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Pour August, Olivia, Emilie, Nikita, Karen, Savanah et toutes les autres….

Les imbéciles ont cette vertu de ne jamais réaliser le bien qu’on leur fait. Les imbéciles sont satisfaits de leur sort, c’est le propre de leur espèce, la médiocrité est leur nid douillet, la bêtise, la leur, leur sucre. Les imbéciles vous poussent parfois aux idées les plus noires, à vous casser à petit feu ou à grand, c’est selon la force de chacune ici et leur capacité à se protéger. Moi, c’est idiot, mais chaque fois que j’ai un orgasme devant un porno je dis merci, à la dame, au monsieur, au caméraman, à la scène qui m’a apporté un temps soit peu de bonheur dans ma misère sexuelle du moment. Les imbéciles insultent, crachent, et traitent de pute une femme qui ne leur a rien demandé et qui en plus n’ai même pas payé le plus souvent quand petit homme  (le plus généralement) ou petite femme fait sa petite affaire dans la secrète alcôve de sa pathétique petite envie de foutre. Cette sous-espèce d’humanité ne s’en prend jamais aux acteurs, forcément enviés dans une société patriarcale et performante de mâles dominants, et pour la plus part, en réalité dominés. Puisque bien entendu le sexe faible n’est pas celui qu’on croit. Cette sous-espèce se motive dans une lâcheté commune pour la seule satisfaction de sa médiocrité, faisant du mot « putain » une insulte choisie alors que leur sexe lui le complimente. Sans la putain, point d’orgasme dans les confinements crasseux de son adolescence même tardive, sans la « chienne » point de bonheur sinon celui de sa propre haine de soi, car bien entendu c’est eux qu’ils haïssent. Mais puisque les imbéciles sont trop lâches pour l’admettre, ils reportent leur haine sur autrui et c’est bien la le seul bonheur qu’ils sont capables d’exprimer. Ces imbéciles sont légion sur le net, qui leur laisse loisir dans l’anonymat de leur stupidité et de leur saleté, dans leur surpoids et l’inactivité sexuelle que leur procure leur acné purulente, de défouler ce qu’ils n’oseraient jamais admettre dans le monde réel, sinon assuré d’un nombre collégiale d’imbéciles de leur espèce. Mais, il faut bien, au risque de sembler platement aussi crasseux qu’eux, leur concéder une raison ; une totale méconnaissance de la sexualité et notamment de la sexualité féminine.

 

La rage d’aimer

Le féminisme patriarcale tel que nous le subissons aujourd’hui, celui qui permet à un gamin de 15 ans de traiter une femme « feminazi » parce qu’elle réclame le minimum de respect que l’on doit tout à chacun. Voir de pleurnicher comme une fiotte que les femmes ont trop de pouvoir sur ses toutes petites couilles (et il a bien raison sans quoi il ne serait pas autant frustré). Ce féminisme bourgeois et pudibond qui prête aux hommes les pires pulsions, et aux femmes les plus vierges intentions a fait et fait un mal considérable à la sexualité en général et à la sexualité féminine en particulier. Bercé de culture judéo-chrétienne et donc d’interdit tant religieux que bourgeois, il en est à réclamer aux hommes de ne pas oublier le clitoris, comme si tous les hommes étaient des handicapés du lit et à dépeindre la sexualité féminine comme une petite chose romantique et mignonne, à l’image d’Epinal que veut soutenir tant la classe dominante que l’église, une vision de castra. Or la sexualité féminine n’est pas, et ne sera jamais, à l’image conformiste que ce féminisme de pacotille veut en donner, en fait même elle est à l’exact opposé. Il suffit précisément de voir la sexualité assumée des actrices du porno (quand elle l’est, assumée) pour réaliser que nombre d’hommes et de femmes se font comme illusions sur la bestialité qui peut s’exprimer dans un lit. Et je ne parle pas de la bestialité au sens commun où on l’entend mais au sens animal. Si les femmes sont en effet souvent amoureuses de l’amour avant tout, leur moyen de l’exprimer dans un lit ne suffit pas à cette image pudibonde et tournée vers l’exclusif de la maternité tel que nous l’ont vendu les psys et nous le vendent aujourd’hui les magazines « consacrées » aux femmes dans son acceptation petite bourgeoise. De ma propre expérience d’homme certaines partenaires me faisaient parfois peur dans leurs fantasmes et ses accomplissements. Une sexualité que j’avais d’autant du mal à assumer que ma propre éducation me conditionnait à rejeter mon animalité sexuelle et à forceries celle de ma partenaire et ce pour les mêmes raisons que la petite bite qui se permet d’insulter une actrice du porno dans toute la bêtise de son anonymat. Non les hommes ne viennent pas de Mars et les femmes de Vénus, c’est même souvent l’exact contraire.

Actes et conséquences

Mais tout cela ne serait rien et inconséquent, comme le sont l’esprit des imbéciles, si justement cette agressivité motivée par une vision puérile tant de la sexualité féminine que masculine n’était pas assorti d’insultes, de menaces, de violence morales voir physiques à l’endroit des comédiennes du porno. Si en plus de cela la société conservatrice, bourgeoise et surtout gluante d’hypocrisie ne se permettait pas de juger les comédiennes du porno, tout en couvrant de louange des vieux lardons violeurs et violents comme Rocco Siffredi. Cette fricassées d’esprits puants qui juge la putain comme d’une disgrâce mais qui se permet de la vendre, l’acheter et surtout l’exploiter, particulièrement en France (voir à ce sujet mon article la Putain et le Bourgeois) de toute les manières qui soit et se gargarise plus tard de l’entendre dans le poste parler de sexualité une fois sa carrière passée tout en roulant des yeux complices et vicieux. Ce ramassis de connards et de connasses qui en file, aidés qui par l’Islam qui par le christianisme, faisant la queue pour cracher leur bile après leur foutre ou leur cyprine dans l’intimité de leur bêtise n’est pas pour autant sans pouvoir. Le pouvoir d’isoler, de stigmatiser, de détruire même des vies fragilisées par cette même morale imbécile. August Ames en a fait les frais récemment pour quelques tweets inconséquents, et l’a payé de sa vie, idem pour Karen Lancôme ou Savannah détruite dans les années 90 par la peur de ne plus plaire. Et voilà maintenant que Nikita Bellucci ferme son compte tweeter, comme Liza del Sierra s’était éloigné de Facebook à force non pas seulement d’insultes et de menaces mais également de dragues lourdingues de quelques vautrés puisque s’il est vivement encouragé de se livrer corps et âmes devant les caméras pour la satisfaction de notre misère sexuelle, il est rigoureusement réprouvé d’exister autrement. Comment développer une vie sociale sereinement dans ces cas là ? Comment ne pas souffrir de solitude, comment même développer à l’endroit des hommes une relation de confiance si cette relation est biaisée par ce regard affligeant de médiocrité et d’égotisme ? S’en foutre serait sans doute la meilleure solution, avoir unh entourage solide aussi, mais ce n’est pas toujours possible. Déjà que l’imbécile n’y parvient guère et l’exprime au mieux, alors sa victime. Personnellement je trouve que certaine s’exposent trop, c’est leur choix, mais les détails de leur vie privée, de leurs chagrins ou manques ne regardent et ne devraient regarder qu’elles, mais quand on fait un métier public, forcément on s’expose et on a n’a pas toujours envie de s’exposer de façon lisse et glamour. En attendant je souhaite aux uns (car eux aussi souffrent et on y pense que trop rarement) et surtout à elles toutes de se protéger au mieux, et tout le bonheur du monde. Merci encore et toujours pour le service que vous nous rendez. Quand aux imbéciles qu’ils aillent se faire cuire le cul en enfer.