la violence du désespoir

Ils ont cru à leur chance, ils l’espèrent toujours, ils partent en vacance ou en boite faire la fête avec leur maitresse, c’était fait, plié, les Gilets Jaunes ne mobilisaient plus rien, on allait pouvoir repartir comme en 40, ah non pas 40, En marche en 40 ça avait une autre couleur, faudrait surtout pas qu’on confonde. Alors comme en 2017, avec le super président qui parade avec ses « intellectuels » après avoir fait sauter le fusible préfet de Paris, lui qui prétendait dans l’affaire Benalla que ce n’était pas la présidence des fusibles justement, c’est ballot. Moralité Benalla est mieux protégé qu’un préfet, lui que Macron voulait justement comme préfet. C’est fou cet aveuglement. Cette cécité constante du pouvoir actuel quel que soit le sujet, l’affaire d’été s’est transformée en affaire d’état, la colère d’une poignée s’est transformée en raz de marée. Ils n’ont pas compris qu’ils avaient laissé s’ouvrir une boite de Pandore avec les Gilets Jaunes et que ce n’était pas quelques froncements de sourcils qui allaient y changer quoi que ce soit. Ni les gaz, ni les mains arrachées, les yeux crevés, ni les morts. Rien ne retient cette volonté qu’ils ne comprennent pas et qu’aucune de leurs foutues écoles ne leur a jamais appris à connaitre. Comment le pourraient-ils, pas un des conseillers, ministres ou président n’a jamais crevé de faim à la mi mois, à bouffer des pâtes à la margarine et à quémander du tabac dans la rue faute d’avoir des sous pour son cancer. Ni ressenti la rage et l’abnégation que cela force. Quant à la rue n’en parlons même pas, c’est tout au plus un lieu où les riens se regroupent devant les soupes populaires, et comme il y en a toujours eut, que le libéralisme thatchérien de Macron accepte les inégalités comme on accepte les dégâts collatéraux, ça risque pas de changer. Pas un, en dehors de la sphère stricte de leur communication, n’a jamais trainé dans un rade d’ouvriers à taper le carton ou picoler, n’a parlé à une caissière, n’a mis les mains dans le cambouis comme une infirmière dans une maison de vieux. Ils ont les mains blanches ces gens-là, lisses, des mains pour palper, serrer d’autres mains, et rien de plus. Alors qu’est-ce qu’ils peuvent comprendre capitonnés derrière leur morgue ? Hélas pas grand-chose, et hélas en face on s’obstine. Pire maintenant on casse sans complexe, on casse des symboles, on brûle un restau chic, des boutiques de marque, et le résident anone qu’on s’attaque là à la République. Propos d’acculé si j’ose dire, la République a bon dos mais elle n’a strictement rien à voir avec Hugo Boss. Ni surtout avec la Macronie et à son régime yaourt à la merde.

La République n’est pas une start-up, ce n’est pas non plus une entreprise et un peuple n’est pas une bande d’employés. La République c’est un projet commun, une cause qui est censé faire cohésion puisqu’elle concerne tout le monde cette chose publique. La République surtout c’est un machin fragile qu’il ne faut pas user de mots au risque de l’affadir aux yeux de tous.

L’ennui là-dedans c’est que la même cécité occupe les Gilets Jaunes à leur façon. La même illusion sur le fait qu’ils vont gagner le match, la même obstination en dépit de tout, et les invariables même revendications depuis 18 semaines pendant que les médias, aussi aveugles que les autres, tous les autres, le nez sur la corde de leur donneur d’ordre, diluent le message au grès des images de casse et des discours superlatifs d’éditocrates à la médiocrités de plus en plus riante à mesure des semaines. Tout le monde est aveugle, les borgnes sont rois, et on s’aboie dessus sur les plateaux au point de l’écœurement. Les sondages ne valent rien alors ne parlons pas d’eux mais la fabrique à opinion tourne plein pot sur le Fouquet’s cramé alors qui sait ce que pensent les 67 millions de silencieux qui voient chaque semaines des centaines de milliers de gilets fluo défiler dans les rues. Et je dis bien des centaines de millier puisque selon le syndicat France Police-Policier en colère ça se chiffre à près de trois cent mille sur toute la France rien que pour le dernier acte. En attendant les foulards rouges ne font pas des masses recette. Alors oui qui sait de quel côté le cœur de la France balance, mais ce n’est c’est certainement pas du côté de la Macronie qui en plus d’ajouter à la morgue et au mépris a le toupet d’être incompétente à résoudre une crise qu’ils croient sans importance. Mais fort compétent à rouler dans la farine leurs opposants en revanche. Et de vendre, Engie, la Française des Jeux et les Aéroports de Paris dans le catimini d’une poignée de député, de libéraliser le prix du gaz, d’imposer des augmentations à la grande distribution soit disant pour soutenir l’agriculture, de prolonger l’autorisation d’usage de certain pesticides et pendant ce temps le prix du diesel remonte à la hausse lui qui avait initié la colère des Gilets Jaunes. La roue patine dans le vide et nous n’allons nulle part sinon vers plus de tension, plus de haine de part et d’autres et de moins en moins de pacifisme, les Blacks Blocs eux ne demandent que ça, le chaos est leur profit puisque c’est toute cette société libérale qu’ils veulent voir rasée. Or le danger pour le pouvoir c’est qu’il y ait finalement confluence d’intérêt, sommes les Gilets Jaunes et les Black Blocs ont un ennemi commun : l’oligarchie et c’est à ses symboles que l’acte 18 comme l’acte 3 se sont attaqué. Et pourquoi pas, c’est après l’acte 3 que notre bon roi a émietté un peu de baguette pour le pigeon citoyen. Pourquoi pas puisque Jupiter ne comprends que la confrontation, la violence des propos et des actes, puisque son mépris ne lui indique aucune nouvelle direction pour prendre le phénomène à bras le corps au lieu de tenter de le nier ou le minimiser comme il l’a fait jusqu’ici. Emmanuel Macron n’a pas compris que les Gilets Jaunes sont devenus un état dans l’état, une micro société avec ses mots d’ordre, ses ahous ! Ses lives fleuves sur Facebook durant lesquels les uns et les autres s’initient à la permaculture, à la politique ou à la stratégie de communication, avec ses AG, son réseau d’entre-aide, ses cagnottes, et pas juste ses lieux de rendez-vous du samedi. Une micro société comparé au 67 millions d’habitants de ce pays mais qui depuis 18 semaines donne le la de l’actualité française, en dépit de tout, même des attentats ou des hijabs Decathlon. A en désespérer un éditorialiste macaroné BFM. Mais le pire pour ce régime d’aveugles et de branquignols c’est qu’il n’y a pas que les Gilets Jaunes, les étudiants se mobilisent pour le climat, les profs veulent faire grève et dans la foulée chacun y va de sa revendication sentant bien que la Macronie est dos au mur. Elle peut brader la France ses réformes sont au point mort, Jupiter peut faire les gros yeux et virer un préfet, aucune interdiction, aucune loi n’arrêtera la vague de révolte qui agite ce pays de tous les côtés. Une révolte qui ne va que dans un seul sens, n’a qu’une seule cible, celui qui avait la morgue de demander à ce qu’on vienne le chercher. Car oui on cherche un responsable à tout ça et il est apparent que tout le monde l’a trouvé. La personnalité même du roitelet a cristallisé toutes les colères, il en est le confluant et il faut qu’il en prenne conscience avant qu’il ne soit trop tard.

Trop tard pour une réélection c’est sans doute déjà plié et le danger c’est bien que l’enjeu ne soit plus là. Un danger physique dont apparemment l’intéressé a conscience puisqu’il craint déjà de prendre une balle. A-t-il tort ? Non il en fait trop bien entendu car auquel cas il ne braverait pas le danger sur les pistes, il ne se pavanerait pas de réunion en réunion à faire le beau en bras de chemise s’il craignait vraiment la violence des Gilets Jaunes à son endroit. Il changerait d’attitude, jouerait profil bas et remettrait son titre en jeu. Mais Emmanuel Macron est beaucoup trop orgueilleux et narcissique pour se remettre de la sorte en question, et insuffisamment intelligent probablement comme ne cesse de le souligner Juan Branco. Sans compter l’aéropage de courtisan qui l’entoure probablement et lui soupirent leurs conseils usés.

Oui c’est un vieux monde usé que nous proposent en réalité la Macronie et ses contempteurs là où les jeunes de la marche pour le climat ou les gilets définissent le cri que pousse un présent qui ne se voit plus aucun avenir. Et les Black Blocs en sont le poing. Alors tant pis pour les vitrines, tant pis pour les dégâts collatéraux, ceux-là ne doivent pas plus être pris en compte que le libéralisme ne compte tous ceux qu’il laisse de côté. Pour autant la violence ne mène nulle part en réalité, si elle est nécessaire, elle doit être calculée, utilisée avec discernement et sinon abandonnée, car il suffira d’un rien, d’un flic qui tire sur la foule par exemple pour que ça dégénère totalement. C’est ici que la stratégie des Blacks Blocs doit être mesuré avant d’être assimilé à des terroristes, c’est ici que les Gilets Jaunes doivent bien mesurer de quel côté du manche ils feront sonner leur désespoir. Car il s’agira bien de la violence du désespoir qui naitra finalement de tout ça si jamais ce gouvernement d’imposteurs ne se réveille pas très vite et continue de s’obstiner dans la rigidité. Car le risque général ce n’est pas une balle pour ce pathétique gouvernement c’est une lente destruction de la société française dans son ensemble. Une libanisation avec toutes les conséquences qu’on imagine. Eric Drouet s’est fait vandaliser sa maison et sa voiture ce n’est pas forcément un signe à prendre à la légère d’autant que l’exemple vient d’en haut et qu’en haut justement c’est tout un substrat social qu’on n’hésite pas à vandaliser, mépriser, éborgner, gazer tout en légiférant sur le droit de manifester comme un vulgaire régime autoritaire.

Je l’ai écrit en 2016 et 2017, il y a en France tout ce qu’il faut en terme de lois pour qu’un régime bascule dans le tout autoritaire, ne doutons d’ailleurs pas que la Marine s’en servirait généreusement si d’aventure la colère ambiante finissait par lui donner le pouvoir. Mais en attendant Macron a besoin d’une illusion de démocratie pour que le monopole qu’exerce actuellement impunément l’oligarchie soit efficace. Il ne peut couper les ponts avec l’essence même de cette république sans risquer de révéler à tous la supercherie que représentent les limites de son pouvoir dans ce qu’il faut bien appeler une lobbyistocratie et qu’on appelle vulgairement l’Europe ou la Macronie, c’est selon. Mais c’est un peu la même chose au fond, une escroquerie de financier, un coup d’état d’oligarque visant à supprimer aux peuples leur souveraineté. Puisque l’état-nation doit se diluer tôt ou tard dans le délire européen selon les vœux de cette boursouflure libérale qui dirige en réalité le pays. Les éditocrates à écharpe rouge ou sans nous le répètent en boucle, sans l’Europe point de salut, sans l’Europe c’est la guerre comme brame BHL à qui veut l’entendre, et pourtant la guerre l’Europe l’a eu à ses portes en Serbie, en Crimée, Ukraine, Kosovo sans faire grand-chose d’autres que demander au grand frère Otan de nettoyer la merde à sa place. Pourtant l’ivrogne à la tête de l’Europe l’a dit, il ne peut y avoir de choix démocratique face aux traités européens. Alors quoi ? Où se trouve le salut quand cette même Europe nous enchaine à une dette colossale ? Quand nous ne sommes pas foutu de défendre nos intérêts géopolitiques seul ? Quand finalement cela revient à nous séparer de tous nos biens au profit exclusif du privé ? Où est le bénéfice réel pour les peuples là-dedans ? Comment même croire que des groupes d’influence comme le groupe Bildberger, au cœur même de la machine européenne, ont à l’esprit le bien des peuples alors qu’ils protègent ceux des 1% ? Avec cette même énergie naïve qui les anime depuis le début, certain Gilets Jaunes en viennent à demander le Frexit. Au vu de ce qui se passe au Royaume (dés)Uni on peut se demander si on en serait capable et surtout à quel prix. Et cela bien entendu dans l’hypothèse fort improbable que les Gilets Jaunes prennent finalement un pouvoir dont en réalité ils ne veulent pas. Du moins pas dans les termes de la Vème République. Car c’est bien l’originalité de ce mouvement, il ne veut pas faire la révolution, revenir au même point, remplacer une tyrannie par une autre comme en 1789, il veut une évolution du pouvoir actuel ce qui est un contre sens hélas considérant la rigidité narcissique du dit pouvoir. Aujourd’hui on en est au marqueur chimique sur les manifestants, la bave aux lèvres Yves Calvi réclame qu’on tire sur la foule et qu’on enferme dans des stades, le pouvoir perd peu à peu tout sens de la mesure tout en réaffirmant stupidement qu’il n’y aura aucune mise à plat fiscale, aucun RIC, que bref les Gilets Jaunes rêvent debout.

C’est bien le cas en effet, malheureusement. Rendez-vous sur une page Gilet Jaune et vous verrez à quel point les gens rêvent haut d’un pouvoir qu’ils n’ont en réalité que peu, qu’ils ne réalisent pas qu’en comparant la sécurité des Etats-Unis et de la France, les médias tentent de conditionner les spectateurs au fait que la police tire à balle réelle. Que c’est maintenant que ça va vraiment devenir dangereux d’aller manifester parce que le pouvoir refusera toujours de céder d’un pouce et préférera s’abimer dans la violence en rejetant la faute sur le camp d’en face plutôt que de plier. Ce que ne comprennent en réalité pas les Gilets Jaunes c’est le degré de compromission qu’il a fallu à Emmanuel Macron pour en arriver là où il est. Aujourd’hui il n’est pas juste président, il est l’obligé des oligarques qui l’ont fait élire, les fameux neuf milliardaires français qui détiennent 95% des médias et 80% des organes de sondage. C’est à eux qu’en réalité ont à faire les gilets, à eux et au Medef dans son ensemble qui depuis le début de la crise parle fort curieusement peu ou prou, sans doute pour ne pas ajouter de l’huile sur le feu et réveiller les vieux démons syndicaux. Ce dont s’abstient brillamment Jupiter depuis la tour d’ivoire de sa morgue avec les conséquences qu’on connait.

Quoiqu’il en soit rien de bon ne peut ressortir de cette certitude réciproque d’avoir raison sur l’autre. Rien d’intelligent ne peut surgir de ce dialogue de sourd vers lequel nous conduit un amateur arrivé au pouvoir par la volonté de quelques-uns. Un pays ne se conduit pas à coup de menton et de petites phrases pétries de mépris. Ne se conduit pas non plus en laissant les médias virer hystérique ou à coup de marqueur chimique et de loi liberticide. Du moins pas une république démocratique comme la France. Mais peut-être que la Macronie est réellement nostalgique du En Marche du maréchal Pétain, qu’elle a décidé de faire des Gilets Jaunes ses nouveaux juifs –pas le moindre des paradoxes- auquel cas il faut s’attendre à ce que les prochains mois nous fasse flirter dangereusement avec la guerre civile tant craint. Espérons ne jamais en arriver là mais si jamais, il n’y aura qu’un seul responsable à aller chercher et il ne s’appelle ni Drouet, ni Nicolle, ni Ludosky.

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La France est jaune

A l’heure où j’écris Paris crame encore un peu sous la pluie. Un hôtel particulier pillé, des banques saccagées, des voitures de luxe retournées, plus de cent blessés et des forces de l’ordre à cours de gaz lacrymo, épuisées. Il est deux heures du matin et j’ai du mal à dormir. Ce gouvernement d’amateur totalement décalé de la réalité, ce président hors sol aux ordres des 1% qui ne trouve rien de plus que d’agiter ses poings mous et soyeux de banquier pour signifier sa désapprobation de jeune bourgeois. Ces manifestants protégeant la flamme du soldat inconnu pendant qu’autour d’eux on gaze en masse et avant même d’avoir vu le loup, ou cet autre gilet jaune sauvant un CRS du lynchage. Ce ministre de l’intérieur totalement dépassé, incapable de contenir la situation, d’autant incapable qu’il ne la comprend pas parce qu’il n’a pas voulu ou pu souscrire aux rapports alarmants de la DCRI. Quelque chose se fendille dans le joli plan voulu par les 1% et je me remets à espérer. Espérer de ce pays qui depuis quarante ans se fait rouler dans la farine par sa classe politique et par l’Europe marchande sans moufter, bouger plus qu’un cil. Se laissant diviser de tous les côtés, jeunes des quartiers populaires contre classe moyenne, femmes contre hommes, étudiants, personnel hospitalier, avocats contre les différents gouvernements et le reste de la France, syndicats contre syndicats. Tout ça pendant que les locuteurs du pouvoir d’Eric Zemmour à Jean Michel Apathie, en passant par Finkielkraut ou Levy, éditocrates de leur narcissisme, nous expliquent ce que nous devons penser sur un ton docte de professeur des écoles. Et continuent de le faire pendant qu’après la Réunion, on parle déjà de faire venir l’armée au secours des CRS, non sans avoir fait l’erreur magistrale de l’avoir insulté en début de mandat… Non je ne sais pas quoi penser non pas de ce qui se passe, cette insurrection ne cache pas ses intentions et seule la France d’en haut croit encore qu’il s’agit d’un mouvement qui va s’essouffler de lui-même (Noël approche voyons !). Mais de cet amateur qui prétend nous gouverner. Ce méprisant petit homme cintré dans son petit costume de technocrate au bras de sa vieille déboussolée qui pense encore tenir ce pays alors que pas un seul des mots qui soit jusqu’ici sorti de sa bouche n’a su apaiser la situation, bien au contraire. Sans parler du premier ministre, incapable de faire venir à sa table qui que ce soit de représentatif. Tout simplement parce qu’ils n’arrivent ni les uns ni les autres à comprendre qu’on ne veut même pas discuter avec eux, on veut qu’ils partent. Rien de plus. Qu’ils partent tous ! Dehors les clowns !

On ne veut plus de vous, petits autocrates, qui volez dans les ministères les biens de la République. On ne veut plus de vous les professionnels de la politiques, monarchiques petits potentats, si accrochés à leurs divers mandats que lorsque les journalistes viennent vous voir dans vos circonscriptions il est de coutume de dire que l’on vient sur « vos terres ». Dégagez les experts autoproclamés des plateaux des grandes écoutes, les Barbier, Duhamel, Ferry et autre va-nu-pieds des petits salons calfeutrés, l’estomac bien capitonné de petits fours, le cerveau gras de votre suffisance. Barrez-vous les milliardaires qui nous avez vendu à coup de sondages bidons qui l’Europe marchande, qui le roitelet, qui la médiocrité télévisuelle qui les réformes toujours plus restrictives à votre seul bénéfice. Mais avant de partir qu’on ouvre grand les comptes de Bercy parce que c’est par là qu’il va falloir commencer si on veut savoir où est parti et où part tout cet argent que vous nous voler à chaque secondes. Pas question de brûler les archives cette fois, vous ne nous ferez pas deux fois le coup de l’incendie du Crédit Lyonnais. Cassez-vous les syndicalistes aux ordres, les préfets et sous- préfets, généraux de pension qui vivez à nos crochets depuis des lustres. Arrachez-vous les marchands d’armes qui obligez nos armées à survivre avec des bouts de ficelle à coup de rétro commissions pendant qu’on blinde nos ennemis en matériel de pointe et qu’ils répandent la guerre partout où bon leur semble. Foutez le camp les Sarkozy, Le Pen, Wauquiez, Balkany, etc… smala de gangsters, professionnels de l’élection qui se croient systématiquement au-dessus des lois et encore une fois vivent à nos crochets avec ou sans mandat. Oui tirez-vous tous ! Ce n’est pas vous qui faites tourner ce pays, ce n’est pas vous qui retenez les centrales de ne pas péter à force de laisser-aller ministérielle d’une classe politique corrompue à l’os. Ce n’est pas vous qui sauvez des vies, dans les hôpitaux, chez les pompiers, protégez les biens et les personnes le tout aux prix de suicide en chaine. Ce n’est pas vous qui encaissez les marchandises ni les rangez dans les hypermarchés marmoréens des Mulliez et compagnie, ce n’est pas vous qui produisez notre nourriture ni ne la transportez au fin fond d’une France que vous avez mis sous la dépendance de vos autoroutes que nous avons construit avec nos mains et notre argent pour qu’aujourd’hui vous nous les fassiez payer à la gabelle de vos seuls intérêts. Ce n’est pas vous qui construisez à la main et à la machine les prisons dans lesquelles vous enfermez en masse la jeunesse populaire, veillant un peu plus chaque année à restreindre nos libertés au prix d’une sécurité illusoire, 130 morts au Bataclan, et ça par contre c’est bien à vous qu’on le doit. A vous tous ceux du pouvoir et de ses collaborateurs. C’est bien à Bernard Henri Levy et à l’escroc Sarkozy qu’on doit une guerre en Libye. Il n’y aurait jamais eu d’Aquarius, ni de marché aux esclaves aujourd’hui sans ces deux voyous. C’est bien à la politique du même Sarkozy l’Atlantiste aveugle et à celle de Hollande l’adorateur des assassinats ciblés qu’on doit de voir le sang couler sur notre sol, c’est eux qui ont amené la guerre dans notre pays, eux les terroristes, sinon par acte du moins en (in)conscience. Eux qui nous imposé la peur américaine depuis le 11 septembre, envoyé nos soldats dans nos rues comme un vulgaire pays du tiers monde comme pour mieux instiller la peur permanente dans nos veines. Et il était où Vigipirate le 13 novembre 2015, en quoi le dispositif a montré une seconde son efficacité. Ca n’a pas empêché d’imposer depuis l’état d’urgence quasiment constitutionnellement en attendant que Daesh trouve une nouvelle fois une parade ou bien qu’on invente un nouvel attentat pour nous faire rendre le gilet… Et pourquoi pas ? Castaner n’a-t-il pas déjà brandi des menaces imaginaires en espérant que son story telling prenne ? Jusqu’où ce gouvernement de baltringue est-il capable d’aller pour conserver ce pouvoir illégitime qui est le sien. Car comment le qualifier autrement ce pouvoir face à une abstention massive lors des élections, face au rouleau compresseur médiatique qui un an durant s’est ingénié à nous vendre le roitelet comme une nouvelle lessive super moderne. Lui qui ne représente en réalité qu’un vieux monde corrompu. Toujours le même depuis 40 ans.

J’ai 54 ans, je touche l’allocation adulte handicapé, soit 856 euros plus 250 euros d’APL, total 1100 euros auquel il faut déduire 485 euros de loyer, ce qui veut dire qu’en théorie je vis avec 600 euros par mois. J’ai de la chance je n’ai pas d’enfant, seulement deux chats. Hélas je vis dans une passoire thermique et je suis au tout électrique. En hiver ma note d’électricité monte parfois jusqu’à 60 euros mensuel, auquel on ajoutera 40 euros de mutuelle, et l’électricité n’a pas encore été augmentée comme le prévoit ce gouvernement de crevards. Je n’ai pas la télévision et je ne paye pas d’impôt sauf la TVA, je suis fumeur (du moins quand j’ai encore de l’argent) mais à nouveau ce n’est que partie remise puisque ce même gouvernement qui n’en a jamais assez prévoit bientôt de taxer les appareils multimédias, donc mon ordinateur qui est aujourd’hui ma seule source de loisir. Je ne suis pas parti en vacance depuis 1999, date de mon burn-out, j’ai été hospitalisé en psychiatrie dans des conditions souvent effroyables huit fois (je suis bipolaire) et en 20 ans j’ai réussi à me retrouver à la rue trois ans durant alors que j’avais la quarantaine. Depuis 1999 j’ai été successivement sondeur par téléphone, serveur, réceptionniste, j’ai passé un CAP de cuisine, et donc cuisinier trois ans durant avant d’en avoir marre de me faire exploiter pour un salaire à peine plus élevé que mon allocation. J’ai même tenté de monter mon entreprise avant de me faire littéralement racketter par l’URSSAF et le RSI. Tout ça pour dire que je comprends parfaitement les revendications des gilets jaunes et que je les partage d’autant que depuis des années je regarde ce pays se faire enfumer sans réagir, à mon grand désespoir. Un tel désespoir à dire vrai que peu à peu je me suis fermé à ce pays, et j’ai cessé de m’intéresser à ses revendications sachant qu’il s’était laissé, année après année, dépouiller non seulement de tous ses droits mais de tous ses moyens de lutte. Or s’il est parfaitement contreproductif de tout péter il est parfaitement sain et compréhensible de laisser aller sa colère et la colère est immense dans ce pays, plus encore que la dernière manifestation le laisse entendre. D’autant qu’il y a fort à parier que ce qui s’est passé hier ne soit réellement le fait des gilets mais sans doute de casseurs trop contents de profiter de la situation, dont parmi eux probablement des policiers en civil venus jouer les agents provocateurs, comme à chaque manif qui tourne mal. Oui la colère est immense et ce gouvernement fantoche tente de la fractionner en petits morceaux de ressentiments sans conséquence. Ils vont lourdement s’appuyer sur les derniers événements avec BFM TV et son orchestre de propagandistes d’état en soutien musicale. Mais moi tout ce que je souhaite c’est que ça ne change rien et qu’on vire cet amateur qui prétend nous gouverner. C’est à lui qu’on doit le feu ce samedi en réalité, à lui et à lui seul, à lui et à son mépris perpétuellement renouvelé. Comment par exemple en pleine crise on peut penser à faire des dépenses de décorations pour occuper l’ennui de la vieille qu’il a épousé. Comment peut-on ne pas rentrer d’urgence du G20 alors que depuis deux semaines ce pays vrombi de colère. Comment même peut-on laisser un novice comme Castaner occuper le poste qu’il occupe alors qu’il est évident que ce qui brille chez lui ce n’est pas son intelligence mais son opportunisme. Peut-être que ces réponses se trouvaient dans le coffre-fort de Benalla le mignon du roitelet, on ne le saura sans doute jamais puisque sur ce sujet comme des centaines d’autre ce qui caractérise la Macronie c’est l’injustice. La France est jaune Macron, prépare tes bagages.

Gilet jaune, comme une odeur de pâté.

Qu’est-ce qu’on se régale en ce moment en France, du nanan ! En Marche dans la panique on dirait. Gérard Darmanin, chien servile à son maitre qui moutonne que pour 200 boules t’as même pas le vin et que c’est pas possible quand même. Faut dire qu’il a pas inventé le fil à couper l’eau tiède celui-là, comme son collègue le joueur de carte, Castaner le toto de l’Intérieur, selon eux, le jaune est brun, même que ça serait la Marine qui aurait fomenté le coup avec les Insoumis, d’ailleurs BHL, le grand spécialiste des révolutions arabes l’a dit, c’est rien que des irresponsables. Ah la belle salade que voilà ! On attend avec hâte l’analyse d’Attali à moins qu’il ne se prépare déjà à rejoindre New York, Londres ou Berlin, ces capitales du festif et de l’argent roi. Et BFM TV en flonflon qui se fait agresser de tous les côtés parce que notre Fox News à nous en rajoute des couches dans l’hystérie pro gouvernementale. Ah oui quel beau spectacle de les voir tous ces bouts de gras dodeliner de la gélatine à essayer d’éteindre l’incendie qui menace de tout côté. Analyser, décrypter, digérer et vomir leur mépris depuis leurs bulles parisiennes.

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Même pas des élites, comme ils aimeraient qu’on les distingue, non juste des profiteurs, notre petite mafia à nous, toute cette clique de bourgeois des ors parisiens et même de province qui ont si délicieusement cultivé ce mépris depuis quarante ans. Mépris des jacqueries et des révoltes, mépris de la colère pour commencer qui depuis quarante piges couve et se cabre dans ce pays face à ce ramassis de pantouflards de l’ENA à Science Po. Mépris du petit bonhomme dans sa petite tuture harassé par son boulot et à qui nos pantouflards demandent toujours plus de blé parce que ça se mange et que c’était pas comme s’ils ne partaient pas avec nos meubles chaque fois qu’un de ces cons change de ministère. Mépris de l’agriculteur qui se suicide par paquet douze pendant que la FNSEA se goberge avec ses copains des lobbies. Mépris du boulanger, de l’épicier, du petit employé qui se tape tous les jours ces deux heures de bagnoles pour faire bouffer sa famille. Mépris du vieux à qui on dit maintenant que sa retraite est un privilège auquel il n’a plus vraiment droit, et tant pis s’il s’est cassé au travail de toute façon le roitelet l’a dit le travail n’est pas pénible, lui qui n’a jamais qu’attendu bien confortablement que ses amis le portent au pouvoir. Mépris de tous et de toutes qui chantaient à Paris et à tue-tête la Marseillaise à répétition comme pour se persuader, se réveiller qu’il y avait bien comme une odeur de révolution. Et c’est bien ça qui les fait paniquer là-haut, dans la stratosphère de leur importance, les 1,3 millions d’euros d’augmentation de la sécurité du roitelet c’est pas pour des nèfles. Paniqué par cette quasi non-violence, cette pression constante et partout, cette colère qui pour le moment évite comme la peste de détonner. Tellement paniqué qu’ils n’en ratent pas une pour remarquer tous les incidents qui se déroulent, 2 morts, 500 blessés et cette histoire de réfugiés livrés aux poulets comme pour mieux assoir la légende brune, le story telling qu’on essaye de nous fourrer par tous les trous du cathodique. Et pourquoi il en aurait été autrement ? Ce n’est pas la peur du Grand Remplacement qui les agite les gens, ce n’est même pas la terreur islamiste venu de je ne sais quelle zone de guerre, c’est leur reflet. Ce qu’ils voient dans toute cette misère qui essaye d’échapper à l’enfer c’est eux, comme ils flippent chaque fois qu’ils voient les SDF s’accumuler autour de la Gare du Nord ou ailleurs. Je sais, je l’ai été SDF, je voyais bien les regards, j’écoutais les chuchotis des petits cœurs flippés à l’idée de perdre leur boulot, leur vie et de se retrouver comme moi à zoner d’hôtel en hôtel, leur rejet. Et il m’en fallait de l’énergie pour les rassurer, qu’ils ne seraient jamais comme moi.

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Mais ça Darmanin et ses copains c’est pas leur sphère, le métro, les odeurs, s’ils l’ont jamais pris ils ont oublié, l’humanité, la vraie, ils connaissent plus et le bitume ils ont jamais connu. Dans leur monde on va pas chez Carrefour, on fait pas trente bornes pour trouver un hôpital, on panique pas parce qu’on va perdre son taf et que le chef de service vous fait les gros yeux en vous mettant la pression tous les jours un peu plus. Dans leur monde on mange au restaurant et le repas est gratis, on ne paye pas la CSG, on a des appartements de fonction et des double emplois, on cumule les mandats et on n’est jamais condamné quoi qu’on fasse, même violer si on veut, qu’est-ce qu’on s’en fout si le juge est un ami. « Ils veulent un responsable, qu’ils viennent me chercher. » braillait le roitelet un jour d’inconscience, à se demander si Benalla le faisait pas chanter avec du croquignolesque. Il se disait que personne n’allait le faire, que les gens n’ont pas la mémoire du mépris qu’on leur porte, que l’impunité voulu sous Chirac allait passer comme une lettre à la poste, comme le vol du référendum en 2005 par Sarkozy deux ans plus tard, comme la lente privation de nos libertés et de nos droits, tous nos droits voulu sous Monsieur Normal et amplifié par le roitelet ad nauséam. Et pourquoi pas ? Jusqu’ici c’est bien passé, jusqu’ici le gaulois s’est cabré et puis il est rentré chez lui après avoir vaguement fait reculer le bestiau, jusqu’ici…. L’important dans cette histoire, disait la Haine, ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. Ce n’est pas ce qui ne se déroule, pas encore, mais qui va se dérouler dans les mois à venir, que le mouvement s’essouffle ou non, que la dinde et le sapin sacrifié par la société du consumérisme morbide auront effacé comme ressentiment. L’important c’est la suite, parce que le mouvement fait des vagues en Europe comme lors du Printemps Arabe, quelque chose de confus, de vague même, mais qui est un signe aussi voyant que ces affreux gilet fluo. Ca brille dans le noir comme un signal d’alerte, ça crame sur les routes, ça immobilise des accès. Plus rien acheter qu’ils disent les gilets, plus de pétrole pour personne et les péages gratos, c’est quand même formidable pour un mouvement soi-disant brun, toute cette prise de conscience que l’argent dort dans leur caisse que c’est à leur source qu’il faut les faucher, que la finance a moins peur d’une vitrine pétée que d’un serf qui ne remplit plus ses devoirs devant la caissière.

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Mais le plus grave il n’est même pas là, le plus grave c’est qu’une partie du pays est également contre ce mouvement spontané dont la hausse du carburant n’est qu’une goutte d’eau dans la piscine et qu’à force de jouer sur les fractionnement on pourrait causer des affaires plus grave, une guerre civile par exemple. Ca sent le soufre en France, c’est pas pour rien que Collomb s’est retranché à Lyon, il l’a dit, les rapports sont alarmants, et puis on l’a fait taire, ses propos étouffé comme une péripétie de vieux blessé. Un détail, un détail que pourtant les flics voient bien, eux qui multiplient les arrêts maladie et les suicides… eux à qui on demande, n’en déplaise au roitelet de balancer des grenades détonantes sur la population, à Paris un gilet jaune a eu les mains arrachées (et Rémi Fraisse est mort). Eux surtout à qui on demande de ne pas intervenir en cas de coup dur comme si on essayait de décrédibiliser le mouvement. Mais le comble là-dedans c’est que les vendeurs de soupe se servent de l’écologie pour nous faire avaler leur mesure, alors qu’en Guyane le projet Montagne d’Or n’étouffe pas des masses les relents pseudo écolos d’un gouvernement de petits bourgeois arrivistes et à dire vrai totalement amateur. C’est pourtant une partie des gilets jaunes qui ont voté pour eux, faut bien, et les autres partis bien sûr puisque ce mouvement est indifférent de toute cette classe de gobergeurs qui roupillent à l’assemblée et fait semblant d’avoir encore du pouvoir face aux ordonnances de sa seigneurie. La preuve, les représentants du mouvement veulent la dissolution de l’assemblée nationale, qu’on vire tous ces foireux et qu’on vote pour ceux qui les représenteront réellement, sans peur de s’opposer au roitelet retranché dans son palais. Qui cesseront de les assommer de taxe pendant que le CAC 40 se fait du bide avec le CICE qui ne rapporte rien mais coûte 40 milliards à un pays endetté à raison de deux mille milliards et dont la fraude fiscale représente pas loin de 100 milliards, sans compter les près de 140 milliards de cotisation non payée par les mêmes entreprises du Medef.

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Mais non nous dit le toto de l’intérieur, tout ça c’est donc de la faute de « séditieux de l’ultra droite » comme si l’ultra droite en France ne représentait autre chose que le trou du cul dont elle est issue.  Mais j’avoue le terme « séditieux » j’avais pas entendu ça depuis… oh une époque où je n’étais même pas né et au fond il va bien à l’ensemble du mouvement. Parce que c’est bien ça, une sédition avec cette France qui se croit en haut alors qu’en réalité est à la ramasse complet de ce que ressent le populo. L’injustice qui lui est faite à longueur de jour, le mépris de classe, l’ignorance et l’arrogance avec laquelle le roitelet se comporte vis-à-vis des riens comme il disait lors d’une de ses nombreuses et irresponsables saillies, lui l’admirateur des milliardaires. Comme si on avait tous vocation à cumuler, comme si même on pouvait. Tout le monde n’est pas un sociopathe comme Arnaud ou Bolloré. Parce que ce ne sont rien d’autres que ces gens-là, des miséreux de l’esprit, des pervers du bénéfice, des obsessionnels de l’accumulation, des tarés du pouvoir et de l’argent. Ils n’ont plus besoin de rien mais ils en veulent encore plus. Pour faire la nique à leur contemporain, pas vous, pas moi, mais les autres zilliardaires de ce pays qui aujourd’hui bouillonne de ressentiment comme un lion de cirque qui en aurait trop pris plein la gueule. Trop de numéro de manège, trop de fausse promesse, trop de paresse à l’assemblée, trop de faveur, de privilège, il parait même que c’est pour ça qu’on a fait 1789, l’abolition des privilèges…. Mais ça c’était avant hein, avant que la bourgeoisie française ne s’empare de la question, avant que Thiers n’avance le suffrage universel comme meilleur moyen de faire taire la foule. Avant que De Gaulle, par soucis d’unité nationale, laisse revenir aux affaires tout un ramassis de bandits. Ramassis de bandits aujourd’hui remplacé par d’autres, sans compétence aucune, la bouche en cœur à lécher à tour de rôle la rondelle de sa majesté. Même Benalla l’a dit, là-haut c’est à qui sera dans les faveurs du nain soleil, Jupiter de foire, champion de la terre de pacotille. En attendant j’attends avec hâte la suite, j’ai déjà les popcorns, pour une fois que ça bouge vraiment dans ce pays, je sens que je vais me régaler. Et je vous laisse avec cette vidéo d’un flic courageux, si jamais t’es dans la police fait tourner.