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Pour August, Olivia, Emilie, Nikita, Karen, Savanah et toutes les autres….

Les imbéciles ont cette vertu de ne jamais réaliser le bien qu’on leur fait. Les imbéciles sont satisfaits de leur sort, c’est le propre de leur espèce, la médiocrité est leur nid douillet, la bêtise, la leur, leur sucre. Les imbéciles vous poussent parfois aux idées les plus noires, à vous casser à petit feu ou à grand, c’est selon la force de chacune ici et leur capacité à se protéger. Moi, c’est idiot, mais chaque fois que j’ai un orgasme devant un porno je dis merci, à la dame, au monsieur, au caméraman, à la scène qui m’a apporté un temps soit peu de bonheur dans ma misère sexuelle du moment. Les imbéciles insultent, crachent, et traitent de pute une femme qui ne leur a rien demandé et qui en plus n’ai même pas payé le plus souvent quand petit homme  (le plus généralement) ou petite femme fait sa petite affaire dans la secrète alcôve de sa pathétique petite envie de foutre. Cette sous-espèce d’humanité ne s’en prend jamais aux acteurs, forcément enviés dans une société patriarcale et performante de mâles dominants, et pour la plus part, en réalité dominés. Puisque bien entendu le sexe faible n’est pas celui qu’on croit. Cette sous-espèce se motive dans une lâcheté commune pour la seule satisfaction de sa médiocrité, faisant du mot « putain » une insulte choisie alors que leur sexe lui le complimente. Sans la putain, point d’orgasme dans les confinements crasseux de son adolescence même tardive, sans la « chienne » point de bonheur sinon celui de sa propre haine de soi, car bien entendu c’est eux qu’ils haïssent. Mais puisque les imbéciles sont trop lâches pour l’admettre, ils reportent leur haine sur autrui et c’est bien la le seul bonheur qu’ils sont capables d’exprimer. Ces imbéciles sont légion sur le net, qui leur laisse loisir dans l’anonymat de leur stupidité et de leur saleté, dans leur surpoids et l’inactivité sexuelle que leur procure leur acné purulente, de défouler ce qu’ils n’oseraient jamais admettre dans le monde réel, sinon assuré d’un nombre collégiale d’imbéciles de leur espèce. Mais, il faut bien, au risque de sembler platement aussi crasseux qu’eux, leur concéder une raison ; une totale méconnaissance de la sexualité et notamment de la sexualité féminine.

 

La rage d’aimer

Le féminisme patriarcale tel que nous le subissons aujourd’hui, celui qui permet à un gamin de 15 ans de traiter une femme « feminazi » parce qu’elle réclame le minimum de respect que l’on doit tout à chacun. Voir de pleurnicher comme une fiotte que les femmes ont trop de pouvoir sur ses toutes petites couilles (et il a bien raison sans quoi il ne serait pas autant frustré). Ce féminisme bourgeois et pudibond qui prête aux hommes les pires pulsions, et aux femmes les plus vierges intentions a fait et fait un mal considérable à la sexualité en général et à la sexualité féminine en particulier. Bercé de culture judéo-chrétienne et donc d’interdit tant religieux que bourgeois, il en est à réclamer aux hommes de ne pas oublier le clitoris, comme si tous les hommes étaient des handicapés du lit et à dépeindre la sexualité féminine comme une petite chose romantique et mignonne, à l’image d’Epinal que veut soutenir tant la classe dominante que l’église, une vision de castra. Or la sexualité féminine n’est pas, et ne sera jamais, à l’image conformiste que ce féminisme de pacotille veut en donner, en fait même elle est à l’exact opposé. Il suffit précisément de voir la sexualité assumée des actrices du porno (quand elle l’est, assumée) pour réaliser que nombre d’hommes et de femmes se font comme illusions sur la bestialité qui peut s’exprimer dans un lit. Et je ne parle pas de la bestialité au sens commun où on l’entend mais au sens animal. Si les femmes sont en effet souvent amoureuses de l’amour avant tout, leur moyen de l’exprimer dans un lit ne suffit pas à cette image pudibonde et tournée vers l’exclusif de la maternité tel que nous l’ont vendu les psys et nous le vendent aujourd’hui les magazines « consacrées » aux femmes dans son acceptation petite bourgeoise. De ma propre expérience d’homme certaines partenaires me faisaient parfois peur dans leurs fantasmes et ses accomplissements. Une sexualité que j’avais d’autant du mal à assumer que ma propre éducation me conditionnait à rejeter mon animalité sexuelle et à forceries celle de ma partenaire et ce pour les mêmes raisons que la petite bite qui se permet d’insulter une actrice du porno dans toute la bêtise de son anonymat. Non les hommes ne viennent pas de Mars et les femmes de Vénus, c’est même souvent l’exact contraire.

Actes et conséquences

Mais tout cela ne serait rien et inconséquent, comme le sont l’esprit des imbéciles, si justement cette agressivité motivée par une vision puérile tant de la sexualité féminine que masculine n’était pas assorti d’insultes, de menaces, de violence morales voir physiques à l’endroit des comédiennes du porno. Si en plus de cela la société conservatrice, bourgeoise et surtout gluante d’hypocrisie ne se permettait pas de juger les comédiennes du porno, tout en couvrant de louange des vieux lardons violeurs et violents comme Rocco Siffredi. Cette fricassées d’esprits puants qui juge la putain comme d’une disgrâce mais qui se permet de la vendre, l’acheter et surtout l’exploiter, particulièrement en France (voir à ce sujet mon article la Putain et le Bourgeois) de toute les manières qui soit et se gargarise plus tard de l’entendre dans le poste parler de sexualité une fois sa carrière passée tout en roulant des yeux complices et vicieux. Ce ramassis de connards et de connasses qui en file, aidés qui par l’Islam qui par le christianisme, faisant la queue pour cracher leur bile après leur foutre ou leur cyprine dans l’intimité de leur bêtise n’est pas pour autant sans pouvoir. Le pouvoir d’isoler, de stigmatiser, de détruire même des vies fragilisées par cette même morale imbécile. August Ames en a fait les frais récemment pour quelques tweets inconséquents, et l’a payé de sa vie, idem pour Karen Lancôme ou Savannah détruite dans les années 90 par la peur de ne plus plaire. Et voilà maintenant que Nikita Bellucci ferme son compte tweeter, comme Liza del Sierra s’était éloigné de Facebook à force non pas seulement d’insultes et de menaces mais également de dragues lourdingues de quelques vautrés puisque s’il est vivement encouragé de se livrer corps et âmes devant les caméras pour la satisfaction de notre misère sexuelle, il est rigoureusement réprouvé d’exister autrement. Comment développer une vie sociale sereinement dans ces cas là ? Comment ne pas souffrir de solitude, comment même développer à l’endroit des hommes une relation de confiance si cette relation est biaisée par ce regard affligeant de médiocrité et d’égotisme ? S’en foutre serait sans doute la meilleure solution, avoir unh entourage solide aussi, mais ce n’est pas toujours possible. Déjà que l’imbécile n’y parvient guère et l’exprime au mieux, alors sa victime. Personnellement je trouve que certaine s’exposent trop, c’est leur choix, mais les détails de leur vie privée, de leurs chagrins ou manques ne regardent et ne devraient regarder qu’elles, mais quand on fait un métier public, forcément on s’expose et on a n’a pas toujours envie de s’exposer de façon lisse et glamour. En attendant je souhaite aux uns (car eux aussi souffrent et on y pense que trop rarement) et surtout à elles toutes de se protéger au mieux, et tout le bonheur du monde. Merci encore et toujours pour le service que vous nous rendez. Quand aux imbéciles qu’ils aillent se faire cuire le cul en enfer.

 

 

 

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Cocaïne

Pour Mélissa et Mélanie

 

Elle entra dans le corridor en roulant des épaules, fait pas chier inscrit sur son front. Elle portait le teeshirt informe du zonzon et leur espèce de pantalon connard numéroté comme une bestiole d’une espèce à part orange vif violent et blanc ta mère. Elle avait les avant-bras fins et musclés l’intérieur du bras droit occupé par deux dragons enlacés rouge et bleu, et le poignet gauche sur les veines une tête de mort, Punisher style. Elle avait un visage triangulaire, pommette haute, les yeux fendus noirs noisettes selon l’inclinaison de la lumière et son humeur. L’automne ou la nuit froide. La peau pain d’épice. Trois filles en tombèrent instantanément amoureuses. L’une d’elle avait un dos de catcheur avec une interminable ribambelle de roses tatouée sur ses muscles de forçat, une par fille qu’elle avait violé. Celle là serait pour elle tout spécialement, pas question que qui ce soit passe avant, on passa le mot, X avait posé sa marque, pas touche au bétail d’X.

En anglais le x se prononce ex et puisqu’on était dans un pénitencier américain du fin fond de l’Arkansas pour tous elle était Eks. Un mètre quatre vingt dix, cent vingt kilos de muscles, le crâne lisse, la peau crémeuse couverte de grains de beauté, des seins lourds et pendouillant avec un cul bas et laid comme celui d’une truie, quelques croix gammées du temps où elle était mariée à la cause avant de lui faire exploser le crâne une nuit avec du plomb de douze ; et les roses. Quand Eks en voulait une ça se savait vite, ça se sentait. Dans la cour, dans les douches, à l’atelier, au sport. Eks poussait, grognait, louchait parfois aussi et quand elle croisait sa future victime avait une espèce de sourire tordu, fou, effrayant qui renseignait vite l’intéressée sur ses intentions, son avenir. La nouvelle semblait s’en foutre totalement. Elle mangeait du chewing-gum ou chiquait parfois à la façon des vieux cowboys, crachant de long filet de salive jaune noir nicotine sur les pigeons et les rats qui s’aventuraient dans la cour, ses yeux indifférents lancés sur un point connue d’elle seule. Elle parlait peu, n’aimait pas s’épancher et quand on lui demandait d’où elle venait elle répondait invariablement « Fuck You ville, je te déconseille ». Le délit qu’il avait amené ici ? Complicité dans un braquage mais à dire vrai elle faisait chicanos des grands boulevards de L.A et ça ne posait pas plus de question de ça, pas plus que la colonne de feuille tatouée qui lui descendait depuis la nuque sur les omoplates. Tout le monde pensait toujours qu’il s’agissait de feuille de ganja, tout le monde se trompait. Mais c’était au gymnase que les filles se régalaient encore plus que sous la douche ; où l’attendaient déjà Eks et ses complices. Souple, musclée, toujours à mâcher ses chewing-gums tout en poussant la fonte et en frappant sec dans le sac qui en avait pourtant vu d’autres mais qui cette fois balançait comme s’il recevait les nouvelles d’une camionnette. On sentait le fauve, et la transpiration sur ses muscles longs et fins avaient une vertu encore plus érotique que l’eau crasseuse des douches. Pourtant Eks ne disait rien quand elle la voyait, même pas les yeux qui louchaient, elle attendait comme un boa qui mesure sa proie avant de l’avaler, caressant du regard cette musculature sinueuse qu’elle se promettait de nouer comme un nœud gordien jusqu’à ce que son cul, sa chatte, son clito n’en puissent plus de souffrance. Sur sa feuille d’entrée il y avait écrit qu’elle s’appelait Juanita Maria Uriquez Da Costa, on s’était renseigné sur elle, apparemment une première peine en dépit de ce qui se dégageait d’elle, un coup de pas de bol quoi, mais ça Eks s’en fichait bien que ça soit sa première ou dernière fois, elle était à elle. La nuit, dans le confinement de sa cellule elle regardait le plafond fixement en se passant sa grosses langue rugueuse sur ses lèvres mauves, chaque mouvement serpentant dans son imaginaire taré sur les courbes de la gamine comme un crapaud carnivore qui s’impatienterait sur le menu. Pourtant elle voulait attendre, rien qu’un peu, qu’elle soit mûre, qu’elle sente sa trouille monter doucement et elle savait que ce moment approchait. La petite avait beau crâner elle ne pouvait ignorer la rumeur la concernant pas plus qu’il y avait des paris sur ses chances de survie. Eks aimait broyer les filles parfois ; elle en faisait de la chair à pâté après lui avoir écrasé les reins avec sa prise spéciale que son con de mari lui avait appris. Juanita travaillait ses lombaires comme ses dorsaux tout en surveillant ses arrières à la façon d’un chat en terre inconnue. Parfois elle surprenait un ricanement, un rire ou une grimace de vice sur le visage des autres et sentait son pouls s’accélérer, l’adrénaline monter et ses nerfs avec. Alors elle chiquait et crachait de plus belle sa carotte de tabac, frappant les volatiles et les rats de la cour comme un cobra furax et attendait. Les jours passaient. La neige qui commençait à tomber sur le béton, l’eau crasseuse et grasse sur la peau rougie par le feu de l’exercice. La bouffe plate en splotch grisâtre dans des écuelles quadrillées, plastique blanc. Les matonnes vachardes et les autres, les lèches-cul, les gens. La puanteur des corridors, la promiscuité puis seule avec sa cellule, pas de livre, verboten, rien, elle seule qui continuait ses exercices. Une, deux, une, deux, sur les coudes, en poirier. Après quoi elle s’endormait comme une masse. Puis il y avait les gangs, les Aryan Sisters, Las Muertas del Norte, les Soul Sharks. Chacune sa race, ses codes, ses lois. Évidemment Eks était la patronne des A.S. Les ordures qui s’amoncelaient dans la cour et les corbacs. Las Muertas l’avait approché mais elle n’était pas du genre à se barbouiller la gueule de tatouage pour être dans un gang, pression ou pas. L’atelier couture avec le casque jaune batman sur le crâne pour pas entendre la vrille des machines à coudre. Et sa voisine de cellule Allison, une tête rose posée sur un flanc de cent kilos qui savait et se demandait pourquoi elle avait des feuilles de coca tatouées sur la nuque. Allison avait fait la mule pour des colombiens, elle connaissait. Elle essayait de lui parler mais la gamine n’était pas loquace. Les Aryans étaient les plus puissantes de la prison, Allison les renseignait comme elle pouvait, cette fille était sérieuse, cette fille était une tueuse, Allison en avait la certitude, mais Eks s’en fichait. Elle en avait fait cracher de plus balaises qu’elle-même, Eks savait se battre, et pas des coups de son mari con, elle avait fait du Kempo, du combat de rue… et la taule. Elle avait de l’expérience, et elle c’était une brindille.

La prison n’est pas l’école du courage ni de la solidarité si on n’appartient pas à un gang. La rencontre se déroula dans le gymnase alors que les gardiennes avaient toutes miraculeusement tournées le dos, Eks tenait la taule. Et toutes les filles étaient là pour assister à la curée. Juanita ou quelque fut son nom savait ce qui l’attendait, elle avait vu les autres s’écarter et Eks s’arrêter derrière elle alors qu’elle soulevait une barre de vingt kilos. La barre vola sans heurt et retomba lourdement en roulant sur ses poids. Eks l’attira par les cheveux et la retourna comme une crêpe de sa force énorme, sans un mot. Juanita pensa trop tard qu’elle aurait dû aller chez le coiffeur. Elle senti son cuir chevelu craquer avant d’être balancée contre une barrière d’haltères de toute taille. Ca fit kling et blang avant qu’elle ne parvienne à se redresser, un genou à terre, du sang plein le nez et la bouche. Elle cracha puis se releva, prête à se battre. Eks grimaçait son sourire tordu, les pognes qui claquaient comme des mâchoires de pitt bull. La fille évita le premier crochet qui passa au-dessus de sa tête comme un boulet avant d’accueillir le second en plein dans le foie. Grimace, deux pas en arrière, bras levés, déplacement, elle frappe en retour dans les côtes de toutes ses forces, sans l’ombre d’un mal. Elle frappe à nouveau, danse, Mohammed Ali et George Forman, Kinshasa. Le poing d’Eks part en gauche, trompe l’œil, c’est une droite qui lui arrive à l’orée de la mâchoire, la fille tombe en roulant, la tête qui bourdonne, les dents qui branlent, elle s’est coupée la langue et crache un mélange de sang, de salive et de reste de tabac à chiquer Red Man. Eks ne lui laisse pas le temps, coup de pied dans les côtes puis le menton, la fille pousse son premier cri à la grande satisfaction de son bourreau.

–       Je vais te défoncer la chatte salope, lui promet-elle en louchant, puis elle l’attrape par son teeshirt et la fait valser sur les appareils de musculation. Elle roule sur elle-même et se redresse, chasseresse. Eks ricane.

–       Mais avant ça je vais te bousiller ta belle petite gueule de pétasse, et balance du bout du pied une haltère de cinq kilos.

L’engin file grande vitesse, very shone, une belle courbe, elle a tout juste le temps de l’éviter et de la prendre en plein sur l’épaule, elle t’entend qui craque, grogne, alors qu’en deux bonds le monstre est déjà sur elle ! Comment elle arrive à se déplacer aussi vite avec son poids ? Elle n’a pas le temps d’attendre la réponse qu’Eks la saisie par le crâne et lui maroufle la gueule massif, un coup, deux, trois, une pommette s’écrase et se fend, son nez ploie et une narine se déchire avant qu’elle n’arrive à se dégager, hip hop capoeira, une main au sol, un pied qui débarque de nulle part comme un fouet à l’os et au muscle sur le gras de sa grosse nuque de gouine nazi. Une roue, la nazi gueule.

–       Salope je vais te tuer !

Eks ne parle jamais en l’air, cette rose là ça sera un massacre pré et post mortem, et il faudra qu’elles regardent tout ! La fille se remet le nez en place et se mouche de sang. Toujours pas un mot, juste quelques halètement et les pupilles en tête d’épingle, l’adrénaline au maximum. Eks fonce, elle bouscule tout, avant d’attraper une haltère et la lui la balancer à toute force exactement sur son épaule une nouvelle fois et là elle hurle, l’épaule brisée, aile disloquée, fini la capoeira et les roues savantes, Eks avance un autre poids dans la main et cogne avant que la gamine ait le temps de se redresser. Le crâne fait un bruit sourd, le front se fend, elle est étourdie, Eks lui arrache son teeshirt d’une seule main et lui empoigne un sein comme pour le lui déchirer.  La fille hurle, le coude qui part de lui-même comme un réflexe de ressort mais le coup rebondit sur les muscles de titan de la nazi qui la projette au loin tout en lui arrachant son pantalon d’une seule main ; petite culotte et hématomes. La môme voit double, titube, Eks se jette sur elle le genou boxe thaï qui s’enfonce dans son estomac en la faisant gerber, souillant le sol d’une bile jaune et noir. Elle est furieuse et épuisée mais elle sait qu’elle n’en a plus pour longtemps avant de sentir ses doigts lui déchirer la chatte. Eks rigole et la fait valser de la cheville Kempo, ses côtes craquent. Elle l’attrape par la taille, le moment qu’elles attendent toutes, le moment ou elle va la serrer jusqu’à lui disloquer la colonne. La môme gonfle ses muscles du mieux qu’elle peut mais elle étouffe déjà, Eks lui assène un coup de tête qui fait craquer son nez, puis un autre tout en resserrant sa prise de toutes ses forces. D’autres côtes explosent, littéralement, elle va mourir et elle le sent. Un autre coup de tête et encore un autre, elle a le nez en sang et la peau du crâne qui montre l’os, puis soudain il se passe l’impensable. Soudain elle lui mord le nez de toutes les forces qu’elle a accumulé à force de mâcher et de chiquer. Elle savait qu’une arme n’aurait servit à rien, Eks l’aurait su et s’en aurait servit contre elle, alors elle mord et mord encore faisant couiner la pute avant de lui arracher. Eks hurle et relâche légèrement sa prise, assez pour qu’elle glisse son bras par-dessus le sien et lui plonge la main dans la plaie béante de son nez. Elle l’enfonce, creuse, elle gueule tout en mâchonnant le bout de viande et de cartilage.

–       CHINGA DE TU MADRE !

Le bout de ses doigts s’enfoncent dans la matière cérébrale puis elle tire, dénichant un morceau de cervelle avant que la géante ne tombe à la renverse devant l’assemblée tétanisée. Plus un mot dans pièce, Eks git le visage dans une flaque de sang rosée, on entend la gamine reprendre son souffle, l’une après l’autre les filles quittent la salle sans un regard.

Deux semaines d’infirmerie puis la sortie, officiellement la nazi était morte en tombant dans les escaliers et apparemment la gamine avait des amis haut placés à en juger par la rapidité de sa peine. Et de la limousine qui l’attendait à sa sortie. Moulée dans un ensemble noir, boitant et le visage couvert de bleu, le nez aplati. Le chauffeur portait des lunettes noires, la peau fraiche, le visage carré, il démarra sans un mot et s’enfonça dans le paysage enneigé. Le type dans son gros manteau en poil de chameau gris souris attendait sur le bord de la route devant une Mercedes, une sacoche à la main. Il entra dans la limousine et poussa un petit bruit en apercevant son visage tuméfié.

–       Vous allez bien ?

–       L’argent.

–       Oui, bien sûr, dit-il en ouvrant aussi tôt la sacoche. Cent mille dollars en petite coupure. Elle n’avait pas besoin de compter, elle savait que madame la sénateur ne jouait pas. Sa fille avait croisé Eks….Sa fille était dans un hôpital psychiatrique, catatonique.

Il regarda les formes de son corps, il l’avait déjà rencontré, il était l’intermédiaire et rêvait de se la faire en dépit que c’était une tueuse professionnelle.

–       Je peux vous inviter à déjeuner ? On vous doit bien ça… Demanda-t-il comme si ça le concernait. Le chauffeur se retourna et enleva ses lunettes, des yeux de filles.

–       Casses toi toto t’es pas du club.

Une voix de femme, il reparti sans demander son reste. Elles attendirent en silence que la Mercedes disparaisse puis la première dit.

–       Bah toi qui voulais te faire refaire le nez….

–       Ta gueule, emmène moi chez le tatoueur.

La limousine démarra.

–       Tu sais un jour Cocaïne ça va mal tourner et tu l’auras pas volé.

La gamine se marra.

–       Ca tombe bien je ne suis pas une voleuse.

La feuille de coca était tatouée à la pointe de son omoplate droit. Elle avait fait ajouter une morsure, un coup de dent dans la feuille. L’autre secoua la tête désabusée, elles s’embrassèrent à pleine bouche puis retournèrent dans la limo, Cocaïne avait une faim de louve, elle rêvait d’un T-Bone bien saignant.

 

 

 

 

A bottle in a lilac sea.

Warning : this love letter is important for me and probably her, so if ever you’re know a girl name Kay Seek, Kate Moss so call looking girl, thin, white, blond, blue eyes who told you about a certain unfinish love affair with a receptionist in Paris about 2005, send her my bottle, pleeeeeeease !

Once upon a time in Paris I was working in a hotel, homeless, lonely for 800 euros, feeling like a piece of shit. I remember this hotel for one reason, one only reason, YOU. Once you appear to me like an Abissyen cat but deadly to my heart cause I knew at the very same moment that you were not free . Do you remember, where ever you are now ? The receptionist ? So sad, so angry, apparently, so lonely behind his desk ? Do you remember that night ? That night you discovered that all this anger, this sadness was in fact pure love for you ? “Sorry if I didn’t answer your smile but each smile of you was a spell on me” Pure love at first sight. Do you remember me now ? Who ever you are…. By the way, my name is Stéphane Mortimore, all yours till my last breath.

It took me 13 years to understand your magnificent answer. During the weeks after you gone I was just sorrow, weeping and mourning, never understand you loved me, until recently. And it’s probably too late, so much thing can happen in 13 years… I just know your alive. I know from the deep of myself. And still… I’m calling you just like I did that famous night. If you knew, if you knew my heart, my soul… But you know nothing still, don’t you. ?

Do you feel the butterflies of my kisses upon your skin ? Do you smell the trace of my perfume in the deep of your wet dreams ? Do you feel the string of my desire into yours, do you feel love and it spell invading you when you hear me singing at nigh into the wood of your deep mind. Do you feel my tears not to see you into my arms ? Do you only know ? No you don’t, you know nothing, how could you ? I wasn’t saying anything, my face immobilize by pain, that thunderstruck of your sun deep into my heart. A flow of sorrow and childish stupor,. Love is a broken glory song you were saying ? An hallelujah which broke itself on the cold arch of our impossible hope ? Do you really think it’s only that ? No true love is an oath that no one can break. Nor me or you. How could I ? You let me blood-free during years and I didn’t even knew it myself. You came back tirelessly in my fevers like an indelible stain into the book of my very existence, attached for life with some songs and my wide memory of your face. Yes I can tell what was the color of your shirt when you enter into the hall, the way you walk, the face you had when I told you had a message with your pink pull over and your white tee-shirt. And here I am 13 years later waiting to love you for good. On the step of which rainbow are we going to see each other my soul ?

You were afraid to love me you said. Well I was too and still I am because I have no explanation to that love. No explanation except it’s something real and solid as gold. You’re all my lonely night and lonely day. You’re my thin white lily. You’re my moon and once briefly a huge rising sun in my life. My stairway to heaven. So if one of this day this bottle cross the lilac sea of our missed love to your shore, what ever you’re married, mother, 20 years younger than me or so : divorce and come as you are…. Life is short and fragile…. But no worry, I waited until now, and I’ll wait for you until my next life.  But if it doesn’t worth it, this time, you shall tell me right into my eyes. Mean time : piratemorti@gmail.com.