Planck ! 36

Comme le papillon japonais ne bat jamais impunément les ailes pour personne, la soudaine décision d’Honoré de poursuivre son aimée ne devait pas être sans conséquence pour ceux qui d’une manière ou d’une autre étaient liés par le même enchaînement de dominos à son destin. Et Honoré Montcorget n’était pas encore sorti  de ce parc où tout avait un peu recommencé pour lui que tout se figeait pour Moïse Wonga. Il faut dire qu’on ne pouvait pas moins le stupéfier en exposant dans la vitrine d’une boutique de musée : Collection Vestige de la Terre : Le Marxisme et le Zorzor. Certain d’y être cité depuis son coup d’Eiromage, il se précipita dans le magasin pour mieux plastronner. Hélas, déception et rage, il eût beau chercher, pas l’ombre d’une trace de lui, du Welcome Palace Hôtel et de ses propres œuvres. Déterminé à faire réparer ce crime de lettre il prit l’adresse de l’éditeur. Mais sans aide ni argent… on ne peut plus compter que sur la chance. La chance lui sourit après qu’il ait beaucoup, mais vraiment beaucoup, marché. Trois jours et trois nuits, à tourner plus ou moins en rond, affamé, jusqu’à ce qu’un T-REX – visage familier pour lui si l’on peut dire – ne vienne à sa rencontre et ne le renseigne. La faim aidant, il pénétra finalement dans la maison d’édition, la rage aux dents.

–          Je veux voir votre éditeur im-mé-dia-te-ment !

–          Et vous êtes qui exactement monsieur ? rétorqua une méduse à l’entrée, de toute sa hauteur.

–          Un vestige de la terre  nom de Dieu !

Et c’est ainsi que Moïse Wonga entra dans le cercle très fermé de la littérature parisienne et mitrillonaise. Est-ce à dire qu’il devint universel ? Loin s’en faut mais à Paris on aime penser le contraire.

Honoré Montcorget, toujours lui, criminel sans le savoir parmi tant d’autre, et arrêté sans publicité particulière, n’avait pas encore atteint le centre de rétention Alpha dans le désert, qu’Ethnor, l’ami de Boris, mettait en route la procédure vis à vis des instances compétentes. Pour commencer, il s’agissait de faire rouvrir le dossier de la P.I.G au sujet des violations commise par la D-Mart vis à vis de la terre, et pour ce faire, compte tenu du mode de fonctionnement d’un organisme ayant pris comme devise : « Paix, Fraternité et Economie de Marché. » il fallait prouver que ces violations rendait non seulement caduque tout contrat de vente, mais surtout que la destruction de la planète avait eu des conséquences plus fâcheuses pour la Loterie Solaire que pour la seule humanité. A charge donc pour la défense de ladite humanité –ici tout entière représentée par le seul Berthier qui du coup commençait à se sentir un destin historique – de démontrer de la catastrophe en chaîne qu’avait engendrée l’Apocalypse terrienne pour les bénéfices des actionnaires de l’univers entier. Et si le martien s’était montré particulièrement incompétent au sujet de l’horloge furfurienne, il fallait bien reconnaître qu’il connaissait son métier. Même Berthier s’en rendit compte en le voyant déclamer devant le juge. Même s’il n’eut quand même pas parlé de ses semblables en ces termes.

–          Monsieur le juge, ce dégraissage massif n’est pas seulement une injustice née d’un crime, ces conséquences sur l’équilibre universel ont déjà coûté des zilliards de crédits ! Dieu, les Régulateurs, Eiromage ! Depuis que leur planète a été détruite, l’humanité sous toutes ses formes n’a cessé de répandre le désordre dans l’univers.

–          Dieu ce n’est pas prouvé ! protesta l’un des avocats de la D-Mart.

–          C’est un humain tout le monde le sait désormais !

–          Mais rien n’indique qu’il soit lié d’une manière ou d’une autre avec la terre !

–          Allons, allons, tout le monde sait que Dieu est une invention des hommes, que sur Ozone et nulle part ailleurs dans l’univers on ne croit en Dieu !

–          Et La Grande Servante des Mommoths ! protesta un autre avocat.

–          Et la Grande Poule ! protesta un autre.

Le juge appuya plusieurs fois sur son buzzer.

–          Allons, allons messieurs ceci n’est pas un court de théologie universelle ! Nous ne sommes pas ici pour faire de la philosophie je vous rappelle mais pour savoir si la D-Mart doit être poursuivie pour avoir fait détruire la terre !

–          Monsieur le juge, la seule affaire des Régulateurs devrait suffire à le prouver !

Et le martien de raconter ce que Berthier lui avait lui-même conté à propos des prouesses d’Honoré, pendant qu’ailleurs des hommes politiques étaient interrogés à chaud :

–          Monsieur Wa-Wa, selon vous la D-Mart doit-elle être condamnée.

–          Faisons confiance à la justice de la Grande Assemblée pour trouver une issue gagnant/gagnant à ce litige. Je ne suis ni pour ni contre il faut réfléchir, chanta Wa-Wa en s’accompagnant d’un brin de guitare atomique.

Le journaliste salua la déclaration d’un sourire chaleureux, puis se tourna vers la représentation holographique de son collègue qui attendait debout sur son bureau.

–          Alors Jim comme est l’ambiance là-bas au tribunal ?

–          Eh bien la situation est tendue Bob voyez-vous, les deux parties jouent serré et pour l’instant nous en sommes à un à zéro pour les humains. Mais rien terminé tant que ce n’est pas fini comme disait Monsieur Wa-Wa lors de ses vœux à la presse, ajouta l’holograme en souriant d’extase.

Dans la salle, derrière le vrai Jim, le public grommelait, pensant tout haut entre voisin.

–          Et où est donc ce monsieur Groscorget ! ? s’exclama à nouveau un des avocats de la compagnie.

–          Moncorget ! Nous l’ignorons à ce jour, avoua le martien en essayant de prendre un air détaché, tout en sachant parfaitement ce que la partie adverse allait faire de cet aveu.

–           Ah ! alors vous n’avez pour preuve, si je comprends bien, que le témoignage de ce monsieur… euh… L’avocat chercha sur son écran tactile en plissant son oeil, ce monsieur Vertier !

–          Berthier !

–          Oui oh ça va maître ! coupa le juge en s’accompagnant d’un coup de buzzer pour le plaisir.

Et si dans l’univers cette réaction fit parfois rire et d’autre fois juger que la loi et ses usages étaient décidément une farce inventée par la civilisation. Ailleurs, dans un coin reculé de l’univers, sur une planète antique, la situation commençait à devenir simplement inadmissible. Les dominos continuaient de tomber…

 

Howard Philip Lovecraft les avait vus. Terrorisé par son séjour à New York, cloîtré dans sa résidence de Providence qu’il ne quitta plus jamais et du fond de son délire raciste et de ses fièvres, il les avait vus ! Il les avait vus et avait exprimé à travers ces visions titanesques toute sa terreur de l’Autre. Il leur avait donné un nom, Cthulu, mais ceux qui comme lui sur terre les avaient rencontrés dans leurs rêves ou leurs cauchemars sans en tirer pour autant une terreur aussi indicible préféraient les appeler les Anciens. Un nom qui leur convenait parfaitement et à vrai dire à peu près commun à tout l’univers. D’autres les appelaient également les Premiers. La première forme de vie intelligente de l’univers, peut-être même à l’origine de l’univers lui-même. C’est ce qu’ils aimaient à penser d’eux-mêmes en tout cas, et quoiqu’il en soit, ils n’avaient jamais cru bon de se donner un nom qui les définisse mieux que celui dont les avaient baptisés les espèces inférieures. Pour autant leur mode de réflexion était si profond et si total que l’on disait que la seule force de leurs rêves avait donné naissance aux Pam-pams et aux Oxydes. C’était possible, du fond de leurs milliards d’années d’existence ils avaient vu et fait des choses pas moins extraordinaires, pour autant les Anciens avaient eux-mêmes créé tant d’alphabets et de civilisations autres que la leur qu’ils étaient bien au-delà de ces concepts et leur pensée était comme une vague qui, quand le besoin se ressentait faisait remonter le limon de leurs souvenirs. Sans jamais laisser de trace d’eux-mêmes, tôt ou tard, tout leur revenait à l’esprit.

–          Un pareil cas s’est-il déjà produit ?

Il y eut un long silence. Et le long silence des Anciens n’était pas celui des humains ou même de quelque autre espèce dans l’univers. C’était une longueur qui aurait duré pour tout autre qu’eux plusieurs millions d’années, le temps qu’une nova se métabolise en supernova, le temps qu’un astéroïde tue une planète pour en faire une lune, le temps pour le magma de créer la vie. Les Anciens réfléchissaient.

–          Je crois me souvenir, il y a environs trois jours dans la 8ème dimension, finit par répondre quelqu’un. Un procès similaire mais qui n’a trouvé aucune issue finalement.

–          Et pourquoi ?

–          L’incident chez les Régulateurs, peut-être une merveilleuse opportunité finalement, fit remarquer quelqu’un.

Master D était l’un d’entre eux. Vaste pyramide variqueuse et rose comme un dégueulis d’ivrogne, la peau humide qui brillait d’un éclat froid sous le ciel acide et bouleversé de la planète, encore jeune comparé aux autres malgré ses millions d’années. A l’observer dans ce paysage aride et grisâtre, on l’eut cru seul planté au milieu des montagnes et des collines rugueuses. Puis il y eut comme un grincement, quelque chose comme un bruit d’os frotté contre la pierre, et l’une des collines bougea imperceptiblement, changeant vaguement de couleur. La vie qui parlait au cœur de Master A, l’un des premiers parmi les Premiers. Si vieux que les autres disaient de lui qu’il avait inventé les rêves.

–          Opportunité coûteuse, la puberté précoce des Régulateurs nous a obligé à en remplacer la plupart et faire opérer les autres. Désormais les enfants devront être châtrés avant d’être admis, nous ne pourrons pas faire face à une nouvelle crise !

Il y eut un long craquement qui s’égraina lentement vers l’horizon comme le souffle d’un vent invisible. Une autre montagne, un autre avis.

–          Peu importe, ce procès doit cesser. Il en va de légitimité de la D-Mart.

–          Nous sommes d’accord, mais il y a cet humain ce Berthier, tonna un autre Ancien avec un bruit d’orage. Celui-ci était un peu sourd c’est pourquoi il parlait un peu plus fort que ses voisins.

–          Ces humains ! Les terriens peuvent s’organiser en lobby avant la fin du procès, intervint Master D, sans compter l’influence que cela pourrait avoir sur les autres espèces, nous risquons la jurisprudence.

–          Oui, approuva une petite montagne dans un éboulis. Il y a tous ces humains que les Orcnos n’ont pas détruit ou réduit en esclavages, par exemple, ils sont peu dans l’univers mais…

–          Mais Ozone a considérablement réduit l’importance des humains, convenez-en.

–          Leur importance numérique, certes, mais deux génocides coup sur coup… vous pouvez être certain qu’ils seront au cœur des élections sur Mitrillon.

–          Oui, après tout ils sont l’apport nutritionnel N°1 pour 78542 espèces dans l’univers, reconnut Master P, inventeur des nombres premier.

–          Sans compter les ligues de défense des animaux, renchérit une colline dans un nuage de poussière.

–          Ce n’est pas à eux de décider du sort des humains, c’est à nous ! protesta un volcan avec une éruption gazeuse.

–          Et pour toutes les espèces ! C’est notre tâche, c’est dans l’ordre naturel, renchérit un pic que les autres appelaient Master Oméga, inventeur du langage.

–          Certes, certes, tempéra Master P, mais quelle solution préconisons-nous pour le moment au sujet de ce procès.

Un nouveau long silence s’éternisa sur le paysage désolé, puis d’un bruissement un très vieux monticule, presque un tumulus, dit :

–          Pour le moment la terre n’est représentée que par un seul individu, si cet individu retire sa plainte, plus de procès.

–          Penseriez-vous à des menaces Master P, demanda Master D, sa planète contre sa vie ?

–          Plutôt que de menacer, pourquoi ne pas offrir, cet humain, comme tous les humains doit être corruptible.

–          Oui, absolument c’est comme ce Dieu… Lui aussi s’intéresse aux humains…

Un bruissement couru le long de la plaine, on enchaînait rarement aussi vite les sujets chez les Anciens, ça perturbait les habitudes, et des habitudes millénaires…  Pour autant, les Anciens n’étaient pas moins préoccupés par cette histoire là non plus.

–          Oui… à ce propos… Master D avez vous des nouvelles ? demanda Master A.

–          Oui, Giovanni Fabulous…

Une montagne aux  pics déchirés gronda.

–          Qu’on ne me parle plus de ce personnage !

Tremblement de terre d’approbation.

–          Ne vous inquiétez pas mes amis, nous l’avons licencié, assura le président directeur général de D-Mart Intergalactic. Cette affaire d’horloge furfurienne a été fatale à sa funeste carrière, nos actionnaires ont demandé sa tête.

–          Au sens figuré ou au sens propre ? demanda une colline si râpeuse qu’on aurait dit sa surface faite de papier de verre. Et au ton de ses grincements on sentait que le sens propre lui aurait parfaitement convenu.

–          Peu importe, coupa un vallon. Revenons-en à Dieu. Qu’allons-nous en faire ?

–          C’est un humain, il est corruptible ! insista Master P.

–          Les humains ne font pas des machines leurs soumis, les humains ne se transportent pas dans le Réseau tel des virus, protesta quelqu’un au loin, il n’est plus humain !

–          Cela reste à déterminer en effet, admit Master P mais est-il pour autant un Dieu…

–          Il n’y a pas de Dieu, il n’y a que nous, clama haut et fort un arrondi dans le décor qui un jour lui-même avait ressemblé à Master D.

–          Nous en sommes tous conscients, fit Master A, mais ce n’est pas le cas pour les espèces inférieures et nous l’avons toujours voulu ainsi. Tandis que leurs dieux ou Dieu leur occupe l’esprit nous pouvons mener l’univers comme il doit être mené. L’intervention de ce Dieu là pourrait compromettre nos projets.

–          Et pourquoi ?

–          Parce que jusqu’ici les machines n’avaient jamais cru en quoique ce soit sinon leur propre logique et que si les machines se mettent à croire en l’Immanence, alors le vivant qui est toujours fasciné par ce qu’il fabrique et ce qu’il invente se mettra à y croire également. D’ailleurs cela a déjà commencé, l’infection sur le Réseau a déjà fait des milliers de convertis, dont de nombreux humains…

–          Encore eux ! protesta le vallon.

–          Oui, vous comprenez pourquoi ces deux affaires, Dieu et le procès qui occupe la D-Mart sont inextricablement liés. L’humain ici est au centre de tout ! insista Master D.

–          Peuh ! Les humains ne sont qu’au centre que d’eux-mêmes, lança une montagne colossale avec un petit bruissement de mépris.

–          Là n’est pas la question. Déclara Master D. Mais puisque comme le faisait remarquer Master P les humains sont corruptibles nous pourrions peut-être en faire de même avec ce Dieu tout en servant nos intérêts. A mon ancien courtier il a demandé qu’on lui sacrifie un comptable, qu’il a même nommé, c’est celui-là même qui a honoré le contrat sur la Terre, Honoré Montcorget. Et récemment il a enlevé une reine du porno.

–          Le porno, c’est quoi le porno ? tonna la montagne qui était sourde.

–          Peu importe, où voulez-vous en venir Master D ? demanda Master Oméga.

–          Eh bien ses préoccupations semblent finalement peu immanentes pour un Dieu. Nous pourrions le rendre plus ambitieux.

–          Ambitieux ? Le génocide d’Ozone ne vous a pas suffi ? Un Dieu pareil qui détruit les siens pour mieux les racheter à la Loterie Solaire, c’est bien ce que vous nous avez dit lors de la dernière réunion non … ? s’exclama Master A.

–          Oui, mais grâce à lui nous pourrions totalement nous assurer le contrôle des Régulateurs eux-mêmes.

–          Comment ça ?

–          Eh bien offrons-lui de régner vraiment sur un Paradis. Offrons lui la Crèche des Régulateurs, les Clefs de l’Univers. Lui sous notre contrôle à la tête des Régulateurs, plus jamais aucun risque de puberté intempestive, de perturbation de l’espace-temps ou de milliard perdu à reconstruire des formes d’évolutions anéanties par des libidos inopportunes ! Sans compter que nous assurerions le soutien indéfectible de la race humaine même jusque dans son désastre.

–          Un paradis ? Qu’est-ce que c’est ? demanda une petite colline si chenue qu’on aurait dit que le temps l’avait passée à la meule à aiguiser.

–          Un endroit supposé merveilleux où tous les hommes rêvent d’aller après leur mort, là où réside Dieu et ses Anges, expliqua le PDG du plus gros consortium de l’univers.

–          Ses Anges ? Et où se trouve cet endroit ? demanda Master A.

–          Pour le moment nulle part ailleurs que dans leur rêve et pourtant les hommes sont prêts à mourir pour s’y rendre. L’on dit même que sur Terre existait une religion qui promettait 67 vierges à ses martyrs.

–          Ah ! 67 vierges, s’exclama une sorte de pyramide à demi éboulée, prenant une légère teinte jaunâtre, ces humains, toujours à penser avec leur zizi !

–          La reproduction tiens en effet une grande place dans leur vie, admit Master D, mais n’oubliez pas que ce sont des animaux.

–          Revenons en à votre plan, tempéra une colline avec un bruit de terre mouillée. Si je vous suis bien, la Crèche sera votre paradis, ne croyez-vous pas que cela représente un risque énorme que de confier à un soi-disant dieu les Clefs de l’Univers ? Les enfants ont été assez perturbés.

–          Par leur zizi, insista la pyramide.

–          Avant d’en arriver là, reconnu Master D, nous devrons lui enseigner quelques tours, comme la Métamorphose, l’Omniprésence, l’Ubiquité et d’ici là il ne sera plus qu’une entité, une idée quasi immatérielle, comme les Pam-pams. Nous réserverons sa part d’humain à l’apparence et prendront totalement contrôle du reste. Comprenez bien que tout humain qu’il soit actuellement, même s’il ne l’est plus complètement, je le reconnais, il a déjà pour lui la puissance et la richesse, nous ne le séduirons pas avec des appâts faciles. Faisons une pierre trois coups !

L’image de la pierre plaisait bien à ses pairs. Résoudre trois problèmes d’un coup aussi. Il soumettrait les hommes, n’aurait pu à se soucier ni d’un Dieu –ou d’un autre du coup- ni du sexe des anges si l’on peut dire, et enfin ils arrêteraient l’endémie proposée par un procès désastreux. Finalement quelqu’un demanda.

–          Et pour Berthier qu’est-ce qu’on fait ?

–          Ne vous inquiétez pas, j’ai ma petite idée là-dessus, assura Master D.

 

 

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