Planck ! 22

Imaginez. Imaginez un réseau, un réseau comme un gigantesque cerveau, ou plutôt des milliards de cerveaux et de super calculateurs connectés les un aux autres à la vitesse de la pensée. 100.000 milliards de connexions à la seconde, autant de connections que d’étoiles dans notre galaxie, autant que dans un cerveau humain moyen. Multipliez ça par l’infini, et vous n’aurez évidemment aucune idée de ce que ça peut représenter, même informaticien, ça dépasse le domaine de l’imagination et ça entre dans l’imaginaire. Un imaginaire ici borné par les limites d’une société finalement – en dépit de toute sa sophistication et de sa technologie – vouée tout entière à la survie, c’est à dire basiquement : manger, se reproduire, et se trouver une caverne où s’abriter. Certes on avait à faire là à des cavernes plus Gibsonienne que Platonicienne, la nourriture était aussi diverse et étrange que peut en concevoir l’infini du Cosmos assermenté technologie et industrie de pointe, et pour ce qui s’agit de la reproduction, puisque au terme de tout ce raffinement scientifique elle était devenu un acte simple et banal, on pouvait et on devait même la traiter avec la manière qui sied à l’hédonisme. Car bien entendu, si on avait réglé cette question cruciale, d’un point de vue purement technique, il ne fallait pas cesser de stimuler l’individu. Comment faire sans la cheville ouvrière ? Pas celle pour serrer les boulons, celle-là avait été depuis longtemps remplacée par des droïdes ou la biochimie, pas même celle des administrations phénoménales qu’engendrait une pareille société, traitée par des super calculateurs et des intelligences supérieures, comme on dit… non. Non, la seule, irremplaçable, aux marques, aux industries, aux commerçants et bien entendu à tous ceux qui les administraient d’une manière ou d’une autre, tous ceux qui avaient un produit ou un service à vendre, et voulaient en tirer un bénéfice, c’est à dire tout le monde à l’exception de quelques anarchistes : le consommateur. Car sans consommateur, où iraient les biens qu’on produisait par zilliards ? Dans quelles oreilles se perdraient les marchands de pouvoir ? Sans acheteurs, pas de vendeurs et vice versa. Et le plus simple, n’est-ce pas, pour stimuler l’achat n’est-il pas d’aller à l’essentiel, au pantalon, à l’estomac et au portefeuille. D’autant que l’effet de synergie provoqué par l’hyper technologie pousse forcément à produire bien au-delà des besoins, les marchés se restreignent de fait, il faut chercher encore et encore de nouveaux consommateurs. Et par voie de conséquence, dans une société de consommation, tout le monde finit par être le consommateur de quelqu’un et pas forcément qu’au figuré. Il faut vaincre la concurrence, il faut cibler sa clientèle, il faut conquérir le marché, le chasseur est de retour, en tout cas il a intérêt s’il ne veut pas se retrouver sur un banc à pourrir avec des pigeons bizarres. Une société comme ça avait donc besoin, un besoin vital si elle voulait perdurer en l’état, de garder la zone « Survie » de chacun en état de stimulation permanente, chez nous Papa Reptilien qui nous a longtemps fait courir dans la savane comme des cons, avant qu’on trouve le moyen d’y foutre le feu (à la savane) .

Or c’était une hyper société, ses besoins étaient gargantuesques, les stimulis devraient être à hauteur, et ils l’étaient. Et quoi de mieux comme stimulis que la Violence et le Sexe quand on survit plutôt que de vivre. Pour la violence, l’industrie du spectacle avait peu à peu fait son deuil d’inclure un scénario, une histoire, voire un début d’idée. On ne proposait plus que des thèmes dans lesquels des jeunes gens pleins de sève pouvaient s’amuser à châtrer un zombie, leur voisin, voir leur voisin transformé en zombie, et les acteurs avaient à peu près disparu, à l’exception des experts en armes à feu et autres arts martiaux. Quant à ceux qui préféraient la réalité, il y avait toujours une petite guerre qui vous attendait quelque part –des croisières étaient même organisées dans des zones de guerre, mercenaires, touristes, apprentis reporters, tout le monde est le bienvenu…- ou un fusil à protons en libre-service sur certaines planètes, tandis que sur d’autres on obtenait des permis de chasse pour dégommer les voleurs. Sur la question du Sexe c’était à peu près la même chose ou peut-être pire, allez savoir.

Mais, il faut dire, que cette société là n’était pas n’importe quelle société non plus, puisque au-delà des illusions humaines, ou extra-terrestres il ne s’agissait pas d’une société du tout mais de la Vie. La Vie crue, la Vie qui ne semblait même pas s’excuser de ne pas ressembler au plus beaux rêves de ses créatures, même évoluées, la vie insolente, cruelle, sans faute puisqu’elle est la Vie mais sans pitié non plus. La Vie sans paradis, ni 67 vierges, mathématique, froide, sophistiquée, gloutonne, reproductrice à l’infini de son caprice, excentrique et naturellement égocentrée. La Vie propriétaire et rien d’autre. Pour ceux qui connaissaient la vie, ou croyaient la connaître, elle s’offrait naturellement comme une pute, et pour ceux-là qui la prenaient pour leur petite société sans âme, leur propriété, elle pouvait même devenir un genre de paradis ennuyeux à base de luxe. Ceux qui avaient appris qu’elle avait toujours une pochette surprise en réserve, continuaient de se poser des questions en regardant les étoiles et essayaient de croire que la planète-bordel à côté n’était pas un effet de la Vie, mais le triste produit d’une société quelconque. Malheureusement non.

Comme toute chose, la culture, la société, quelle quelle soit restera un produit de la vie. Effet collatéral de sa propre et infinie ( ?) évolution. On pouvait lutter pour faire interdire les planètes-bordels et autres lupanars jéroboams, ou au moins les faire fermer, on pouvait être contre la guerre voir même contre la mort, ou on pouvait choisir de rester le nez en l’air en espérant que la Vie soit plus sympa que ça, mais tôt ou tard, on pouvait être sûr que la Vie aurait le dernier mot, peut-être. La Vie est joueuse, et sans probabilité, il n’y a pas de hasard… c’est moins marrant…

Et si l’on considère le nombre de systèmes de reproduction qu’elle avait créés dans tout l’Univers, et l’ensemble des moyens mis en œuvre pour favoriser cette reproduction, et pire, offrir à certaines créatures le plaisir, on peut considérer qu’elle avait de très gros besoins. L’Univers un gigantesque bordel ? On peut voir ça comme ça.

Un bordel en réseau, mais pas seulement, comme la petite bande allait bientôt le découvrir. Mais nous n’en sommes pas encore là. Pour le moment quatre personnes étaient en train de réaliser à quoi, malgré eux, ils avaient participé : à un genre d’orgie cosmique avec des milliards d’individus dont ils n’avaient pas à peu près eu la moindre conscience, et ce par le biais d’un réseau intelligent infini et en constante progression. En fait, ils n’avaient eu conscience que de ce qui ressemblait à ce qu’ils connaissaient, petits bonhommes verts éventuellement. Conscience aussi qu’il ne s’agissait que d’un fantasme projeté par les œufs (et accessoirement le programme à l’intérieur, mais pour le moment ils l’ignoraient) ou peut-être pas, en fait c’était un peu flou dans leur esprit. L’expérience avait été si réelle. L’inconvénient de l’expérience c’est que chacun ici ayant conscience de l’autre, la mémoire collective aidant, et n’ayant aucune expertise pour conduire le programme discrètement, tout le monde savait désormais qui fantasmait sur qui, jusqu’à la plus intime alcôve. Enfin dire qu’ici on réalisait complètement ce qui se passait, c’était un peu faux. Quelque chose en eux leur disait qu’ils avaient participé à une sorte de partouze biblique, mais pour le moment ils étaient plus occupés à s’invectiver, sans que leurs invectives aient la moindre cohérence d’ailleurs, faute de pouvoir mettre de l’ordre dans leur tête.

–          Vous avez pas bientôt fini de vous engueuler oui ? On dirait des mômes !

–          Quoi ? Qu’est-ce que vous avez à me regarder comme ça ?

Le type était apparu de nulle part, jean noir, chaussures de marche, pull gris, yeux bleus, mal rasé, une cicatrice au-dessus de l’œil gauche, une autre au-dessus du droit, des restes de bagarres. Il avait les cheveux bouclés courts, châtain blond, faisait dans les 1 mètre 80, il avait l’air fatigué et plus jeune que son âge en même temps.

–          Rhooo mais dites quelque chose ! On dirait que vous êtes surpris de me voir !

–          Vous êtes qui ? gargouilla Jean René.

–          Je connais votre voix… euh vous êtes l’auteur c’est ça ? fit Dumba.

L’homme approuva d’un hochement de tête, souriant.

–          Le quoi ? s’écria Berthier en fronçant les sourcils.

–          Bah qu’est-ce que vous faites là ? s’exclama Ronga.

–          Bah je me suis dit que tant qu’à parler de réalité virtuelle, ou de virtualité de la réalité, c’est vous qui voyez, autant l’illustrer. Voyez ?

–          Non…

–          Bon et puis hein, je pouvais pas vous laisser dans ce pétrin, c’est un peu nouveau pour vous tout ça, hein… Alors, euh… je vais vous expliquer.

L’auteur attira un tableau d’écolier vers lui et commença à gribouiller des schémas.

–          Alors comment ça marche… c’est simple… euh… les œufs sont des transmetteurs. Le liquide à l’intérieur, l’amyose, est branché sur chacune de vos terminaisons nerveuses, jusqu’au cerveau, jusqu’à la plus petite synapse. Les œufs eux-mêmes sont branchés sur un logiciel de simulation/stimulation sexuelle… et… utilise vos propres fantasmes, images mentales et autres projections pour alimenter la simulation. Si certaines rentrent en concordance avec les images mentales de quelqu’un d’autre, vous entrez dans le même univers érotique. Vous êtes sur un réseau vous comprenez… et ces images mentales vous servent de passe-droit, elles permettent au logiciel d’alimenter votre propre univers en nouvelle rencontre. C’est comme cela que Berthier peut entrer dans la chambre de Superbe et l’enlever, tandis que mademoiselle est en compagnie de sa version fantasmée de Bruce Willis…

Dans l’assistance une claque partit.

–          Pervers !

–          Eh oh ça va et vous ! ? Bruce Willis ! ? Ça fait sa mijaurée là et….

–          Un peu d’attention Berthier, ou je raconte à tout le monde avec qui vous étiez avant d’entrer chez Superbe.

Berthier rougit, et à vrai dire dans l’assistance, à l’exception de Montcorget et de Lubna, on n’en menait plus très large.

–          Bon, cela étant, s’il ne s’agissait que de la version fantasmée de Superbe, cela n’aurait aucun intérêt. Ni vous ni personne ne pourraient en profiter…

–          Comment ça personne ? éclata Superbe.

–          Laissez moi terminer… donc pour que le contact semble le plus réel possible, il faut qu’il soit relié à de véritables terminaisons nerveuses, or désolé mais cette fois John Mc Lane n’a pas sauvé le monde… donc votre fantasme est plaqué sur un autre esprit et à un autre corps, quelque part dans l’univers comme une sorte de costume si vous préférez. Pour que ce corps et cet esprit soit sélectionné, il faut qu’il soit de la même espèce que vous, un humain, et qu’il ait une image mentale correspondante à votre physique. Bien entendu il ne vous connaît pas, mais comme vous participez à un certain nombre de standards de la libido masculine de base, blonde, gros seins, tout ça… qu’on trouve bien entendu sur certaines planètes, eh bien ce corps et cet esprit n’a aucun de mal à imaginer quelqu’un comme vous dans son lit. Et c’est pareil, bien entendu pour tous ceux qui à l’instant T se branche sur le réseau avec des fantasmes de blonde similaire.

Superbe avait les yeux qui lui sortaient de la tête.

–          Vous voulez dire que pendant que moi je croyais… euh… avec… euh… en fait ils étaient plusieurs branchés sur mon corps.

–          Voilà. Et vice versa, votre corps a servi à d’autres femmes pour jouir d’un partenaire adéquat.

Ronga ricana.

–          Ah ! Ça a des avantages d’être brune…

–          Ronga, je serais vous je ferais pas la maligne, vous aussi vous collez parfaitement à certains standards masculins… enfin si j’en crois le nombre de connections qui vous concerne… d’ailleurs vous le savez parfaitement, sinon comment auriez-vous pu rencontrer le président…

–          Ça suffit !

–          Le président ? Quel président ? rigola Berthier. Sarko ? Nooon ! ?

Une nouvelle claque s’envola.

–          Eh mais arrêtez à la fin de me gifler !

Une main ambrée se leva dans l’assemblée.

–          Oui Dumba ?

–          Euh… moi… euh… j’étais dans un endroit… euh…

–          Oui, un bordel chinois et alors ?

Dumba devint cramoisie.

–          Et il y avait une fille… euh… chez nous on appelle ça des Zumba… euh c’est des filles… euh…

–          Oui je sais, très belles, avec une queue de fourrure et qui attirent les hommes dans les bois pour qu’ils leur fassent des enfants. Il paraît même qu’elles ont deux vagins différents pour varier les plaisirs, dont un qui aurait la douceur de la soie et l’autre une conscience.

Dumba ouvrit grand la bouche puis la referma aussi sec.

–          Oui… évidemment c’est vous l’auteur, vous connaissez tout de notre histoire…

L’auteur haussa les épaules, évidemment oui.

–          Mais bon… là, si je comprends bien, pour que ça marche il faut trouver quelqu’un qui ressemble à une Zumba, avec tout… enfin voyez…

–          Oui les deux vagins, tout ça…

–          Et la queue ! Elles sont très soyeuses ! mais les Zumba n’existent pas ! Ce sont des légendes de chez nous !

L’auteur sourit.

–          Je vous remercie Dumba d’aborder la question. En fait l’amyose est fabriquée à partir d’un Pam-pam. Et un Pam-pam il y en avait tout autour de la terre. Bien entendu, sur terre vous ne disposiez pas de toute cette technologie, mais un cerveau bien stimulé pouvait entrer en contact avec le Pam-pam… et percevoir ce qui se passait au-delà. A une autre époque, on appelait le Pam-pam, l’Ether. Après l’Ether, on s’est mis à parler d’atmosphère, de stratosphère et des gens très intelligents ont démontré qu’il n’y avait jamais eu d’Ether. C’est comme ça qu’au Zorzor on s’est mis à imaginer des Zumba et ailleurs des prédators.

–          Vous voulez dire qu’ils existent vraiment eux aussi ? fit quelqu’un.

–          J’en ai peur…

–          Alors on croyait les imaginer alors que…

–          Attention, je parle de cerveau stimulé, celui des chamans, de certains drogués, d’artistes inspirés, de nombreux fous, pour qui ce fut une atroce torture, d’une poignée de scientifiques, de religieux et d’hommes politiques… mais bon en général les hommes politiques qui ont fait ce genre d’expérience ont terminé dans un asile ou dans un bunker, une balle dans la tête. Pareil pour les religieux…

–          Alors les anges par exemple ça existe ! s’exclama Superbe avec émerveillement.

–          Euh… c’est à dire que… euh c’est un peu le problème avec les interprétations qu’en fait l’esprit… si vous imaginez de beaux blonds avec des ailes… eh bien oui vous en trouverez sur Olympita, et on les chasse pour leurs plumes… Mais les petits porcelets roses et blonds que vous pouvez admirer dans la Chapelle Sixtine, je suis désolé mais ce n’est que le pur produit des fantasmes de son auteur. Mais, attention, les Séraphins existent bien, et ce sont tous des enfants… d’ailleurs vous les avez rencontrés…

–          Vous voulez dire que les Régulateurs, en fait c’est ça ?…

–          Bah oui, enfin… la véritable version… mais bon, comme vous avez vu, ils vivent pas dans de petits nuages sous la surveillance d’un grand barbu couronné d’un triangle… et ils portent des vêtements…. Et leur fonction réelle est très, très éloignée de celle que s’en faisait Michel Ange, le pape et des millions de catholiques. Vous comprenez, aucun cerveau humain, même très inspiré, n’a jamais pu tout capter, même les fous… alors on a fait nos propres interprétations.

–          Mais pourquoi au début ça ressemblait à des rêves alors ? demanda piteusement Superbe.

–          D’une part parce que jusqu’ici pour vos esprits les rêves n’étaient que des rêves, d’autre part parce qu’il faut un certain temps à un cerveau bien conditionné pour accepter une autre forme de réalité. Heureusement d’ailleurs que vous ayez fini par l’accepter sinon vous seriez devenu dingues.

Il y eut un moment de silence dans l’assistance.

–          Mais alors lui là… sur qui il était branché là… fit Ronga prosaïquement en regardant Jean René d’un air dégoutté.

–          La question serait plutôt sur quoi… mais bon la nécrophilie vous savez… y’a des amateurs.

–          Mais après… comment le robot il a fait pour… il nous est rentré dans notre tête ? demanda Berthier.

–          Eh bien X911 a coupé le programme pour vous signifier votre arrestation, pour ce faire, il est rentré dans ce que les programmeurs appellent la bande passante, c’est à la fois une partie du décor, et un moyen d’entrer en contact avec vous sans vous faire sortir de l’œuf. C’était pas bien malin de la part d’X911 de faire ça d’ailleurs, il y a des gens qui se sont déjà retrouvés devant leur œuf, en train de se regarder eux-mêmes en train de se regarder… comme un miroir mais en pire et en général ils finissent tous schizophrènes.

Jean René sembla se rendre soudain compte que quelque chose clochait.

–          Mais comment vous savez tout ça vous ?

–          On vous l’a dit, râla Superbe, c’est l’auteur.

–          L’auteur ?

Jean René regarda alternativement la blonde puis l’intéressé.

–          Vous voulez dire que c’est à cause de vous que je suis dans cet état ?

–          Moi ? Noooon, c’est les Orcnos, moi je ne suis qu’une petite partie du tout… vous avez déjà entendu parler du macrocosme et du microcosme ?

–          Et vous, vous avez déjà entendu parler de mon poing dans la gueule ?

Mais peut-être que le lecteur aimerait comprendre pourquoi ni Lubna, ni Montcorget semblaient ne pas avoir été touchés par le phénomène… oui, non ? S’il vous plaît sortez-moi de là, je vais me faire attaquer par un zombie…

 

 

Non, FANTASY XXX N°5 en dépit de toutes ses fonctions et subtilités neuronales, n’avait pas réussi à atteindre ni leurs corps ni leurs esprits. Pour Montcorget la raison était assez simple, sa colère marmoréenne chez les Régulateurs avait vidé d’un coup le potentiel énorme de sa libido fossile. Pour Lubna, l’esprit désormais obsédé par un homme qui n’est pas là, un physique transparent, elle était restée dans son œuf, pas même capable de se caresser, offrant à tous ceux qui étaient passés par son système nerveux le triste spectacle d’une bombe sexuelle esseulée. CANAL 8qui avait l’exclusivité des scènes tirées du programme, et qui les diffusait en boucle sur de nombreuses planètes, connut du coup une chute de 13 points à la Loterie Solaire, provoquant instantanément le licenciement de 14.000 employés, certains furent même abattus sur place. Entre temps X911 et ses droïdes obligèrent la petite bande à retourner dans leur couveuse, sous les protestations générales, puisque personne ne leur avait expliqué pourquoi ils n’étaient plus conduits vers Mitrillion mais vers la prison.

 

 

 

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