Police, les nouveaux barbares ?

Je n’éprouve aucune détestation particulière vis-à-vis de la police, je suis blanc et bien né. J’ai déjà eu à faire à eux en tant que consommateur de cannabis, mais donc je suis blanc et bien né, c’est-à-dire pas dans un quartier, ils ne m’ont jamais posé plus de problème que ça. J’ai discuté avec des policiers, en service ou non, ils m’ont fait l’effet de personnes diligentes, dévoués à leur métier, un sale et beau métier en même temps. Beau car il faut une certaine dose de courage et d’abnégation pour embrasser une carrière dans la police. Avec plus de cinquante morts par suicide en 2019 et quinze nouveaux depuis le début de l’année on ne peut pas exactement parler d’un métier facile d’autant que pour une bonne part de la population vous êtes avant tout l’ennemi, l’empêcheur de tourner en rond, la matraque la gazeuse et l’éborgneur.  Sale métier également parce que tout bien considéré c’est eux, avec les pompiers, qui ramassent toute la misère du monde. A eux les faits divers, les suicidés sous la rame du métro, la misère au quotidien, la perversion parfois. A eux ce que la société refuse d’admettre, que l’homme peut être un chien pour son semblable, que nous vivons sous l’empire de l’égotisme et de la médiocrité, de la bêtise et parfois également de la violence. Or la violence au quotidien laisse des traces et les policiers, par essence la côtoie beaucoup. Si on ajoute à ça la pression hiérarchique, la course au chiffre, la « batonnite » comme l’appelle les flics, l’incompétence des instances dirigeantes qui n’ont souvent strictement aucune expérience du terrain, on obtient un cocktail explosif qui, sans l’excuser, explique sans doute pourquoi autant de policier se radicalisent dans leurs actes et leurs propos. Délires racistes, violences verbales et physiques, délit de faciès, etc, ce que tous les amis basanés que j’ai pu avoir ont subit un jour par la faute de flics sous pression.

Placé en HDT plus souvent qu’à mon tour par la police elle-même suite à un épisode maniaque, je n’ai jamais subit non plus de clé d’étranglement, supporté les insultes de quelque pandore sous tension et pourtant j’étais parfois sérieusement agité, assez sérieusement pour qu’une fois ils durent se mettre à cinq pour me maitriser. Pas de Taser, pas de matraque, à peine si je me suis déjà fait engueuler par un flic excédé par mon comportement. Mais j’augure volontiers que ça n’aurait pas été aussi facile si j’avais eu un taux de mélanine plus haut, si j’étais né d’origine pas contrôlé, bref si j’avais eu le profil type du délinquant dans l’imaginaire étroit des policiers les plus obtus. Car il y a bien une constante de ce point de vue-là. Pas tant que je crois les policiers plus racistes que la moyenne qu’ils prennent un plis qui consiste pour l’essentiel à assimiler couleur, quartier populaire et délinquance dans un même ensemble, sans prendre le temps de faire la distinction, sous pression permanente qu’ils sont. Pourtant n’en déplaise aux locuteurs de l’antiracisme et des Droits de l’Homme, nous ne vivons pas aux Etats Unis où un noir a 21 fois plus de chance de subir la violence policière, où la moitié des condamnés à tort sont des afro-américains, où 40% de la population carcérale est noir et 39% latino. L’Amérique n’a pas encore digéré la ségrégation, le racisme y est prégnant et puisque par définition la police sert avant tout l’ordre bourgeois, où qu’il soit et que ça plaise ou non aux flics eux même c’est un fait, ce sont les pauvres qui subissent avant tout le joug de la matraque. Or c’est bien aux Etats-Unis où la majorité de la population noire vit sous le seuil de pauvreté. En France la majorité de la population carcérale, 60%, a entre 16 et 19 ans et est issus d’un quartier populaire. On n’en saura pas plus puisque les statistiques ethniques sont interdites par la déontologie républicaine pourtant on comprend bien que les premiers visés par la justice sont jeunes et pauvres, l’ordre bourgeois ici n’a pas exactement les mêmes prérogatives que de l’autre côté de l’Atlantique. Nous sommes dans un vieux pays de vieux c’est donc en priorité la jeunesse qui est visé par la vindicte de sa police.

Reste que sous l’influence de la tyrannie macroniste, la violence policière s’est également déchainé sur d’autres pauvres, les Gilets Jaunes cette fois, résultat cinq mains arrachées, des dizaines d’éborgnés, des passants tabassés avec fracture du crâne parfois, du gaz en veux-tu en voilà. La violence de ce pouvoir-là ne connait aucun frein sinon celui imposé par le verni démocratique. Si on ajoute à ça l’incompétence complète du ministre de l’intérieur, sorte d’ivrogne irresponsable plus intéressé par se faire bien voir que par gérer correctement la police, une Inspection Générale des Services dévoyée, plus occupée à couvrir les policiers qu’à rétablir une justice elle-même aux ordres strict du pouvoir –et ce bien avant l’arrivée du petit roi- et un préfet Lallemand à l’image de ses patrons, narcissique et violent. On obtient une combinaison explosive où la police est de plus en plus critiquée par la population, ses méthodes discutées, son racisme supposé stigmatisé.

L’un dans l’autre la mort atroce d’un George Floyd assassiné par un flic déjà signalé 17 fois pour ses accès de violence ne pouvait trouver qu’un écho favorable ici-même considérant les affaires Traoré et Chouviat, deux victimes des méthodes et de la violence des policiers pour deux affaires pourtant, au départ, diamétralement différentes. Cédric Chouviat est un simple livreur soit disant arrêté pour avoir téléphoné sur son scooter. Selon la police le ton monte rapidement, résultat une clé d’étranglement et un plaquage ventral qui lui seront fatale après avoir crié sept fois qu’il étouffait. Le légiste, apparemment pressé de couvrir la police parlera de malaise cardiaque plutôt que de mort par asphyxie. Ce que conteste non seulement la famille mais les enregistrements de l’altercation. Dans l’affaire Traoré, Adama est un suspect en fuite, ce n’est pas lui qui intéresse initialement les gendarmes c’est pourtant lui qui en mourra après avoir supporté près de deux cent cinquante kilos sur son thorax suite à un plaquage ventral particulièrement vigoureux. La justice en plein déni, refuse d’entendre certain témoin clef, sucre le rapport fait par les pompiers, nie l’asphyxie au profit du bien pratique malaise cardiaque, refuse les contre-expertises réclamées par la famille. Une opacité complète visant à nouveau à couvrir les exactions de flic sans limite ni déontologie.

La bêtise molle et la médiocrité des téléspectateurs moyens, friand public d’Eric Zemmour, le héraut d’une foule sans culture abruti de ses certitudes de réactionnaires aux petits pieds, clamera qu’ici nous avons à faire à un authentique délinquant, pire à une famille de délinquant (essentiellement de petits délits) et qu’il n’y a donc aucune raison de pleurer la mort d’Adama, ni celle de George Floyd qui après tout avait résisté à une arrestation après avoir été pris à vouloir utiliser un faux billet. La bête immonde se porte bien dans le ventre de la bêtise et la collaboration n’est jamais loin sous l’adage « si t’as rien à te reprocher pourquoi avoir peur de la police ? » Cette même connerie qui justifie les éborgnages à coup de LBD comme réponse à la violence supposé et monté en épingle par les médias mainstreams des Gilets Jaunes. Et tant pis si Steve Maia Caniço est mort noyé à cause de cette même police et de ses méthodes brutales. Tant pis si les infirmières ont été généreusement gazées et tabassées par la police macroniste, un petit applaudissement chaque soir à vingt heures et on oublie tout. Tant pis si les violences policières sont un fait depuis bien longtemps répertorié, aussi tangibles que la culture de l’impunité instauré par l’IGPN. Pour Alexandre Langlois du syndicat de police VIGI, le problème est pourtant bien au sein de l’institution elle-même. Et de reprocher à la police de ne pas respecter les consignes européennes en matière d’enquête interne, de pointer du doigt tant l’incompétence de notre ivrogne de ministre de l’intérieur que du directeur de la police nationale qui n’a strictement aucune expérience comme policier. De remarquer que les policiers ne sont pas assez formés, ont des centaines de millier d’heures supplémentaires impayées, que leur détresse n’est pas écouté par la hiérarchie autrement que sous la forme du sacro-saint numéro vert, panacée de l’ère macroniste. Et après tout il est vrai qu’il ne faut qu’un an pour être policier, donc armé, là où il en faut deux pour devenir coiffeuse, et trois pour une infirmière….

La mort de George Floyd a fait figure d’effet boule de neige sur les méthodes de la police française. Et notre très incompétents ministre de se précipiter pour interdire les prises d’étranglement lors de la formation et de dénoncer le racisme comme une généralité. Réaction immédiate du syndicat majoritaire et d’extrême droite Alliance, bouderie générale, jetage symbolique de menottes, bouh que c’est trop injuste on leur retire le droit d’étrangler et d’insulter. Il est vrai que de parler de « soupçon avéré » dans le cas d’injures racistes a non seulement le privilège de ne rien vouloir dire mais est suffisamment vague pour que le fameux soupçon s’invite n’importe où et à toute occasion. En revanche pour ce qui s’agit du plaquage ventral ou l’étranglement les forces de l’ordre pèchent par mauvaise foi ou incompétence crasse. J’ai assez étudié les arts martiaux dans ma vie pour savoir qu’il existe des centaines de façons pour maitriser un individu à main nue sans passer par la strangulation ou le plaquage ventral. Mais il est vrai également que plaquer au sol un individu et l’étrangler est un raccourci basique, facilement enseignable et demandant une maitrise minimum, ce qui colle avec la toute petite année d’enseignement pour devenir flic de rue. On pourrait également jeter un œil sur le recrutement lui-même. La Brigade Anti-Criminalité est notoirement maillée de petits délinquants qui, s’ils n’avaient pas fini sous l’uniforme ce serait tôt ou tard retrouvé entre quatre murs. Et cette voyoucratie en tenue civile de déchainer sa haine et sa violence sur les quartiers populaire, comme ce fut le cas pendant le confinement dans des banlieues sous tension.

L’un dans l’autre c’est une profonde réforme des méthodes et du recrutement, de la hiérarchie et de l’Inspection Générale de la Police Nationale également qu’il faudrait imposer à la police. Profonde réforme qui devrait aller de pair avec une réforme de la justice pour garantir à la fois son indépendance vis-à-vis de l’état mais également ses finances. Rappelons à ce sujet que nous avons l’un des systèmes judiciaire les plus sous financé d’Europe, équivalent au budget de la justice Moldave…Pour autant encore faudrait-il que les politiques ne se servent pas du ministère de l’intérieur comme ascenseur sociale, ni de la répression comme mode de communication. Le très corrompu Nicolas Sarkozy a supprimé la police de proximité au profit d’une police du chiffre et les RG au profit d’un barnum appelé DGSI. Politique poursuivi avec insolence par ses successeurs pour un résultat en réalité catastrophique où de plus en plus les populations ont coupé le lien avec les services de police et où l’arrivée des Gilets Jaunes est apparu comme un phénomène imprévisible là où toujours le même Alexandre Langlois affirme que l’existence continue des RG aurait permis de le prévoir. S’ajoute à ça la militarisation à outrance de la police, la reconnaissance faciale qu’on veut imposer comme une panacée au terrorisme et encore une fois l’incompétence de l’ivrogne Castaner. On obtient dès lors un mélange qui à terme pourrait coûter cher à la police nationale. Pour autant si l’ère du petit roi est l’expression directe de l’ordre bourgeois dans tout ce qu’il a de plus méprisant, arrogant, narcissique et surtout violent, il y a fort à craindre que cette réforme ne se fasse pas voir jamais. Résultat une défiance de plus en plus grande vis-à-vis des flics quelle que soit sa couleur de peau, voir une haine qui monte à force de meurtre et d’injustice.  Pendant ce temps-là un Balkany sorti de prison pour raison de santé fait le mariole pendant la fête de la musique sous les applaudissements mous d’une foule corrompue au clientélisme, l’ordre bourgeois a encore de beaux jours devant lui en France.

Génération plastique

Cinq grammes de plastique par semaine, vingt grammes par mois, deux cent quarante par an, bon appétit ! Du plastique dans l’air, dans les animaux sauvages, dans les nichons, dans les lèvres d’une génération Tinder, Snapchat et Instagram. Une génération qui se regarde chier. Qui se regarde chier en bubulant son affolement devant l’apocalypse biblique qu’on nous promet tous les jours. Nervous break down dans le vert, chlorophylle burn-out, qu’est-ce qu’on va bien pouvoir bouffer ? Qu’est-ce qu’on va tous devenir si la température continue d’augmenter comme ça ? Qu’est-ce que c’est que ce bordel ? Et puis tant pis hein, retournons à nos petites habitudes, on verra bien demain, oh t’as vu Kevin a largué Navéa sur les Anges. Et pendant ce temps-là Pascal Praud prout dans le poste ses certitudes de climatologue de comptoir. Alors ma chère Elizabeth Levy qu’en pensez-vous ? J’en pense, hic !, Depuis quand la météo est devenu un sujet d’actualité, hic ! Depuis toujours mais passons. Passons sur cette médiocrité qui a envahi toute notre société comme un substrat malodorant mais nécessaire à l’élimination future de tout un pan de l’humanité. Car n’en doutons pas, ceux qui ne sont pas conscient du monde d’aujourd’hui sont voués à disparaitre tôt ou tard. Ils ne seront pas adaptés et en sauront totalement incapables. Paralysés par leur bêtise, alourdis par toutes les croyances du capitalisme, en retard sur la course à la survie, ils vont voir leur petit confort fondre comme neige au soleil et il n’y aura plus d’état auprès de qui pleurnicher. Car l’état moderne est un homme d’affaire, sa priorité n’est plus le citoyen mais le consommateur, il est au service de Facebook, LVMH, Free, Tweeter, etc et réciproquement. Les marques règnent, les holdings sont reines, et l’empereur s’appelle Bernard Arnault, Zuckerberg, ou Bill Gates. Qu’on célèbre, qu’on envie parfois quand on est aliéné aux allégations du capitale, ou qu’on conchie parce qu’il est anormal que l’humanité soit conduite par une poignée de malades de l’argent et du pouvoir qui ont construit leur fortune sur l’usure, l’extorsion, l’exploitation des populations les plus pauvres. Pathologique comportement qui fait la loi des magazines de papier glacé, Times, Forbes, Valeurs Actuelles, messires voici la pommade et si tu ne souscris pas c’est que ta jalousie t’étouffe. Autant de certitudes inutiles qui seront appelées à disparaitre dans un avenir proche. Des certitudes que n’ont plus les gilets jaunes, citoyens précurseurs dans une société qui se refuse d’évoluer. Phénomène hors du commun, fait historique d’un mouvement spontané et solidaire de citoyens qui a totalement dépassé tous les vieux clivages, balayé d’un seul coup les certitudes politiques, et résiste encore et toujours malgré toute les tentatives d’enterrement de Macron aux médias mainstream. De toute manière la Macronie gouverne au déni de réalité, les urgences sont en grève, les pompiers ont déposés un préavis pour tous l’été, canicule ou pas, les gilets jaunes reviennent bloquer ports et raffineries, libèrent les péages comme d’autres des pont levis mais on durci les droits d’admission au chômage, et on claironne qu’il n’y a pas de violence policière. Et les flics exténués se suicident à la chaine dans l’indifférence complice d’un incompétent une nouvelle fois protégé comme l’était Benalla, l’arlésienne de la Macronie.

La fabuleuse famille que voilà chez LREM, une cruche habitée par sa bêtise élue personnalité politique de l’année, un ministre de l’intérieur surpris à faire la fête en pleine crise autant social qu’interne, un crétin débarqué des hautes sphères mentant effrontément au sénat pour jouer plus tard les starlettes pour michetonneur franc-maçon devant les caméras d’Elise Lucet. Une smala qui se prétend moderne, dans le vent, avec son époque, le nouveau monde qu’ils disent. Mais ils ont raison vous savez, ce monde leur ressemble. Il est faux, bidon, mensonge et contre vérité, pardon « fake new », la mythomanie et le narcissisme y sont rois, de Tinder à la télé réalité, une génération en plastique. C’est simple même la tête à Macron on dirait Ken. Mais Ken a des idées noires, Ken veut voir son pays se transformer en une gigantesque entreprise dont il serait le monarque incontesté. Car incontestable il se veut, c’est sa tyrannie à lui, sa petite vanité de bête à concours élevé dans la certitude de sa classe qu’il n’est pas n’importe qui puisqu’il est à ce poste. Et combien pense comme lui sur l’échelle pyramidale de notre société, même tout en bas, surtout tout en bas, on le pense. S’ils sont là où ils sont c’est qu’ils ne sont pas n’importe qui. Cette foutaise de la bourgeoisie qui bientôt se délitera face à la réalité qui nous fonce dessus comme un taureau sauvage. Et plus ça produit et ça se reproduit comme des lapins plus le taureau se rapproche tandis qu’on se lance dans des expérimentations barbares sur les animaux « pour le bien de la science » et surtout du profit, incapable de repenser le monde autrement que sous le joug de l’argent-roi. Car on pourrait déjà aisément nourrir toute la planète sans faire des trous dans les vaches, et l’Afrique serait auto suffisante si les multinationales payaient leur tribut aux états. Mais non surtout pas ! Il faut des paradis fiscaux, il faut de l’optimisation fiscale, il faut des vaches-usines et des consommateurs captifs dans des hypermarchés concentrationnaires, il faut cumuler comme des rongeurs parce que ça serait dans l’ordre des choses.

Oui tout ça va leur péter à la gueule  Tous ces amateurs de crédit sur vingt ans, cette génération sans conscience qui se précipite à sa propre perte en claironnant que c’est pour le bien de l’humanité. Mais, et c’est bien l’inconvenant d’une société imbriquée comme la nôtre, leur perte sera également celle des plus conscients et seul les plus solides et solidaires s’en sortiront. La nature ne fait pas de sélection, nous bouffons tous des microparticules de plastique, indifféremment, et même si demain on faisait disparaitre d’un coup de technologie magique les dix millions de tonnes qui finissent dans la gueule des océans, il resterait toujours les milliards de pneus qui chaque jour sur le globe s’usent sur les routes et les pistes. Le capitalisme ne veut pas mourir et son décès forcé sera une longue et douloureuse agonie. Une agonie guerrière n’en doutons pas d’autant que les chantres du capital, cette tyrannie qu’on appelle la Chine ou les Etats-Unis s’imaginent encore un avenir tout en expansion boursouflé de bénéfice. Que l’actuel tyran brésilien compte bien détruire la forêt amazonienne si ça peut rapporter gros et qu’on aiguise déjà les couteaux pour l’Antarctique sans la glace. Et ça ne fait que commencer si l’on observe la pollution des nappes phréatiques, la raréfaction des terres arables, et la désertification qui ira de pair à mesure que ces dernières disparaitront sous le béton. Mais peu importe puisque l’état envisage déjà de privatiser l’ONF pour livrer nos forêts à la sauvagerie marchande. Après tout parmi tous nos bâilleurs la Chine n’a pas seulement faim d’armement ou de se presser à dévorer l’Afrique tout en lui faisant la danse du ventre. Notre patrimoine, nos vignobles, nos forêts, tout est à vendre à la grande braderie macroniste et il n’y a aucune raison que nous ne devenions pas un pays du tiers monde comme un autre dans les nouvelles polarités qui se dessinent sur le monde. Prêt à se vendre aux plus offrants si ça peut assurer les carrières présentes et avenir de cette corruption généralisé qui nous gouverne.

Et pendant ce temps les vieux croutons d’une génération perdue continuent de nous assommer avec leur vieux clivage communisme contre capitalisme comme si cela avait le moindre sens pour la génération plastique ou même le moindre sens du tout. Le mur s’est effondré le 9 novembre 1989, et trente ans plus tard ça sert encore d’argument dans les conversations creuses des réseaux sociaux. Ils n’ont rien compris et peinent toujours à comprendre que leur monde est mort et que bientôt un autre encore naissant dansera sur la panse de leur cadavre et ça ne sera pas qu’une métaphore. 60% des espèces ont déjà disparu et bientôt la disparition des insectes signera le compte à rebours d’une humanité figée dans sa sclérose. L’infâme escroquerie qu’est le capitalisme a voulu faire croire que la fin de l’histoire était justement intervenue ce fameux jour de novembre 1989 alors qu’en réalité la fin s’annonce dès aujourd’hui alors que le thermomètre bande et que je viens d’avaler mes cinq grammes de plastique quotidien. Du moins la fin d’une histoire, celle d’une société malade de sa médiocrité et de son nombrilisme. Car rien n’est simple dans la résilience qui s’annonce. Il n’y pas de solution ou elles se présenteront d’elles-mêmes et il faudra s’adapter ou bien crever tout à fait concrètement. Oui la résilience soit sa capacité à absorber un choc puisque désormais les instances n’envisagent même plus les solutions mais des bouts de ficelle  en les peignant en vert, espérant sans doute que ça passe pour une position durable. Et quand le dernier orang outan aura rendu l’âme on versera une petite larme sur ce qui aurait pu être si une poignée d’individus n’avaient pas été aussi voraces. Et le voilà l’extraordinaire scandale de ce capitalisme mortifère, nous sommes sous l’influence d’une poignée qui tient par les génitales les imbéciles qui nous gouvernent. Une poignée qui n’a aucune retenue quant à la révélation de sa voracité et l’amoralité de son statut de privilégié. Rien n’est simple puisqu’en dépit de l’effondrement qui vient, l’humanité ne tirera pas sa révérence sans se battre, sans espérer, sans croire à un autre possible que l’impasse fatale vers laquelle nous conduit ce capitalisme suicidaire. C’est là sans doute le message que les gilets jaunes envoient vers le futur, puisqu’ils sont l’avenir alors que Macron est déjà le passé. Le message d’une population déjà résiliente et légitime à la gouvernance de ce pays, les parents de la génération qui vient, celle née après 2000 et dont la capacité d’attention frise pourtant celle du poisson rouge, faute aux écrans qui phagocytent leur temps et à la pollution endémique. Paradoxalement une génération bien moins préparée aux changements, aux transformations que celle qui voit actuellement l’avenir de ses enfants et le sien se noircir comme un fruit pourri. Parce que vivant dans l’immédiateté que lui propose son siècle de bêtise, de médiocrité et de mensonges institutionnalisés. Parce que dépendante d’une technologie qui peu à peu va devenir le domaine réservé des plus nantis. Parce qu’élevé au caprice, tous les droits et aucun devoir même pas de saluer son voisin par simple civilité. Après l’ère des procès viendra donc celle de la rage. Quand vos gamins auront pris dans leurs mains le coup de jus qu’on leur laisse. Les déchets nucléaires, le plastique, la fin du pétrole, l’atmosphère, une déchèterie à ciel ouvert abandonnée au milieu d’une fournaise, avec au milieu des armes, des millions de tonnes d’armes et de paramilitaires pour s’entre-tuer gaiment.

Nous sommes encore au temps des opinions. Des opinions partout qui se disputent sur les réseaux sociaux, des opinions et non pas des idées. Et la plus part du temps des opinions dictée sans esprit ni rigueur. Nous avons de la chance. Nous nous engraissons dans un luxe que nous ignorons tellement nous y sommes habitué et nos petites opinions sans conséquence peuvent se batailler sous toutes les formules de médias existant. Les hommes politiques, ces amuseurs publics, l’ont bien compris. Il suffit de scandaliser le chaland pour que les hamsters se mettent à faire tourner la roue à coup de hashtag je suis pas contant, et ainsi fait ils aspirent le tapis sous nos pieds au bénéfice de leurs bailleurs. Aujourd’hui plus que jamais, car c’est aujourd’hui que ça compte, demain il sera trop tard, c’est juste une affaire de territoire, prise de guerre en prévision de lendemain qui déchantent déjà. Les gilets jaunes ont démontré par leurs revendications légitimes que des idées il y en avait et il y en a, la Zad de Notre Dame des Landes que ça valait le coup de se battre pour ses idées quitte à y perdre des plumes. La faiblesse de l’état c’est sa force, d’autant quand les dites forces sont épuisés par des mois de mobilisation. En lui opposant résolution et action pacifique il ne peut que démontrer de sa tyrannie et de sa violence. L’obliger dans ce sens c’est le mettre à nu. Le régime d’Emmanuel Macron a démontré de sa tyrannie et de son iniquité, une tyrannie soft tout dans l’étouffade à coup de censure médiatique, déformation de la réalité et chiffres bidonnés. A coup de violence policière généralisé, et non plus cette fois réservé aux seuls quartiers mais à tous les pauvres. A coup de condamnation en chaine pour des délits imaginaires ou préventifs et de petites amendes mesquines visant toujours le portefeuille des plus pauvres. Mais qu’importe au fond sa petite salade de monarque pour tenter de passer en force ses mesures. Puisqu’elles seront défaites par le temps. Défaites par l’évolution de notre biosphère, défaites par le tissus social qui se recomposera de fait, détruite ses petites ambitions de banquier. Et peu importe d’ailleurs ce médiocre, peu importe la folie de Trump, ou celle d’un Bolsonaro si nous quittons le chemin des petites opinions pour reprendre celui des idées. Nous avons encore, pour peu de temps sans doute, la liberté de nous servir de la toile pour échanger autre chose que la photo de nos crottes. Autre chose que des anathèmes pour des raisons futiles, autre chose que nos petites opinions stériles. C’est le moment ou jamais de construire la société que nous voulons sur leur dos. Le dos de ceux qui sucent le monde aujourd’hui et le privatiseront demain. Le moment ou jamais d’avancer au-delà de nos petites angoisses à la mode écolo et de construire une société de justice social et solidaire, faire avec ce qu’on leur prendra – car on ne leur prendra pas tout, ne rêvons pas –  et prendre en main une bonne fois notre destin avant que les Zuckerberg et les Macron du monde entier nous coupent l’accès à l’eau potable.

Neuf jours

Neuf jours. Neuf jours c’est tout ce qu’aura laissé notre roitelet national, Jupiterion, au COS pour monter une opération de sauvetage. Alors que d’habitude les otages pourrissent des mois voire des années aux mains de leurs ravisseurs, là tout a été fait dans la précipitation d’un besoin avide d’image. C’est les élections européennes coco tu comprends, et même si ces élections comptent en réalité pour du beurre, que le parlement européen n’a aucun pouvoir, il ne s’agirait pas de se prendre la déculotté tant attendu. Alors tant pis si deux soldats y passe, tant pis les désirs de sa majesté sont des ordres, sont désordre aussi. La loi pour la reconstruction de Notre Dame est passée sans surprise, on pourra se prévaloir de l’autorisation du patrimoine national pour quantité de domaine, de la voirie à l’environnement…. Et au sommet de l’état on salive déjà à l’idée d’une flèche qui marquera le règne de Jupiterion. La folie des grandeurs, le mépris des vies, le mépris des opinions, le narcissisme. Neuf jours….

Cela fera bientôt sept mois que les gilets jaunes poursuivent leur lutte et aucune de leurs revendications n’a été entendue. C’est à peine si le roitelet accepte de les énoncer autrement qu’avec une forme de dégoût, Jojo le gilet jaune, comme il dit. Sept mois que la seule réponse qu’oppose le gouvernement c’est la répression, des tirs de LBD en pleine face, des matraquages sauvages et samedi dernier à Nantes, les policiers ont une nouvelle fois sorti les armes. A quand la balle perdue pas pour tout le monde ? A quand l’embrasement ? Le régime félon d’Emmanuel Macron adore jouer avec les allumettes, au 1er mai il annonçait des hordes de black blocs assoiffés de sang et de vitrine, et finalement ça s’est terminé par un pétard mouillé Salpetrière. Mais jusqu’à quand ? Jusqu’à quand il faudra attendre pour que quelqu’un craque et ne tue, jusqu’où va nous mener le narcissisme aveugle du poudré ? Les gilets jaunes n’ont rien à perdre contrairement à lui et c’est son point faible, les gilets jaunes sont le point névralgique d’un pays en stade pré révolutionnaire et personne au pouvoir n’a l’air de vouloir s’en rendre compte malgré les rapports alarmants de la DGSI. Pourtant leur peur est palpable, dans les crises de colère du roitelet, dans ce 8 mai exécuté sur des Champs Elysées désertés, dans cette obsession de sécurité partout dans ses déplacements. Il panique et pour donner le change fait son show devant un parterre de journalistes au garde à vous. Avec toujours la même morgue, la même détermination affichée et tant pis si c’est un mauvais comédien qui joue trop sur son physique de premier prix.

Neuf jours, et tant mieux pour les deux otages que Le Drian a essayé de faire passer pour des inconscients. Comme si le seul inconscient ici ce n’était pas le chef de commandement Emmanuel Macron, le feu vert final d’une opération qui sera mortelle à plus d’un titre. Ce n’est pas seulement trois morts qu’on va devoir déplorer, la récente attaque d’une église au Burkina Faso est à n’en pas douter la réponse directe des djihadistes à l’opération voulue par Jupiterion. Et un comble, alors qu’il espérait faire joli en paradant avec les otages, voilà que la polémique enfle au sujet des deux commandos morts pour ce que tout le monde apparente à des ahuris. Pourtant la zone n’était pas classée rouge jusqu’à aujourd’hui mais passons, la foule est idiote et elle se pâme volontiers devant les héros guerriers. Les français aiment l’uniforme, du moins jusqu’à se prendre un coup de matraque ou une gifle par un CRS excédé, un voyou de la BAC en mode émeute. A moins que ça ne soit le contraire. A moins que ce spectacle hebdomadaire de violence policière, de répression, les satisfasse allez savoir.

Plus de deux cents enquêtes ouvertes par l’IGPN classé sans suite malgré les membres arrachés, les crânes fracassés, les yeux crevés. Qu’on le veuille ou non cela s’appelle une guerre. Une guerre menée par un régime autoritaire contre une partie de son peuple quitte à faire voter des lois d’exception. De n’importe où ailleurs cette situation aurait été vaillamment dénoncé par le « pays des droits de l’homme », selon l’expression consacré. Droits humains qu’il n’a jamais respectés à l’endroit de ses prisonniers qui croupissent dans des prisons majoritairement surpeuplées et insalubres. Droits humains qui ne passent jamais les portes de l’Elysée quand il s’agit de signer des contrats d’armement avec l’Arabie Saoudite. Droits humains qui sont aujourd’hui contesté aux gilets jaunes, cette chienlit comme l’appel le chien de garde Yves Calvi, cette vermine à exterminer comme disent déjà certain sur les réseaux sociaux, surexcités dans leur canapé qu’ils sont par des chaines qui en boucle propagent la peur et la haine de l’autre. D’ailleurs les médias mainstream ont cessé complètement de penser. Pendant que ça se pignolait sur les sommes considérable que réunissait déjà une Notre Dame à peine froide, pas un seul pour parler des 400 tonnes de plomb déversé par la toiture dans l’atmosphère. Tu comprends coco la pollution c’est clivant comme sujet, alors que la générosité milliardaire ça doit être indiscutable, sinon on est jaloux. Et comme disait en substance Hitler, plus un discours est simple plus les foules ont les chances de l’entendre. Christophe Barbier d’ânonner son catéchisme LREM à chaque nouvel incident, Jean Michel Aphatie de se scandaliser quand l’ONU taclait la France au sujet des droit de l’homme. Pascal Prau de beauferie en insulte d’animer les bas instincts de ses semblables en pantoufle. La liste est interminable. Gageons que pas un ne parlera non plus du fabuleux projet immobilier qui est prévu sur l’Ile de la Cité, et que la loi autour de la restauration de Notre Dame facilitera. Les médias en Macronie ne connaissent qu’un seul langage celui de leurs maitres.

Neuf jours pour sauver le soldat Macron de la déconfiture aux européennes, neuf jours contre pas moins de 34 listes dont une confessionnelle. Neuf jours et deux morts. L’ère des négociations s’est arrêté sous Sarkozy, et les assassinats ciblés était volontiers employé par Monsieur Normal, cette génération de président kiffe les forces spéciales comme des enfants avec leur nouveaux jouets. Macron a cru lui aussi qu’il pouvait jouer les chefs de guerre et il s’est planté aveuglé par son narcissisme. A côté de ça, Sophie Pétronin, humanitaire enlevée dans le nord Mali, attend sa libération depuis trois ans. Mais le nord Mali n’est-ce pas ce n’est pas un endroit pour briller par militaires interposé, la zone est notoirement classée zoulou, les militaires embarqués dans l’opération Barkhane le savent bien. Résultat à ce jour sept morts et des dizaines de blessés, officiellement.

Nous l’avions tous déjà deviné, Juan Branco et Crépuscule l’ont confirmé Emmanuel Macron a été placé là pour casser notre modèle sociale et enrichir ses amis, neuf oligarques qui détiennent 90% des médias. Et le bilan s’annonce déjà catastrophique. Le seul CICE a couté déjà près de cent milliards pour cent mille emplois préservés ou crées contre les un million promis. L’Exit Tax qui facilite l’exil fiscal au nom de la « liberté » d’entreprendre ne sera finalement pas supprimée mais aménagée, et comme si l’abrogation de l’ISF ne suffisait pas, Macron a mis en place la Flat Tax ou PFU (Prélèvement Forfaitaire Unique) qui voit le prélèvement des plus riches passer de 60% à 30% pour une perte sèche de quatre milliards, à ajouter aux milliards perdu avec l’ISF, total 7,4 milliards. L’argument avancé est que sinon nos milliardaires vont filer à l’étranger. Plus l’argument est simple n’est-ce pas… Sauf que selon le Crédit Suisse la France est le pays accueillant le plus de millionnaires en dollars, après les Etats-Unis, et que depuis 2013 seul 0,3% des personnes imposables à l’ISF se sont exilé à l’étranger, sans qu’on sache réellement leurs motivations d’ailleurs. Et après on s’étonne des gilets jaunes… Pourtant pas un siècle ne se passe pratiquement sans que l’impôt, quelque part, ne provoque une révolution. Pourtant 1789 était précisément une réaction par rapport à l’impôt. Pourtant depuis quarante ans j’entends ce pays grommeler que ça va péter tôt ou tard. Pourtant la corruption des technocrates qui gouvernent ce pays est complète et depuis fort longtemps. Tout n’est qu’entre soi et cooptation d’une classe bourgeoise qui a abolit les privilèges de tous les autres à son seul profit. La perte de l’ISF n’est pas seulement un manque à gagner pour l’état de 3,4 milliards c’est également une perte sèche pour les ONG qui bénéficiaient des largesses des imposables par le biais des déductions sur la fortune. Résultat ces mêmes ONG, comme le Secours Populaire ou la Croix Rouge ont vu leur revenu chuter de près de 54%, et après ça on est censé s’émerveiller de la générosité de François Pinaud…

Qu’on l’accepte ou non Emmanuel Macron a organisé avec ses amis un régime autoritaire sous couvert de suffrage universel et en s’appuyant sur tout ce qu’il y a de pire avec la cinquième république. Quand les lois ne passent pas à coup d’ordonnance, on nous les impose avec les godillots de LREM quand ils sont là. Claire O’Petit qu’on voit énormément dans les médias est une des grandes absentes de l’assemblée nationale, elle n’a même jamais participé à la moindre commission. Idem pour Marlène Schiappa, la star des médias amateur de cruche, qui est largement moins à son ministère que sur les plateaux. Alors ce n’est pas difficile de faire passer la loi sur Notre Dame avec seulement 32 députés quand 500 autres sont soit dans leur circonspection, soit en campagne pour les européennes, soit occupés à babiller dans les médias. Un régime autoritaire qui propose aujourd’hui d’ouvrir une commission d’enquête sur l’impact négatif des gilets jaunes mais qui s’est étouffé quand une autre a proposé de s’ouvrir au sujet de Benalla. Où est-il d’ailleurs celui-là ? Plus un mot sur lui depuis qu’il est sorti de son court séjour en prison, comme évaporé, la dernière fois il était en villégiature en Suisse. Et je crois bien qu’on peut résumer le régime félon de Macron à cette affaire, des arrangements mafieux en s’appuyant sur une base largement corrompu ou abonné au rôle de girouette, comme Darmanin, de Rugy, ou Philippe qui tous critiquaient le même Macron avant d’entrer dans son gouvernement. Et voilà que le CSA, profitant d’une loi votée sous Hollande, accorde des temps d’antenne plus important à LREM qu’à ses opposants, tout ça dans le plus grand des calmes. Ce n’est plus une république c’est un hold up, le hold up de l’oligarchie… Reste que les européennes sera un des grands juges de la politique du roitelet qui en a parfaitement conscience, qu’on s’abstienne ou pas d’ailleurs puisque faute de vote blanc comptabilisé l’abstention est un vote en soi. Pour le moment la faiblesse du parti inventé par les oligarques c’est qu’il veut rejouer une vieille pièce réchauffée, moi ou le chaos. Macron ou le RN. Or jusqu’à présent non seulement on ne voit pas beaucoup de différence entre les deux partis, mais le RN lisse encore plus son discours avec l’espoir d’atteindre la réussite d’un Salvini. Le tout en s’appuyant sur une partie du mécontentement des gilets jaunes qui est comme chacun sait composé de toute sorte de courants mais surtout déterminé par tous les moyens à faire tomber Emmanuel Macron. Quitte à donner sa voix à ce qui s’apparente à une version féminine et agressive de Macron. Verra-t-on un jour Marine Le Pen au ministère de l’intérieur ? On peut le craindre même si on n’en est pas encore là, puisque Le Pen reste la pantomime des oligarques pour faire peur. Mais on a tout à craindre par contre d’un régime aux abois, tout à craindre d’un régime qui ment, gonfle les faits et les minimise quand on parle de vie humaine, d’un régime dont la seule opposition se trouve au sénat, ce rassemblement de vieux corrompus. Tout à craindre d’un gouvernement qui fait d’une opération de sauvetage une opération de comm, ils s’appelaient Cedric Pierrepont et Alain Bertoncello, ils ne sont pas morts pour la France, ils sont morts pour des élections…. Neuf jours…