failli en faire un après deux ans de chômage c’est dire encore une fois si le lien est tangible quand on était comme moi si attaché à la « valeur travail ». Vous savez cette valeur dont nous bassine les pantouflards qui nous gouvernent…

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Aujourd’hui les choses ont changé dans ma tête. Probablement parce que près de 20 ans après mon burn-out je n’ai jamais réussi à remonter en selle professionnellement. J’ai collectionné les petits boulots jusqu’à saturation, jusqu’à comprendre que je n’étais qu’un outil jetable dans le grand marché tout plein de concurrence que nous propose le libéralisme. Un outil aujourd’hui fatigué de cette tromperie qu’est le travail moderne et qui n’a plus aucune envie ou ambition de le demeurer. Si je retrouve du travail ça sera à ma convenance dans un emploi que j’aurais choisi et non pas auquel je serais forcé pour survivre. L’allocation me donne ce « luxe » parce qu’en réalité je vis très mal et très chichement mais au moins je ne suis plus l’obligé d’un milieu esclavagiste. La question reste à savoir jusqu’à quand ? La question reste à savoir également est-ce que je pourrais retravailler un jour. A mon âge je suis dispensable comme un gamin de vingt ans à qui on propose de s’uberiser « pour par vendre de la drogue à Stain » pour reprendre notre petit roi si plein de son mépris et de son ignorance de classe. Cinquante-quatre ans n’est pas l’âge de l’embauche, même si aujourd’hui on peut se demander quel est l’âge correct. Il suffit de regarder les annonces et les exigences ahurissantes des employeurs. Encore l’autre jour je recevais une annonce d’une agence d’intérim pour être assistant de vie sociale, la seule liste des compétences réclamées remplissait dix lignes et c’était tout juste si on ne demandait pas au candidat de savoir piloter un avion de chasse. Des murs infranchissables voilà ce que le libéralisme dresse entre les employeurs et les employés, de sorte que seul la division et l’angoisse de perdre son boulot règne. Chez moi le burn-out a réveillé une maladie dont je me serais bien passé et qui devait couver depuis un moment puisqu’en général elle se diagnostique assez tôt, la bipolarité. Est-ce à dire que sans ce burn-out je n’aurais jamais a eu à en souffrir, c’est difficile à dire sans refaire l’histoire, la mienne. Reste qu’il est probable que j’aurais « tenu » si en quelques années le travail ou son absence ne m’avait pas à ce point rongé. Reste à savoir également pourquoi, comment il a pu prendre une telle importance dans ma vie jusqu’à me foutre en l’air. Je l’ai dit, le travail pour moi faisait moins valeur qu’il me donnait un sens, une place. Ca d’ailleurs été une des choses les plus difficile à avaler quand je me suis retrouvé dans mes petits boulots, au bas de l’échelle sociale, et particulièrement quand j’ai fini à la rue. La valeur réelle j’avais énormément du mal à la voir en tant que publicitaire ou scénariste de jeu vidéo. Je faisais des métiers futiles à mes yeux qui n’ont pris de sens qu’après un séjour en Martinique où la publicité permet réellement aux entreprises de se sauver de la ruine. J’ai alors compris le sens de ma fonction et cela m’a notablement réussi par la suite, hélas pas longtemps… Mais au fond ce n’est que la toile de fond du problème. La réalité c’est que si je n’accordais pas réellement de valeur à mon métier, le milieu professionnel n’en accorde aucune à mon savoir-faire. Et ça c’est valable pour absolument tout le monde. La fameuse « valeur » travail n’existe dans les faits que dans la bouche des politiciens et du Medef. Ce que je sais faire de mieux, que je maitrise le mieux, à savoir écrire, n’a aucune espèce de valeur pour le patronat et ses commis. Et pas plus quand j’étais cuisinier. Nous sommes tous jetables parce que ce que nous ne sommes pas employés pour notre savoir-faire mais notre soumission. Et là-dessus le marché s’y entend pour soumettre tout à chacun, qu’on soit employé ou au chômage la pression est en réalité la même. Avec ce supplément d’âme avec lequel menace tout à chacun la société capitaliste et ses valets, la misère, se retrouver à la rue, sortir complètement des rails et ne jamais y revenir. Et c’est bien ce qui menace de plus en plus de français puisque c’est ce qui est en train de se produire et se multiplier jour après jour dans ce pays. La paupérisation de la classe ouvrière et celle des petits employés, tandis que la pression fiscale et professionnelle est exercée sur la classe moyenne, la vache à lait nationale. Selon ce que l’on appelle pauvre, quelqu’un dans mon cas par exemple ou une personne vivant dans un hôtel au mois ou encore dans un placard à balais sans chauffage, il y a entre 5 à 8 millions de pauvres en France avec une augmentation de 600.000 personnes depuis dix ans. C’est dire si la menace est bien réelle, et dans ce contexte on comprend la crispation presque mécanique vis-à-vis de l’immigration  Le même phénomène s’est produit dans les années trente avec des conséquences qu’on peut déjà constater en Italie, en Allemagne et ailleurs, la planète devient peu à peu brune, j’y reviendrais dans un autre article.

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En attendant pour répondre techniquement à l’ahuri qui m’a inspiré cet article, si le burn-out est bien considéré comme une maladie professionnel par l’assurance sociale, si celui-ci se prolonge sur le temps et comme un accident du travail si cela est spontané et limité dans le temps. Alors faites valoir vos droits avant que la Macronie vous en débarrasse.