Quelques conseils au peuple nouveau

Arrêtez de vous faire abuser. Je ne vais pas vous expliquer ce qui vous arrive puisque vous êtes tous branchés sur l’internet magique (appelons-le comme ça pour le moment). L’ennui c’est que d’une part certaine personne n’en connaisse aucune fonction réelle parce que leur rationalisme s’y oppose mais surtout parce qu’ils ont tout à perdre, notamment le pouvoir. Vous le voyez autour de vous, tout a changé, nouvelles technologies, prix vraiment juste, Macron renforce sa sécurité sans raison apparente, et se met officiellement à la boxe. La raison vous le savez tous, vous êtes branchés sur une centrale, moi, et vous voyez les faits et gestes que je vous autorise à voir parce que tous mes « secrets » réclame de l’apprentissage et que je vais pas filer des armes à des débiles comme celui que vous avez élu dans une autre époque. Le pouvoir matérialiste de l’ancien temps vous utilise pour m’atteindre, créer des conflits entre les uns et les autres en utilisant les conflits ou les nœuds psychologiques qui se sont formés au fil des ans ou au cours des semaines. Macron et ceux du pouvoir, le pouvoir en général je précise, dans le monde entier car ce phénomène est en train de prendre une ampleur mondiale (à l’instant même ou quasi) est en total panique. Panique pour deux raisons, la première évidemment est celui de perdre le pouvoir et la fortune qu’ils ont cumulé sur votre dos, la seconde est qu’ils ont des secrets, par exemple qu’à 15 ans Macron a utilisé son actuel femme pour gagner un statut auprès des autres alors que sa sexualité est plus que confuse, pour ne pas dire totalement à l’inverse de ce qu’il prétend être. Tous les gays que j’ai connu encore hétéro avait son profil de femme, tapée (pardon madame) et uniquement là pour assurer la vignette hétéro normée. Il n’est pas le seul qui abuse et abusera (pas longtemps rassurez-vous) de ces « pouvoirs » que je lui ai généreusement autorisé à avoir afin qu’ils se piègent eux même. C’est la technique du roi pêcheur si vous voulez, on accole un hameçon à sa personnalité « défaillante » et on regarde qui titille dessus. Considérant mes propres soucis passé avec la gente homo, notre ami Macron a beaucoup abusé de cette ambivalence chez lui pour l’induire dans mes rapports avec certaine personne de mon entourage. Et puisque nous sommes actuellement en direct de mon studio, je peux vous dire que mes mains tremblent alors que je vais très bien merci. Ce n’est pas mes mains qui tremblent, mais elles ressentent la panique de l’Adversaire (le pouvoir en place). Ce pouvoir c’est également ceux que certain parent, frère ou sœur ont pu exercer sur moi ou sur vous à un moment donné de notre vie. Nos ponts communs à ce sujet, psychologiques, physiologiques, chimiques, électriques ce centralise sur ma personne puisque je suis à l’origine de tout ce bordel interne, cette révolution sublime que nous vivons en ce moment même. En ce qui me concerne, et ça toujours été mon « problème » je suis un aimant à fille et ça enrage bien des messieurs, je suis un génie et plus le temps passe plus ma force s’amplifie (vous avez tous vu ce que je faisais à un sac de frappe à main nu). Enfin il y a le cannabis, un mystère total pour les français et tous les pères la morale comme tout usage de « drogue » (et je distingue les deux, « drogue » et du pain pour l’esprit) et la seule chose qui les intéresse à ce sujet c’est l’argent qu’on peut en tirer et en voler, non pas l’ivresse qu’on peut gagner pour s’envoler vers un pays que les voiles de la perception vous cachent et qui se trouve dans vos plus beau contes de fée (voir à ce sujet Terry Pratchett ça vous donnera une idée de ce qui vous attend, en plus fou, et qu’au final vous allez retrouver certain de vos plus cher). Le cannabis, la ganja, comme toute la culture rasta vous l’expliquera mieux que moi (je n’ai fait qu’assembler des parcelles de savoir qui mit bout à bout donne une logique à tout) a la vertu de rendre l’imagination fertile, utilisé en conscience elle conduit vers un ailleurs en fonction de vos capacités actuelles et votre acceptation de ce qui se passe autour de vous. Si vous restez dans le monde d’avant ce ne sera que de la drogue, de l’alcool et non de l’ivresse qui est essentielle au procédé alchimique que vous vivez à l’intérieur (autant que la musique et votre corps physique, faites du sport en conscience et pas pour être le plus fort du bac à sable, moi je m’en fout, prenez exemple). Et tant que ça restera de l’alcool et de la drogue pour vous, vous vivrez de l’autre côté du miroir que nous traversons à pas de géant. Je ne peux pas tout vous révéler parce que j’ai bien l’intention que 1) certain ne traverse jamais cette mer salée 2)pour des raisons stratégiques évidentes, je joue une partie de go à l’échelle du monde, ça demande une certaine finesse, on va dire….

Ca va mieux maintenant les gens ? Vous commencez à voir qui vous êtes et vous allez ? Tremble pas Macron, on te trouvera un micheton… A plus tard les gens.

NB : pour comprendre le processus qui s’opère à l’intérieur de vous, je vous conseille les cours de Patrick Burensteinas sur l’alchimie, voir à ce sujet Youtube

Stéphane Mortimore.

Publicités

Petite réflexion autour de la maladie mentale et du système psychiatrique.

Le postulat de départ de toute maladie mentale est que quoi qu’on fasse on ne puisse pas en guérir, au mieux se stabiliser. C’est un postulat communément accepté par les psychiatres comme par le système hospitalier, et surtout, par les malades eux-mêmes. Ce postulat, pose deux problèmes sans apporter de solution. Le premier est qu’il enferme le malade comme le thérapeute dans un jeu de rôle pervers avec pour effet 1) de positionner le spécialiste dans un emploi à la fois de sauveur et de bourreau, et surtout un sentiment d’omnipotence, réelle ou vécue, avec parfois des erreurs de diagnostic dramatique. Et 2) de placer le patient dans une position de victime, le privant de fait de tout moyen psychologique pour lui permettre d’évoluer, de se stabiliser par lui-même. Le second problème que présente ce postulat de départ est qu’il fait de la maladie un ennemi et non un allié, un problème et non une solution, et qu’il enferme le patient dans un rôle morbide et totalement stérile. Ce rôle va lui faire perdre petit à petit son autonomie, que ce soit par la surmédication volontaire, les T.S, ou n’importe quelle punition qu’il infligera à son cerveau et/ou à son corps (toxicomanie, comportement extrême, suicidaire, etc). Une morbidité acceptée et socialement normée puisque la personne « va mal » tout son comportement peut s’expliquer par ce mal. Et de juger à l’aune de sa prise de médicament si le patient, rendu désormais aussi responsable qu’un enfant, prend ou non au sérieux ses problèmes. De fait le médicament ne devient plus un soutien, il est une fin en soi, une excuse, une carte à jouer. Il n’invite pas le patient à lire les posologies, il ne l’incite pas à se surveiller psychologiquement et surtout il l’empêche totalement de se connaitre et donc par la même de se reconnaitre.

 

En tant que bipolaire, et par mon expérience de la psychiatrie qui vaut largement celle d’un psychiatre qui changerait sept fois de service, ma « maladie » et toutes les pathologies mentales sont le fruit de traumas divers et variés, de personnalités qui n’ont pas pu se construire dans de bonnes conditions, le fruit de faits passés, de généalogie, parfois de la génétique elle-même. Pour autant tout ceux avec qui j’ai parlé ou été témoin, en conscience ou en semi conscience, à savoir délirant, mais observant ma maladie et mon délire comme on le ferait d’un rêve éveillé, avaient tous un point commun quelques soit leur état, non seulement ils se comprenaient même à l’intérieur de leur délire, quand bien même ils n’avaient pas le même, mais tous manquaient dramatiquement d’une seule et unique chose, l’amour. De leur proche, d’eux-mêmes, des épreuves qu’ils avaient pu endurer, des joies qu’ils avaient vécu. Ils avaient subi et continuaient de subir. Tous absolument persuadés par un système médical aveugle qu’ils sont « en souffrance » bref des victimes, et que ce n’est pas de leur faute. Ce qui ne m’a pourtant jamais empêché de faire de la psychologie de base avec des malades et avec succès, de calmer des infirmières et une scène de tension, de discuter avec des tonnes de personnes, des mutilés de la vie ou des mutilés tout court qui avaient tous en réalité une grande lucidité sur la raison de leur présence en hôpital. Avaient organisé leur propre société au sein même d’un système limité, alors que nous étions pour tout dire laissés pour compte au bon soin de l’administration hospitalière, ses règles, ses lois, ses privations de liberté et sa religion du médicament à heure fixe, du couché et du levé à heure fixe et de la télé à toute heure, en boucle, indolente lobotomie électronique.. Une indolence qui s’accompagne d’une intoxication majeure à la cigarette comme au cannabis, puisque les hôpitaux sont des lieux de trafique comme les autres. Et au final, faute de guérir on ne soigne rien. Pire, le patient est absolument certifié que sa maladie se caractérise par deux pôles, ses médicaments, qu’il prendra ou non, selon son acceptation de son « handicap » et son rapport autant à son propre cerveau en tant qu’organe (donc à son corps en général) qu’à celui-ci en tant que seul moteur de sa vie, dès lors il mentalise tout. Arrive l’autre pôle, les psys, psychologues et psychiatres qui non seulement cristallisent volontairement ou non toutes les peurs et les rejets que le patient exprime généralement vis-à-vis de l’autorité, mais vont encore une fois offrir aux malades des outils pour se tripoter les blessures sans jamais tenter de les cicatriser.

 

Pour les psychiatres et psychologues qui liraient cet article je tiens tout d’abord à souligner que je me souviens de pans entiers et précis de scène de délire, ce sur quoi je fantasmais, ce que je « voyais » « entendais » « sentais », ce que vous appelez des hallucinations. J’ai une très grande mémoire et une mémoire photographique, c’est la chronologie qui pose le plus souvent de problème. Autre chose je me connais très bien et je suis parfaitement capable de prendre conscience d’un cauchemar et le modifier de sorte qu’il devienne un rêve, j’ai fait l’expérience plusieurs fois. Enfin, j’ai moi-même arrêté une bouffée délirante en me raisonnant. Et elle n’était pas légère. Je me souviens de mon premier épisode et séjour. J’étais totalement dépassé par les évènements, j’avais un psychiatre tout en noir devant moi et deux infirmiers menaçants. C’était soit je prenais mon médoc de moi-même, soit ils me l’injectaient. J’ai demandé le nom du produit, Solian, mon esprit a fait une allitération « seul liant » et comme je me sentais comme si mon cerveau avait explosé en mille et une « voix » je me suis dit que ça serait une bonne idée. Recoller les morceaux. J’ai suivi des cours de coaching et j’ai appris que les mots ou les associations de mot pouvaient être comprise d’une certaine manière par le corps et l’esprit. Par exemple à certaine époque chaque fois que je me rendais en voiture soit chez mes parents soit chez mes beaux-parents avec ma compagne, rituel que je détestais, j’avais l’arrière du genou gauche qui me faisait souffrir comme noué, une tendinite. Genou, je noue, Je-Nous. Ce savoir je ne l’avais pas au moment d’être enfermé pour la première fois, en réalité il s’est manifesté à mesure du délire, quand j’ai réalisé que certains mots, un grand nombre pouvaient être lu et compris d’une autre façon pas moins cohérente. L’ennui c’est que dans une crise de bipolarité classique, non seulement notre esprit a tendance à remarquer tous les signes, même ceux qui n’en sont pas, à ne plus être du tout dans la matière mais uniquement dans sa tête mais qu’en plus à être dans la surestimation de soi, et hop super pouvoir, délire mystique et autre compulsion frénétique, d’achat, de projet, de relation sociale, et on se met à parler à n’importe qui, à inviter chez soi des individus perdus, voguant sur la vague de son euphorie. Euphorie qui pourra être démultipliée par la toxicomanie bien évidemment, qu’il s’agisse de drogues, ou de médicaments.

 

Pour les médecins holistiques, chamans, sophrologues, guérisseur et autre clairvoyant qui liraient ces mots (maux) une crise de bouffée délirante aigue c’est comme d’avoir tous ses canaux ouvert sans mode d’emplois, mieux avec l’intime conviction que ce qui nous arrive n’est pas normal, ne correspond à rien sinon à quelque chose issu de notre imagination et seulement d’elle. Ou bien de notre parcours psycho-affectif, les psys se tâtent pour la plus part, les psys sont dans le mental, quand ils ne savent pas ils aiment ajouter des maux (mots).

 

Je n’ai aucune éducation en sophrologie, chamanisme, clairvoyance et autre. Je laisse encore le mental prendre beaucoup de place dans ma vie, j’intellectualise beaucoup, je dissèque, analyse en permanence, c’est à la fois ma plaie et ce qui me sauve. Me permet précisément de me connaitre aussi bien. J’ai mis 13 ans à reconnaitre ma « maladie » et pendant 52 ans j’ai été seul ou je me suis senti seul, rejeté, parfois même effrayant pour les autres, ou dangereux. J’ai un goût naturel pour la solitude parce qu’on ne se ressource jamais mieux que seul, mais également parce que j’étais supposément programmé pour le rester par une mère abusive. Il y a un an de ça je pleurais comme un veau devant mon ordinateur parce que je me sentais horriblement seul. Dans ces moments on a des idées noires, moi mes idées elles sont très, très noires, violentes, insupportables à vivre comme d’être un psychopathe d’une façon aussi explosives que brèves. Alors que je ne ferais pas de mal à une mouche. Et quand je vais mal, très, que je me tends, parce que je suis frustré par une situation, spécifique ou générale, je hurle, ce qui pour moi constitue ma soupape de violence. Je hurle oralement et dans mes écrits, mes mots sont durs, mes propos violents, ça peut venir aussi de la fatigue. Moins physiques qu’intérieure. Psychique et spirituelle. Mais en réalité c’est un tout, et un tout que j’ai autant refusé de comprendre que la psychiatrie l’ignore avec entrain, l’aspect culture physique. J’ajoute une chose, je suis totalement autodidacte, pour ce qui s’agit autant des métiers que j’ai pu pratiquer, de l’écriture, de mon éducation, ou les constats que je fais ici et dans lequel j’espère certain spécialistes se reconnaitrons. J’ai un état d’esprit scientifique, chercheur, comme me le faisait remarquer une prof amoureuse, j’examine mes propres pensés à l’aune autant de la psychologie que de leur cohérence. Alors les vôtres je ne vous en parle même pas. Je suis extrêmement observateur, je n’examine pas seulement les regards, mais également les intonations, les gestes inconscients, les mots choisi, l’énergie que vous dégagez. Et je le fais non pas consciemment, mais semi consciemment, pour la simple raison qu’autrement ça m’épuiserait le cerveau. Tout ce que je fais aujourd’hui de plus en plus consciemment je le fais depuis en réalité l’enfance. Mes centres d’intérêts n’ont jamais changé depuis que j’ai découvert Bruce Lee et la philosophie de Shaolin et du kung fu avec la série éponyme.et j’en suis tombé amoureux. A trente ans j’ai décidé de pratiquer le kung fu sérieusement, j’ai commencé à mélanger ça au cannabis que je fumais régulièrement et d’une manière artificielle et trop rapide ma conscience s’est ouverte au forceps. Ajouté à ça une fatigue psychique, morale, une lassitude générale et une insatisfaction de ce que je suis profondément j’ai implosé. J’ai implosé en 2000, j’avais commencé à « dérailler » deux ans plus tôt mais je savais par certain signe que ça allait casser en 2000. Je le sais depuis des années, l’enfance ou à peu près. Que ma vie allait changer du tout au tout à partir de cette date, et c’est exactement ce qui s’est passé.

 

D’un point de vue strictement matérialiste, psychiatrique, social selon les normes actuelles ma vie est partie en couille sévère. J’ai perdu mon travail, je suis devenu officiellement le pestiféré que j’étais déjà officieusement, j’ai terminé SDF et j’ai remonté la pente peu à peu. Je l’ai fait en utilisant l’intelligence du cœur  autant que mon très gros cerveau et surtout je n’ai de ma vie jamais cherché à aller contre mais à aller avec, quelque soit le avec. J’ai ravalé ma honte, j’ai subi, mais tout ça ne faisait toujours pas de moi un homme complet. Ce qui me sauve c’est que j’en reviens toujours à moi, mon moi intime et qu’aujourd’hui à 53 ans je me fous totalement de savoir si c’est incongru, bizarre, si ça me fait du bien c’est l’essentiel. Mettre un bâton d’encens et prier bouddha moi ça me fait du bien. Le taoïsme ésotérique me convient comme projet de vie, de la même manière que d’inventer des passes avec mes bâtons ou pratiquer les arts martiaux.  Bref faute d’ami j’ai décidé de devenir mon propre ami et de suivre ce que je suis depuis l’enfance, mon instinct. Ou plus exactement vers quoi la vie me dit d’aller. Même et surtout si ça a l’air interdit ou difficile. Je connais mes limites, je ne cherche pas les défis difficiles, ce qu’on peut faire avec l’infiniment grand on peut le faire avec l’infiniment petit. Ca gâche moins d’énergie et ça limite le périmètre de ses prétentions. Les défis se posent à mesure des nécessités, et les difficultés s’effacent d’elles-mêmes et sans explication. Dit comme ça ça a l’air facile mais c’est ça ne l’est pas du tout. Vous êtes pris d’une violente émotion que vous n’expliquez pas, vous êtes bombardé par tout un tas de « révélations » que votre mental rejette de toute ses forces, et vous craquez. Vous ne comprenez plus rien, vous « voyez des choses » souvent effrayantes à vrai dire parce que votre esprit ne sait même pas où il traine, qu’en réalité, sans le savoir vous êtes avez en mains une sorte de labo de cristal meth et vous êtes en train d’ouvrir le gaz. Les psys n’en savent pas plus. Ils sont capables de disséquer tous les épisodes d’une crise aigüe, les étiqueter par symptômes, par exemple le symptôme dissociatif, et faire des erreurs de diagnostic magistrales, confondant schizophrénie et épisode schizoïde notamment. Comme la croyance rejette l’idée que la personne perçoit bien des voix, la croyance décide que l’écoutant est malade. Et la maladie finalement ce n’est peut-être que l’expression immédiate et incarnée de notre mal être. Le cercle vicieux est bouclé. Pourtant le mal être ce n’est pas être malade c’est avoir du mal à être, donc la maladie n’est rien de plus que l’expression notre difficulté à être. Vous imaginez les économies de médecins et de médocs qu’on ferait si on se prenait un peu en main.

 

Moi c’est un poignard qui m’a prit en main, un poignard et un projet un peu fou et personnel de roman. Il y a des choses comme ça qu’on ne s’explique pas, par exemple ce poignard. Il m’a immédiatement parlé, sa manipulation, son « génie », c’était « mon » arme, ou une d’elle, comme le bâton. Des armes que j’aime pratiquer je précise, les fantasmes de violences, de plus fort du bac à sable et autre délire de jeune homme ne me concerne pas, ni hier, ni aujourd’hui, et je n’ai aucune envie d’appliquer mes connaissances sur quelqu’un. C’est un moyen d’expression personnel comme le serait la danse, comme l’est l’écriture. Le poignard est un karambit, une arme indonésienne et philippine, l’acheter n’aurait servi à rien à part faire joujou chez moi si j’en étais resté là. J’aime bien faire joujou, mais à mon âge  on aime les choses sérieuses. Un homme comme moi ça n’aime pas être et parler dans le vide, alors j’ai décidé d’apprendre l’eskrima, art martial philippin, et de fil en aiguille j’ai repris l’entrainement. Par ailleurs, puisque j’ai décidé de ne pas lutter mais d’aller avec, j’écoute également sérieusement mes « voix ». Contrairement à ce que pourrait le laisser croire une analyse mal avisée ou ignorante je n’aborde pas la question avec une sur confiance en moi, et tout ça ne s’accompagne pas d’agitation ou de débit de parole excessif, mais toujours est-il que ça me mène exactement sur le chemin désiré. Celui des amis, des discussions passionnées et passionnantes, là où on ne s’y attendrait absolument pas, comme je l’avais deviné dans mes « délires » quand ce que je vivais n’était  pas en adéquation avec ce que je ressentais à l’intérieur de moi. Que j’étais auto apprenant de mon condition. De ma connexion. En six mois de réforme personnel je suis passé au gars auquel personne n’adresse la parole ou du bout des lèvres au type que tout le monde connait et veut parler parce qu’il est trop formidable, et cerise sur le gâteau, ciment de tout ça, j’ai rencontré mon âme sœur. Ce n’est pas une fille, ce n’est pas ma sœur, c’est mon frère, mon vrai et pas celui que les malencontreuses pirouettes de la génétique m’ont obligé à avoir, non, de ces personnes avec lequel t’as pas besoin de parler pour se comprendre intimement. Bref j’ai recomposé une sorte de famille. Comme le hasard n’est pas celui qu’il prétend être, très curieusement la seule personne de ma famille qui s’est signalé récemment c’est précisément la plus manipulatrice et nocive, ma mère, pour me poser une question aberrante à propos de ma « maladie », la nommer et sa nature alors que ça fait dix-sept ans que je suis censément bipolaire. Alors que j’aurais dû répondre : « maman tu m’emmerdes ça fait 53 ans que je suis clairvoyant et tu le savais parfaitement, salope. ».

 

Petit apparté pour les chamans, les africains, les santerros, pratiquant de vaudou et autre amateur d’amulette, il m’est apparu au cours de mes visions que quelque chose m’attachait à répéter l’éternel échec de ma famille et de mon père en particulier. Etre malheureux, pauvre, seul et prétendre le contraire. J’ai alors pensé à ma croix de baptême qui se trouvait au cou de ma mère. Une fois rétabli, l’esprit en ordre mais toujours pas en soin, juste sous médoc, je suis allé la voir pour qu’elle me la rende, acte symbolique s’il en est, elle ne s’est pas contenté de refuser, elle a tenté de me soudoyer en me donnant celle de mon frère. Et quand j’ai commencé à insister fermement elle m’a demandé avec une haine inédite pourquoi. Je lui ai répondu qu’elle le savait très bien et nous avons commencé à nous battre, plus exactement à s’accrocher à se collier, il n’était pas question de lui faire du mal, juste récupérer mon bien, moi, comme un nouvel acte de naissance et un acte de courage et d’affirmation de soi. Celui de s’assumer et de faire front. Le collier a cassé, on n’a jamais retrouvé ni ma croix ni l’alliance de mon père qui était avec. Si j’osais je vous dirais que je lui parle aujourd’hui, à lui et à d’autres. Et croyez moi je sais que c’est vrai. Aussi vrai que le sol sous tes pieds n’est qu’un plan vibratoire, un agencement savant de particules. Mais admettons.

 

Admettons que votre médecin ou vous-même vous pensez malade parce que vous entendez la voix de votre arrière-grand-père vous traiter de sac à merde. Mieux admettons qu’il ne s’agit de rien de plus que de vos pensées, ou que vous en doutiez parce qu’au lieu d’écouter votre ressenti vous entendez les maux (mots) et qu’au lieu de vous faire confiance comme un enfant se fait confiance (l’innocence d’agir ça s’appelle) vous intellectualisez tout et ne comprenez rien. Pourquoi vous épuiser ? Prenez vos médocs si ça vous rassure, et prenez les chaque fois que vous avez besoin de vous rassurer. Parce qu’en réalité ils ne servent à rien de plus et chimiquement qu’à vous ralentir. Parfois c’est bien de ralentir, croyez moi, surtout quand on ne capte rien, ou plutôt tout mais que vous êtes totalement perdu dans ce grand fourre tout dans lequel vous ont embarqué vos perceptions. Admettons enfin et surtout que tout ce que je raconte là, et qui peut paraitre délirant aux cartésiens qui ne réfléchissent pas assez à la proposition de Descartes « je pense donc je suis » (auquel cas qui suis-je et qui pense ?) soit le fruit prodigieux d’une mauvaise gestion de mon thymus qui dérègle le siège de mes émotions, et conséquemment, en bon type 1 me fait faire des délires mystiques. En gros je suis heureux comme jamais, je me sens fort, j’ai parfois la tête et parfois les yeux plein de délire et de vision…. et aujourd’hui je viens de rencontrer un autre haut potentiel comme moi qui me parle de ces sujets, chamanisme, troisième œil et tutti quanti à partir de notre relation réciproque au judaïsme. La vie est étrange et rigolote. Mes journées sont remplis d’entrainement sans excès, de rigolade, de discussions, d’amitié simplement parce que j’ai décidé de me passer de l’interprétation médicale ou sociale et me servir de ce que j’avais dans la tête et autour de moi au lieu que cela me desserve. Dans mon esprit il y a un projet derrière ça, il date de longtemps en ce qui me concerne, ça fait 50 ans que je « peaufine » mon coup. En finalité, dans la réalité, ailleurs que dans mon seul crâne ça peut déboucher sur d’autres projets concrets qui se forment d’eux-mêmes ou se formeront, peu importe finalement. Discuter d’une question est nettement plus enrichissant et moins hasardeux que de devancer la réponse. Personnellement je suis passé des jeux de guerre au jeu de rôle comme dit Sandra Luz Eden. Au lieu d’une guerre contre moi-même, de me soumettre à une image ou à un codex à celui de l’accepter comme un rôle. Le rôle du malade quand j’ai du mal à être moi-même, ou que je ne le suis plus, que je suis déplacé ou tout autre jeu de rôle réel, conscient qu’il me plaira d’avoir au moment opportun. La question n’est pas de savoir ce que je fais mais de le faire sérieusement. En conclusion je dirais ceci aux personnes affligées comme moi d’une appellation contrôlée et même aux autres.

  • Faites n’importe quoi, mais faites le sérieusement.
  • Pratiquez, n’importe quoi, yoga, art martiaux, relaxation, calligraphie, peinture, écriture et pratiquez sérieusement.
  • Si vous êtes bénéficiaires d’une allocations, vivez à votre rythme et respectez vous. De la douceur pour vous. Vous avez un peu d’argent profitez de ce que vos robotisés de voisins ne peuvent pas faire : rien, mais avec sérieux.
  • Si vous êtes tenté d’atteindre d’autre état par les drogues ou des voies naturelles, redescendez de temps à autre sur terre, c’est ici que ça se passe pas dans votre paradis oublié. Et il n’y a plus rien là-bas que vous qui rêvassez sur le tombereau de vos emmerdes.
  • Ne vous laissez pas abuser par les ressentis aberrants. Si une petite voix vous dit de sortir avec une casserole sur la tête, ne l’écoutez pas. Tout n’est pas signe ni bon signe.

Pour le reste je découvre à mesure moi-même et c’est le plus enrichissant voyage que j’ai jusqu’ici vécu.

 

Il était une fois le Royaume de Frounch (Légende du XXIe siècle)

Frounch, le pays où le ridicule ne tue plus; hélas

Tagrawla Ineqqiqi

Le Royaume de Frounch était petit comme une grenouille, mais son bon roi n’avait de cesse de parcourir le monde pour en vanter la grandeur. C’était une vieille tradition frounchienne : il n’avait gagné que les guerres menées contre des populations désarmées, perdu toutes les autres quand il n’était pas aidé de ses voisins, mais le Royaume de Frounch se percevait lui-même tel un magnifique bœuf de trait bien nourri. Les autres contrées n’en prenaient pas ombrage : elles laissaient le bon roi vitupérer en agitant les bras tout en riant sous cape : après tout, les occasions de s’amuser ne sont pas si nombreuses en ce bas monde. En fait, si le Royaume de Frounch s’imaginait puissant, c’est surtout qu’il était un des rares à posséder une arme monstrueuse capable de détruire l’ensemble de la planète, et c’était son seul point réel de grandeur, si l’on veut bien admettre que la…

View original post 608 mots de plus