Avarice

Tous les jeudis du mois Monsieur Didier faisait sa tournée. La même, invariable. Il partait de son hôtel à Saint Germain des Près, un endroit charmant, richement décoré et se rendait à son autre hôtel Gare du Nord, ramasser les bénéfices de la semaine, puis il revenait. C’était un lieu fonctionnel pour voyageur de commerce sans le sou, immigré clandestin ou non, l’opposé de sa clientèle ici même à l’Hôtel des Bains. Tous les jeudis on pouvait donc le trouver à son bureau, comptant les liasses, les classant, faisant ses comptes à l’ancienne dans un gros cahier où tout était inscrit, les bénéfices, les dépenses, les paiements en attente, sortant ou entrant. Il gardait sa porte ouverte, confiant dans son personnel ,que personne ne viendrait le voler. D’ailleurs depuis 10 ans qu’il possédait ces deux hôtels jamais rien ne lui était arrivé. Il n’y voyait là aucun signe, Monsieur Didier n’était pas un homme de signe, il s’agissait simplement de la certitude que rien ne pouvait lui arriver de ce genre. Il n’avait pas fait installer de caméra, comme les autres établissements alentours, trop cher à son goût et parfaitement inutile au fond, les caméras ne courent pas après les voleurs. Tout au plus avait-il été obligé d’installer des serrures à carte pour les entrants et un verrou télécommandable depuis la réception, histoire d’éviter à sa clientèle d’être importuné par tous les mendiants qui trainaient dans le quartier. Monsieur Didier n’aimait pas les mendiants. Il n’avait pas travaillé toute sa vie pour engraisser à ses frais des feignants, ni même pour leur apprendre à pêcher selon le vieil adage.

Il avait commencé dans les assurances, porte à porte, 15 ans tout entier à essayer de vendre des polices à des gens qui soit n’en avaient pas besoin, soit se ruinaient pour acquérir ce qu’il présentait comme une opportunité à saisir coûte que coûte. 15 ans de portes fermées sur son nez, d’humiliation, de course contre la montre pour faire son chiffre du mois. Dans la foulée il avait rencontré sa femme et un enfant était arrivé sans être attendu ou même espéré, il avait dû redoubler d’énergie et il était monté en grade presque sans le vouloir. 15 ans pendant lesquels chaque centime avait compté, que ce soit pour l’éducation de la petite ou pour leurs économies. Puis du jour au lendemain il en avait eu assez. Assez des portes closes ou refermé sur son nez, soupé des marchandages avec des clients qui gagnaient deux fois son salaire, ras le bol des petits vieux qui tenaient à lire la totalité de leur contrat en posant des questions point par point et souvent parfaitement absurde. Et par-dessus tout marre de ses chefs, de sa position, de leurs demande, marre d’avoir même des chefs qu’il jugeait la plus part du temps incompétent. Alors un jour, au fait d’une belle somme économisée, il avait claqué la porte de la boutique et s’était lancé dans l’hôtellerie. Il avait racheté ce qui n’était alors qu’un hôtel borgne de plus dans un Saint Germain noirci par les années 80, et dans l’enthousiasme d’un nouveau départ, aidé de sa femme et de deux ouvriers, l’avait entièrement retapé. Aujourd’hui l’endroit était une bonbonnière pleine d’objet précieux, où chaque chambre avait sa personnalité, son cachet propre, Monsieur Didier était un homme de goût qui avait appris à négocier pieds à pieds, les antiquaires le redoutaient même s’il faisait un excellent client à l’œil averti. Mais cet hôtel était un objet de luxe, trop petit pour accueillir toute la clientèle qu’il aurait souhaité, et trop cher pour le remplir systématiquement. Aussi avait-il acheté celui de la gare du Nord, une bâtisse froide avec un fronton moderne et bleu, des chambres fonctionnels, demi-pension, des meubles standard comme on en trouvait absolument dans toute les chaines. Et ça lui plaisait cette idée, de se dire qu’à sa façon il en montait une, la chaine Didier en quelque sorte. Même s’il ne le ferait jamais, parfois il lui arrivait de parler de groupe. Il ne ferait jamais car il n’aimait pas la publicité sur sa personne, il ne voulait pas attirer les envieux. Raison pour laquelle il n’avait pas fait rénover celui de la gare du Nord, en plus du fait qu’il s’agissait ici pour lui de remplissage et plus de clientèle de choix. Oui, les pauvres faisaient une bonne clientèle si on exceptait le mobilier abimé, le linge volé, les literies douteuses, ils avaient cette vertus d’être nombreux et pas forcément de passage, au mois ça rapportait le montant d’un petit loyer, multiplié par dix chambres au maximum, la semaine était faite. Et puis il y avait d’autres avantages, les filles.

Madame et Monsieur Didier vivaient derrière l’hôtel de Saint Germain, dans un deux cent mètres carré sur cours avec un accès direct sur l’hôtel. Une grande femme aux allures bourgeoises toujours sympathique avec le personnel, dont on devinait sans mal l’ennui infini que lui inspirait son mari. Comme beaucoup de couple ils étaient restés ensemble par habitude, ne voyant rien d’inconfortable à l’indifférence réciproque, elle s’était installé d’elle-même, sans un mot, sans heurt ou presque. L’obsession de son mari pour l’argent la fatiguait parfois. Quant au sexe, elle se doutait de ce qui se passait gare du Nord, elle avait déjà vu des femmes noires réclamer après lui, une en particulier, mais pour la bonne sauvegarde de son indifférente quiétude avait choisi de ne rien chercher à savoir.  Au moins c’était ça en moins comme besoin à satisfaire.

L’un dans l’autre Monsieur Didier pouvait se vanter d’avoir réussi. La somme totale des deux hôtels lui ramenait un salaire très confortable, et depuis qu’il avait signé un contrat avec certaines entreprises, ils ne désemplissaient pas. Mais bien entendu, et particulièrement en France aurait dit Monsieur Didier, sa bonne fortune, acquise à la sueur de son front faisait des jaloux. Ou plus exactement, car Monsieur Didier se gardait bien d’annoncer son salaire au premier venu, il attirait vers lui les doigts griffus d’un état toujours gourmand, ceux de l’ISF. L’ISF, cette invention socialiste dont savait systématiquement se prévaloir la classe dirigeante mais qui frappait de pauvre fortuné comme lui. Cette injustice inutile qu’on présentait comme une juste imposition, un rééquilibrage des forces en quelque sorte, comme s’il était, lui et les autres, responsable de la misère du monde. Comme si d’ailleurs cet impôt changeait quoique ce soit à la pauvreté endémique qui frappait le pays. Il y avait bien de plus en plus de roms dans le quartier, ce n’était pas son ISF qui les en chassait n’est-ce-pas ? Non, il n’avait pas travaillé 15 ans au porte à porte, rebâtit cet hôtel pour se faire dépouiller de la sorte par des gouvernements de fonctionnaires et d’énarques, dans un pays où l’argent était suspect tant qu’il était dans la poche de l’autre, où la réussite était systématiquement mal vu, prise comme le signe naturel d’une injustice essentielle. N’était-ce pas le cas de ce système d’étoile qui, dans l’hôtellerie, obligeait le propriétaire à payer une taxe par étoile ? L’hôtel des bains en avait acquis une, il l’avait fait retiré, tant pis pour le prestige, c’était juste une forme légale de racket selon lui.

C’était pour cette raison qu’il avait acheté ce nouvel hôtel en Autriche. L’Autriche un pays carré, propre, sérieux, et où surtout on reconnaissait la libre entreprise à sa juste valeur. Pas d’ISF là-bas, et même des baisses de charges pour ceux qui investissaient localement. Cet hôtel était son joyau. Encore plus chic que celui-ci, sans peur cette fois de voir les étoiles s’amonceler. Au contraire, de là-bas, aux limites de la Forêt Noire, il dressait un mini palace pour sa clientèle essentiellement allemande et autrichienne et rêvait aux étoiles. Il en voulait trois, cette clientèle là le méritait. Car là aussi il y avait de nette différence. Les brésiliens, les saoudiens payaient bien certes et réclamaient toujours la petite suite, mais ils étaient sales et voleurs, et s’il n’y avait qu’eux, les français aussi volaient les serviettes de bain, parfois jusqu’à la décoration elle-même ! Pourquoi se gêner ? Au moins là-bas ces désagréments étaient minimisés par une clientèle droite, qui payait à l’heure, ne faisait pas de scandale ou de bruit à n’importe quelle heure, des gens disciplinés les autrichiens, avec de l’éducation très souvent. Bref il comptait bien tôt ou tard se rendre là-bas pour y prendre lui-même une retraite bien méritée, à l’abris de l’ISF, des miséreux et de toute cette smala de politiciens et d’envieux qui s’engraissaient ici à ses frais. Et peu importe si Madame Didier ne comptait certainement pas le suivre, après tout après 25 ans de mariage, quelle importance du moment qu’ils ne divorçaient pas ? Mais pour le moment il comptait, les liasses de vingt euros disposés devant lui, la recette de la semaine donc, qu’il disposerait au coffre avec celle d’ici-même. Le coffre au sous-sol, relié par une alarme directement avec le commissariat, autant dire que c’était comme s’il dormait lui-même sur son or. Concentré sur son travail, tapant les chiffres sur sa machine à compter, puis les inscrivant d’une écriture ampoulée sur son cahier de compte, il ne remarqua pas tout de suite l’homme à l’entrée qui regardait les billets avec envie. Il portait une cagoule de moto, un blouson Tacchini sur un pantalon de survêtement, Monsieur Didier senti soudain sa présence et ne s’attacha pas sur l’instant à la cagoule. Tout ce qu’il vit c’était la tenue des racailles qu’on voyait à la télé et dans la rue, tous ces petits arabes formatés avec leur perpétuelle sacoche Vintimille, en bandoulière. Sa réaction fut immédiate.

–       Qu’est-ce que vous voulez vous ? lança-t-il avec hauteur.

La réaction de l’autre fut tout aussi immédiate. Il se jeta sur lui et l’aplati contre la table et les billets, un calibre soudain dans sa main.

–       Qu’est-ce que je veux fils de pute ? Ton fric fils de pute ! Allez jettes ça dans le sac putain !

Le contact de l’arme sur sa joue, l’acier, l’odeur d’huile d’arme, la soudaineté de l’attaque avait fait grimper sa peur comme une flèche. Il ne cria même pas au secours, ne pensa même pas au réceptionniste là-bas, ni se demanda comment il avait fait pour entrer, il poussa les billets dans le sac en priant le ciel qu’il s’en aille vite.

–       Prend le sac salope ! lui ordonna l’autre en l’obligeant à se redresser.

Monsieur Didier, le visage rouge, obéit, à moitié étranglé par la prise, le pistolet sur la nuque, il le laissa le pousser hors du bureau vers la réception où sommeillait Simon, le réceptionniste de nuit.

–       Toi enculé ! tu viens avec nous, passe devant !

Ne sachant pas où ils allaient Simon leva les mains en l’air par instinct tout en se levant. Lui aussi avait peur, son visage était livide.

–       Bouge ! Bouge ! enculé ! fit l’autre en montrant la direction du sous-sol.

Soudain Monsieur Didier comprit.

–       Il n’y a rien en bas.

–       Ferme ta gueule la salope, on descend !

Instinctivement, presque contre son grès, l’esprit de Monsieur Didier se mit à calculer la perte que cela allait représenter et son corps se raidit à cette perspective. Mais l’autre était déterminé, il poussa si violemment qu’il le fit tomber sur une chaise, l’obligeant à se relever par la force du col de sa chemise poussant sur sa glotte et le faisant gargouiller comme une grenouille. Monsieur Didier se laissa pousser en avant mais son argent, ses comptes, ses bénéfices qui s’envolaient s’arc-boutait dans ses jambes, sa peur dans ses reins, le dos froid, le sentiment qu’il allait mourir alors qu’ils abordaient l’escalier.

–       Avance ! Avance ! Salope !

Il se tordit la cheville mais obéit, luttant malgré lui, ou tout du moins une partie de lui, tandis que l’autre commençait à haleter, la terreur. Et voilà le coffre, dans la buanderie.

–       Ouvre le ! Ouvre !

Monsieur Didier soupira, enfin il essaya, ses doigts tremblaient, il les posa sur la molette qui actionnait le code. C’était un coffre à l’ancienne, avec une porte de 30 cm de bon acier, incrusté dans le mur, impossible à emporter. Et il avait toujours été si confiant en sa bonne étoile jusqu’ici que le code comme la clé était confié aussi bien à lui-même qu’au réceptionniste.

–       Dépêches toi salope ! insista le voleur en appuyant du canon de son arme sur sa tempe.

A contre cœur il actionna les molettes l’une après l’autre, puis péchant sa clé dans sa poche, la fit tomber, la peur, la contrariété, tout en même temps.

–       Putain de ta mère ramasse, ramasse, vite !

Il le poussa par terre, Monsieur Didier ramassa. On lui prenait son argent, on lui prenait tout son argent, on le dévalisait, 15.458 euros exactement, sans compter la recette dans le coffre et qu’il ignorait. Dans son esprit il voyait les chiffres, le trou que ça faisait dans la maille de ses comptes, tout s’enchainait, ce qu’il avait projeté d’acheter, ce qu’il ne pourrait plus s’offrir, ce qui devrait attendre. Car pour lui tout avait un prix, un sou était un sou comme disent les auvergnats, tout comptait, même le café le matin qu’il s’offrait, il ne se permettait pas de se l’offrir, il le payait. Payait son propre café car tout avait un prix, il ne fallait rien laisser tomber, aucun centime, pas une miette. Mais au-delà de ça, c’était comme si toute ses années de travail et d’humiliation, chaque centime de sa revanche sur cette vie de merde était amputé de 15.458 euros, beaucoup plus que de l’or, du temps. Du temps pour lui, pour ses projets, du temps pour compter, calculer, faire encore d’autre bénéfice, ne jamais s’arrêter, vaincre l’âge peut-être pas mais s’en moquer. Riche on n’a plus rien à craindre, pensait-il jusqu’ici. Riche on a plus rien à craindre… Bon Dieu comment avait-il pu être aussi con, se dit il alors qu’il glissait la clef dans la serrure. Maintenant il regrettait la caméra, maintenant il aurait voulu une alarme à la réception même. Mais bien sûr tout ça lui avait jusqu’ici paru trop cher et inutile, et il le regrettait. Il ouvrit la porte, plusieurs liasse de billets de vingt et de dix sommeillaient à l’intérieur, le voleur les jeta dans le sac avec les autres liasses. Puis il les poussa en avant.

–       On remonte fils de pute.

Pendant tout ce temps le réceptionniste n’avait fait qu’obéir. De son point de vue, et c’était un point de vue attaché à tous les employés de Monsieur Didier, il n’était pas suffisamment payé pour risquer sa vie, ni n’éprouvait assez de sympathie pour son patron pour le plaindre. Ici, les gens faisaient avec comme on dit. Monsieur Didier était un vieux râleur, radin à l’os et un peu raciste aussi, personne n’en doutait, mais il était réglo avec tout le monde. Les uns et les autres le volaient sur le petit déjeuner ou les bières que proposait l’hôtel, Monsieur Didier ne voyait rien, certain que personne ne pouvait faire des choses pareilles sans qu’il soit au courant. Mais globalement personne n’arrivait plus à l’aimer que sa femme ou les très rares amis qu’il avait et pour les mêmes raisons, son avarice pathologique, son humeur perpétuellement maussade d’homme qui a trop subit et n’a jamais complètement oublié.

Ils remontèrent donc, les uns devant les autres. Le voleur poussant Monsieur Didier, l’arme pointé vers le réceptionniste.

–       Couchez vous ! Couchez vous bande de salope !

Ils obéirent tandis qu’il sortait un cutter de sa poche, un gros à tapissier. Monsieur Didier reconnu le bruit de la lame qu’on sortait et tordu la tête pour voir ce qu’il faisait. Il s’attaquait au tableau derrière la réception.

–       Non ! hurla-t-il

Un Utrillo, son Utrillo, le fruit, la cerise de sa fortune, qu’il avait acquis par une chance exceptionnel dans une salle des ventes. Longtemps il l’avait gardé dans son appartement, pas par peur des voleurs, il avait une alarme, pour le contempler. Il valait plus de deux millions, il l’avait payé cinq cent mille, le joyaux de sa couronne, le symbole de sa réussite de sa revanche sur les polices d’assurances, son mariage, ses obligations de père de famille harassé, une revanche sur tout ce qu’il avait dû gober comme couleuvre pour en arriver là. Et depuis qu’il avait cet hôtel en Autriche, cette autre perle à la couronne de sa réussite, le tableau était là, derrière la réception. Toujours comme un symbole pour lui, un symbole magnifique qui plus est. Rue du Mont Cenis, ancienne maison Berlioz, un classique d’Utrillo. Pas question qu’il le saccage, pas question qu’il le prenne, c’était trop, il se leva. Ou plutôt tenta. Le voyou ne plaisantait pas, il le savata en hurlant de rester tranquille. Mais Monsieur Didier s’accrocha encore plus fort, attrapant un pied, essayant de le déséquilibrer, alors l’homme se mit à le frapper avec son arme comme s’il s’agissait d’un marteau, une fois, deux fois, trois et si fort sur le nez qu’il lui fractura et Monsieur Didier tomba dans les pommes. Après quoi il se releva, découpa la toile, la roula, prit le sac et s’en alla en courant en passant par la seule entrée. Dehors il bouscula une cliente qui entrait. Simon appela aussi tôt la police.

–       Un Utrillo ? C’est quoi ça un Utrillo ? demanda le flic de la BAC

–       Un tableau de maître.

–       Quelle idée aussi de mettre ça là ! Bon dieu les gens pensent à rien, et vous n’avez pas de caméras non plus ?

–       Bin non, trouvait ça trop cher.

Monsieur Didier ne mourut pas de ses blessures, il se réveilla deux jours plus tard, la paroi nasale défoncée, le nez de travers, et il resta ainsi le restant de ses jours. Il ne se remit jamais complètement de l’agression. L’Utrillo fut retrouvé quelques années plus tard abimé, dans une salle des ventes, il le récupéra mais ne l’exposa plus jamais ni à ses yeux, ni à ceux d’autrui, rangé dans un coffre à la banque. Comme l’argent liquide désormais. Les flics, tout comme lui, étaient persuadés qu’il y avait des complicités, il se mit à soupçonner tout le monde, jusqu’à la disparition de Simon. Lui non plus ne réapparu pas immédiatement, on retrouva quelques mois plus tard son cadavre carbonisé dans la forêt de Rambouillet, apparemment son complice n’était pas partageur. Mais ça ne consola pas Monsieur Didier, au mieux ça l’effraya à l’idée qu’il avait échappé à un meurtrier. Madame Didier également était traumatisée. Elle voyait tous les jours ce que le voleur avait fait à son mari, sur son visage, dans son humeur, pire qu’avant, c’était elle qui voulait partir en Autriche aujourd’hui. Ca les rapprocha un peu, mais pas tant que ça. C’est là-bas qu’ils vivent désormais, 70% de l’année, parfois ils reviennent dans leurs anciens appartements mais le cœur n’y est plus. Pas plus qu’il est à l’hôtel de la gare du Nord, trop d’étranger, trop de survêt Tacchini sans doute, il l’avait vendu. Avec la somme il comptait agrandir l’autrichien, il a deux étoiles aujourd’hui, celles-là personne ne lui volera, ni l’hôtel, il est à l’abri. Mais il a fait mettre des caméras, on ne sait jamais…. mais qu’est-ce que c’était cher !

 

 

 

 

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