Planck ! 25

L’astroPorte de NewRose était, pour reprendre l’expression du comptable, rempli de trucs et de machins, de bidules et même de choses, mais également d’énigmatiques girafes, d’éléphants debout poussant leur vache, de singes, de gorilles, babouins, orangs-outans ou assimilé, de baleines et de cachalots flottant dans des bulles d’eau bleutée poussés par des robots aux membres délicats et gracieux, et bien entendu toute variété d’humains ou quasi, et qui semblaient pour la plupart assignés à des tâches subalternes. Au-dessus de ce capharnaüm de cirque, dans un vacarme de gare ferroviaire, des rails distribuaient des essaims de Portes d’où surgissaient chaque fois un peu plus de créatures étranges tandis que d’autres y disparaissaient. Des Portes de toutes les couleurs d’un arc-en-ciel pastel pour la Doorway seule compagnie réellement concurrente à la D-Mart, noire unie pour StarWay contrôlée à 60% et rose vif en plastique pour D-Way, les maîtres du marché des Portes et bien d’autres choses encore.

« SalutlesenfantsbienvenuesurNewRosejemeprésenteZbigorlnewEvolutionguideassermentédelaGuildedesGuidesAssermentésdeNewRoseetvousc’estcommentvospetitsnoms ?»

C’est par ces mots, ou plutôt cette longue enfilade discontinue de mots, ce fleuve qu’il les envahit. Qui ça il ? Un truc aurait dit Montcorget, tandis que Dumba l’aurait bien comparé à un poisson bulle, et que Berthier se demanda si sa cervelle n’était définitivement pas en train de disjoncter, un truc pareil il en avait vu dans son crâne en traversant le Pam-Pam et jamais son imagination, même bercée par Spielberg et Lucas, n’aurait pu en produire. Ça avait les mêmes yeux qu’un poisson bulle sauf que ses milliers de piquants étaient en réalité comme des tentacules, des yeux d’escargots qui les palpaient de partout, et que c’était d’un bleu étrange, irisé et presque translucide. De plus ça ne parlait pas à proprement dit. La longue enfilade de mots les traversa comme un train électrique lancé sur un toboggan dessiné par un malade mental. Montcorget fut le plus prompt à réagir, sortant de sa rêverie lubnanesque pour reculer d’un bond en rouspétant.

–          Je vous interdis de me toucher espèce de… euh…

–          Ohmillexcusesasérénitéjenevoulaispasoffensermaisonpeutpascommuniquerautrementtuvois.

–          Qu’est-ce qu’il raconte ? demanda Dumba qui du coup avait lui-même bien du mal à remettre de l’ordre dans ses pensées.

–          Vouscomprenezpascequejedisarf !C’estàcauseduhautdébitça,venezonvadehorsçairamieux.

La boule les poussa gentiment hors de l’astroPorte, et si vous vous demandez comment elle fit sans qu’ils ne se révoltent c’est que vous avez peut-être du mal à vous imaginer dans la peau d’un type poussé par un énorme machin sphérique, bleu, avec des tentacules bavardes et des yeux endormis de poisson tranquille.

–          Ça va mieux les gars là ? demanda le truc tandis que passaient au-dessus deux taxi-jets avec à leur bord des hommes d’affaires apprêtés dans des petits costumes en Lainites

–          Euh…

–          Bon on reprend depuis le début, je m’appelle Zbigorlnew Evolution je suis guide assermenté à la Guilde des Guides Assermentés de NewRose, le GGANR si vous préférez, l’assurance qu’il vous faut pour un séjour agréable, comme dit la pub, hein !

Et tout en leur débitant le slogan de la dite publicité, il leur injecta par voie tactile directement dans le sang des images mémorielles de cette même publicité. Brièvement ils aperçurent différentes espèces qui vantèrent un à un les mérites de la Guilde des Guides Assermentés de NewRose à la façon d’un témoignage spontané. Puis une petite voix, différente de celle du guide fit :

–          Cette drogue récréative vous avez été offerte pour le compte du GGANR par D-Drug Universal Company avec la collaboration de Zbigorlnew Evolution, votre nouveau guide. D-Drug Universal Company Pas de problème, des médicaments.

Ils reculèrent, sonnés.

–          Excusez les gars, s’expliqua aussi tôt l’intéressé, c’est comme ça que je paye mes études…

–          En nous injectant de la publicité directement dans le crâne ? s’outra Berthier pour une fois, qui ne s’outrait jamais très longtemps de toute façon.

–          C’était ça où devenir une enseigne ambulante avec les néons et tout, vous m’imaginez avec des néons au bout de mes antennes ?

–          Euh…

–          Moi non plus. Bon vous cherchez quoi ? Vous voulez quoi ? Vous êtes à NewRose pour affaire ou pour le plaisir ? Parce qu’à NewRose on peut tout y faire. Baiser, boire, manger, assister à des spectacles, perdre son argent dans des casinos, jouer au poker et à la Loterie Solaire, acheter, vendre…

–          Oui, oui, bon ça va, ça va, on a compris espèce de truc ! Nous on cherche Giovanni Fabulous ! Ça te dit quelque chose ?

–          Non, rien du tout, c’est un ami à vous ?

–          En quelque sorte… grommela Dumba en imaginant déjà ce qu’il allait lui faire à cet ami quand il lui tomberait dessus.

–          Bin c’est tout ce qu’on veut, tu peux nous aider ? demanda Berthier.

–          On peut toujours essayer. Suivez-moi.

La grosse boule bleu étira une de ses antennes et poussa un long sifflement modulé qui stoppa net un taxi-jet dans le ciel. Il se posa devant eux avec un soulagement de turbines, turbines crasseuses, rayées, cabossées, comme l’ensemble de la carrosserie. Après quoi le souvenir de la circulation zorzorienne et de l’exotisme de sa conduite se rappela durement au souvenir du comptable, mais pas seulement. Car cette fois il ne s’agissait plus d’aller en ligne droite les quatre roues variablement collées au sol, mais en haut, en bas, par terre, en vrille, looping, sur le côté, le tout dans un même cauchemar mobile que dans n’importe quelle capitale du tiers monde à peu près saine d’esprit et réaliste, si l’on en croit les paroles d’un libéral moyen. Ils sortirent de là liquides, à l’exception d’Evolution bien entendu qui les enveloppa instamment de toute son attention.

–          Vraiment désolé messieurs, j’ignorais que vous n’aviez jamais pris de taxi-jet, fallait me le dire on aurait trouvé un autre moyen !

Personne ne lui fit remarquer que personne ici non plus n’avait jamais vécu un pareil cauchemar sinon à travers le cinéma – et encore sur les trois, un n’était jamais allé au cinéma et la dernière séance de l’autre remontait aux années 60 – personne n’en avait ni la volonté ni même la possibilité, tout le monde bien occupé par une bouche comme un réacteur à vomi. Puis quand les éructations furent terminées, après que le guide ait eu le temps de réitérer ses excuses six fois, tout le monde était si épuisé par l’embarrassante cataracte que nul n’essaya même de protester du traitement. Pas même de maudire l’auteur. N’est-ce pas Berthier.

–          Mais j’ai rien fait !

La ferme…. Bon… où en étais-je… ah oui, suivez-moi dit la chose.

–          Suivez-moi, dit la chose.

Ils pénétrèrent dans un bâtiment en verre thermoformé où s’activaient des essaims de cyborgs, roboïdes, mécanoïdes, robots, androïdes, et même des ordinateurs portables dans des berceaux antigravitation qui allaient et venaient avec une détermination qui n’était pas sans rappeler à Honoré celle des petits employés comptables d’une entreprise. Un étrange effet miroir pour Montcorget qui pour une fois fit preuve de curiosité, où on était ?

–          A la Mairie, c’est toujours par la Mairie qui faut commencer quand on cherche quelqu’un à NewRose, répondit le machin en rebondissant mollement vers une gigantesque colonne qui s’enfonçait jusqu’à disparaître dans les cimes de la tour et palpitait d’un million de diodes vertes et bleues pâle en répondant aux questions de chacun d’une voix suave, hypnotique, conçue pour faire taire même le plus enragé, même après qu’il vous ait demandé pour la 257ème fois la même chose sans jamais obtenir de réponse directe ou un tant soit peu claire.

Mais il est vrai que l’ABERRATUS 5000â, l’ordinateur central qui régissait la Mairie était si sophistiqué, si subtil qu’il avait tendance à philosopher pendant des heures, à la moindre occasion et préférer clairement composer des sonates ou écrire de la poésie en alexandrins que de recalculer le débit d’air du gigantesque bâtiment, ou trier des statistiques d’entrée et de sortie. Heureusement les fonctionnaires qui travaillaient ici, synthétiques eux-mêmes pour la plupart, s’étaient habitués à ses fantaisies et des masques à oxygène étaient disponibles à tous les étages pour les visiteurs.

Cependant des ressortissants étrangers qui avaient bien failli disparaître dans les couloirs de la Mairie après avoir posé 607.000 fois la même question à la machine avaient bien tenté de faire pression sur le gouvernement toc-tocien pour qu’on la fasse remplacer. Et les fonctionnaires, appuyés de lobbies de promoteurs immobiliers et des services de police eux-mêmes avaient protesté avec véhémence. On n’avait en effet jamais rien trouvé de plus pratique pour paumer un dossier embarrassant, il suffisait de le lui confier. Le temps qu’il le retrouve, l’ABERRATUS 5000â aurait passé en revue 9000 ans d’histoire toc-tocienne, réfléchi sur la pensée positiviste du grand philosophe toc-toc Arnould Ussley et répondu à 947 questions essentielles sur la Vérité Universelle que se posait à peu près tout le monde de ce côté-ci de l’univers, comme : « y’a t-il de la vie sur Terre et si oui pourquoi ? » avant de bricoler un opéra en trois parties avec orchestre à cordes racontant la défaite de l’Empereur Yonga (9457-16895 après Bodz) de la planète Nexus contre sa cousine Epakka, reine des Cushs (9498-16896 après Bodz). Bien entendu, comme tout newrosien, et particulièrement comme tout guide assermenté de la Guilde des Guides Assermentés de NewRose, Zbigorlnew Evolution savait parfaitement ce qu’il faisait en allant à s’adresser à l’engin, pour autant chaque fois il se laissait surprendre et il n’aimait pas beaucoup faire semblant de poser des questions à l’ABERRATUS 5000â

–          Euh… bonjour, je cherche une personne qui vit à NewRose, il s’appelle…

–          Une personne ? Qu’entendez-vous par une personne ? ou plus précisément comment définiriez vous une personne. S’agit-il d’une question d’anatomie ou de personne-alité, cela se réduit il à un nom ? Et si oui, quel sens donnez-vous à ce nom ? Est-ce un ami ou un ennemi ? Quelqu’un que vous connaissez ou que vous n’avez jamais vu ? Ou bien est-ce qu’une personne pour vous est comme chez certains chrétiens ce substrat magnifique qu’ils appellent « âme » ? Une personne, excusez-moi mais c’est un peu vague.

–          Euh… je veux dire un gens, quelqu’un, en chair et en os avec un nom, tout ça.

–          Et ça c’est tant de chose n’est-ce pas. Quand on y réfléchit employer le mot de « personne » pour quelqu’un et quelque chose qui est autant de réalité en même temps, qui occupe autant de place dans une existence où une autre et à fortiori quand on la cherche, démontre les limites du langage. Vous ne trouvez pas ?

–          Euh… il s’appelle Giovanni Fabulous.

–          Qui ça ?

–          Euh… répéta Evolution qui pendant quelques secondes ne sut plus exactement pourquoi il s’était approché de la colossale colonne… la personne, euh… le gens là… euh que je cherche.

–          Ah oui, bien sûr, Giovanni Fabulous ? D’origine italienne je suppose. C’est bien triste n’est-ce pas cette disparition de la Terre, vous avez vu les nouvelles je suppose, les italiens par exemple ont produit des opéras absolument exquis, quel gâchis. Et que dire de Mozart ! Oh bien entendu Mozart a été enlevé par les Orcnos bien longtemps avant qu’on détruise cette admirable planète, mais que voulez-vous les Orcnos sont ce qu’ils sont, j’en discutais l’autre jour avec un ami, enfin ce n’était ni à proprement dit l’autre jour ni une discussion comme vous et moi en avons une présentement, nous autres supercalculateurs n’avons forcément pas les mêmes notions de temps ou de langage que vous autres organiques…

Mais la grosse boule bleue s’était débranchée de son babillage et entraînait les humains avec lui en les assurant que ça prendrait un petit peu de temps mais que très bientôt, si la machine ne trouvait pas d’autre interlocuteur imprudent, elle les informerait par messager interposé. Alors pourquoi pas aller boire un coup au CreditBar.

–          Au quoi ?

–          Venez…

Le CreditBar avait tout l’air de ce qu’il était, un bar cosy pour voyageur économiquement heureux, avec une bulle en verre donnant directement sur la corbeille d’une chambre boursière en contrebas où bourdonnaient des millions de nano-brokers, courtiers automatisés, raiders aérodynamiques autorisés à pulvériser la concurrence à coups d’ogives si celle-ci tentait de coopter le marché, voir d’être initiée délictueusement par des espions économiques. A l’intérieur du bar, sur des écrans tridimensionnels les voyageurs pouvaient suivre les cours du marché en temps réel, commentés par deux androïdes à la façon des commentaires sportifs. Tout en commandant des cocktails alcoo-dynamisant ou hydrocarburés au SymthexÒ de méthanol, avec des noms exotiques comme Red Shake of Sun, Kaluha Express ou Black Warrior, les clients pouvaient acheter et vendre sur des menus électroniques des actions aux noms pas moins exotiques : BGM-Corps, RedCock International, Foxwar Prolog, D-Mart Intergalactic, DG-I System, etc…

–          Alors les gars vous voulez investir dans quoi ? demanda le barman en faisant un clin d’œil mécanique à la baudruche bleue. Moi je vous conseille trois Pétrolier au jus d’ibago avec une poignée d’actions de chez Wax-Consorsium, idéal pour sentir comme un zilliardaire morovien à la veille de sa première belle affaire, et je vous assure, question belle affaire Wax-Consorsium s’en est une. Surtout depuis ce qui s’est passé chez les Régulateurs, vous êtes au courant je suppose…

–          Euh… grommela Berthier en jetant un coup d’œil apeuré vers le comptable dont l’expression faciale ne laissait aucun doute sur sa désapprobation générale. C’est gratuit ?

Aussi tôt le barman mécanique se ferma comme une porte qu’on claque.

–          Gratuit ? Ici ? A NewRose ?… Dis donc Zbig ces quoi ces touristes que tu m’amènes ?

Les antennes du gros truc bleu se mirent à s’agiter frénétiquement.

–          Eh vous êtes dingue ou quoi ! ? « Gratuit » ? On vous a jamais dit que c’était la pire insulte à NewRose ?

–          Bah  on est jamais venu ici voyez, c’est notre première fois comme qui dirait.

Zbigorlnew Evolution et le barman eurent un court instant de stupéfaction avant d’éclater de rire chacun à leur manière. Le barman par un « Ak ! Ak ! Ak ! » très droïde mais pas vraiment andro, Evolution en crachant à travers leur système nerveux des ondes de chatouillis si bien qu’ils éclatèrent eux-mêmes de rire sans raison, et bizarrement ne trouvèrent ça d’autant pas drôle qu’il était clair que ces deux là se foutaient d’eux.

–          Eh y sont jamais venus à NewRose ! Oh les ringards ! Mais d’où est-ce que vous sortez ? Vous étiez colons sur Beltégueuse ou quoi ? Des paysans ? se moqua le barman.

–          Dites donc, on vous permet pas, à ma connaissance moi je vous ai jamais vu à Paris non plus ! protesta Berthier, vexé.

–          Paris ? C’est où ça ?

–          Ha ! Vous voyez ! Vous connaissez pas tout vous non plus !

–          Bon, allez, coupa le guide, combien vous voulez mettre ?

–          Combien ? Mais on n’a pas un sou !

–          Pas un sou ! ? s’exclamèrent en chœur les deux étrangetés. Avant d’aboyer, toujours de concert : DEHORS !

–          Mais… mais… commença à protester Berthier, sentant des ondes de menaces se propager dans son corps, crachées par les tentacules d’Evolution.

–          Dehors on vous dit ! Pas de pauvre dans cet établissement ! Vous avez pas vu à l’entrée ? Vous savez pas lire ? gronda le barman. Wallax ! Viens ici ! Fous moi ça dehors !

Un mécanoïde-videur se pointa, sorti de nulle part, volant au-dessus du sol, huit énormes bras prolongés de pinces propulseur qui traînaient sur la moquette rouge bordeaux, crachotant sur leur passage des traînées d’étincelles d’électricité statique crépitant comme de petits crotales affamés et bleus. Vision inquiétante qui fit reculer instinctivement les hommes vers la sortie tandis qu’Evolution confiait à son copain :

–          Non mais je te jure, si j’avais su, encore désolé Sven, on plus faire confiance au cosmos, y’a vraiment n’importe quoi qui passe les Portes de nos jours.

–          Qu’est-ce que tu veux, c’est ça l’intergalactisation du marché. Ça a ses forces, il montra son bar, et ses faiblesses, il montra les humains que Wallax avait fini par rattrapé et jeté dehors.

–          VOUS SAVEZ LIRE OUI OU MERDE ! ? braillait Wallax en plaquant le crâne des trois hommes sur un panneau tactile qui vous traduisait en 113 millions de langues, la phrase suivante : « Interdit aux pauvres et aux zgorbulniens ». S’ils ne savaient pas ce qu’était le second, les premiers ils avaient les mêmes à la maison, mais ne s’étaient jamais trouvés dans leur peau –et qui plus est ils étaient bien certains que chez eux ce genre d’ostracisme n’existait pas, la France est un pays civilisé monsieur !- Le mécanoïde les éjecta au loin en les menaçant d’une voix vibrante.

–          Et que je vous revois plus jamais à la Mairie !

Ils prirent le chemin de la sortie, piteux et pas un poil plus avancé qu’à leur arrivée. Dehors la circulation avait atteint un pic de frénésie tel que des morceaux d’engins pulvérisés par des collisions soudaines giclaient contre la tour de la Mairie, comme de rentrer dans une zone de guerre. Un ascenseur d’urgence à la forme d’une gélule orangée, apparut devant l’entrée et leur ordonna d’évacuer, que les blessés coûtaient assez chers comme ça à la ville. Les trois hommes obéirent sans réfléchir, tandis que des éclats d’acier rebondissaient sur la coque de l’ascenseur qui poussa un petit cri scandalisé avant de leur demander à quel étage il voulait être évacué.

–          Euh… c’est payant ? demanda instinctivement Berthier.

–          Bien sûr que c’est payant ! protesta l’ascenseur.

–          Euh… c’est à dire qu’on n’a pas un flèche…

–          Un quoi ?

–          Pas d’argent, rien…

–          QUOI ?

L’ascenseur descendit furieusement les 1108 étages de la tour qui la séparait de ce que les newrosiens appelaient la DeadZone, zone tellement polluée que les nuages de gaz avaient la consistance de la boue, et les y recracha, deux mètres avant d’effleurer le sol, les plongeant, une nouvelle fois dans un tas d’immondices.

 

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