Godzilla

Franky c’est pas un mauvais mec, faut dire ce qui est, mais c’est un casse couille t’imagines même pas. Bon, j’avoue, il a des raisons. Sa bergère s’est tirée avec un paki et avec ça il s’est attrapé un ulcère. Mais même sans la panoplie tu fais pas plus chiant. Une radio. Je veux dire quand il commence à radoter sur un truc tu l’arrêtes plus. Sinon, bin il est marrant. Quand il veut. Et puis il raconte bien. C’est important ça de raconter bien. Les mecs adorent ses histoires. Mais bon, c’était pas pour ses histoires qu’Eddy m’avait demandé de le prendre avec moi. C’était pour aller faire cette course. Comme si on avait besoin d’être deux pour aller chercher une enveloppe. Là-dessus Eddy ne peut s’en prendre qu’à lui-même mais je lui dirais jamais. Le type qu’on allait voir était perché en plein négroville, Brixton mon pote, de quoi mettre bien les nerfs en pelote de Frank d’autant qu’on partait du nord et je sais pas si tu vois la trotte, mais ça fait gros du monde même en faisant un tour par l’A3. D’après ce que je savais par Eddy qui avait bien voulu me coller dans la confidence pour une fois, c’était de l’oseille blanchie de chez nos potes russky. Et ça, plus le trajet, plus négroville, ça lui plaisait pas du tout à mon pote.

–       Les russes c’est tous des anciens rouges et on peut pas faire confiance aux rouges, et t’sais pourquoi parce que rouge un jour, rouge toujours. C’est comme ça avec eux.

–       Qu’est-ce que tu racontes ils sont tous capitalistes de nos jours, pourquoi tu crois qu’Eddy bosse avec eux ?

–       Eddy y fait ce qu’y veut, ces mecs nous pigeonnent de toute façon, un de ces quatre y redeviendront tous rouges, c’est comme les nègres t’as beau les blanchir Michael Jackson chante comme un nègre.

T’imagines ça tout du long jusqu’à dowtown London ? Nan tu peux pas. Le souci c’est que Franky depuis qu’il a internet il se prend pour une sommité. Y regarde les trucs de complots sur Youtube, il en voit partout, dit que tout est lié et même donc que les rouges ont un plan qu’en fait ils sont pas partis. Et voilà qu’il me cite les chinois, le péril jaune, tout ça.

–       Rien que des cocos eux aussi ! qu’il me fait.

Comme si ça prouvait quelque chose. Après, comme on entrait sur Brixton, il a commencé à embrayer sur les négros, évidemment. Bon là-dessus, je dois dire, que je suis un peu comme lui. Faut pas qu’on me titille trop sur le sujet, mais moi ça m’arrive d’arrêter de parler pour respirer bordel. Bref ça été un voyage pénible mais on avait encore rien vu. Eddy m’avait rien dit sur le mec qu’on allait voir, de toute façon je crois qu’il savait rien. La seule chose dont j’étais au courant c’est que pendant que Frank me pompait le dard avec les bougnoules et les rouges, Eddy tapait la causette avec le boss du gus. C’était juste pas le moment que ça merdouille mais comme on faisait que les livreurs on pensait que ça allait être du velours.

 

Tu m’étonnes que fallait pas que ça merdouille et même qu’il n’y avait franchement aucune raison que ça parte en sucette. Avec Ivan on est pote. C’est une amitié de six mois mais je sens que c’est du solide, c’est un gars sûr. Avec lui jamais d’embrouille dans les virgules, il te dit ce qui paye et en plus il fait du 11% ce qui est carrément le tarif caviar c’est moi qui te le dis. C’est à cause que sa famille a des banques au pays, une vraie laverie automatique le barnum. Avec lui j’étais bon et tout ce qui avait à faire c’était d’aller chercher l’oseille merci au revoir. C’est pour ça que j’avais envoyé Frank et Joe, 20 ans qu’on se connait, à ce niveau c’est la famille, tu calcules plus, tu fais confiance comme ta main droite fait confiance à la gauche. Tout ce qu’ils avaient à faire c’était de prendre une enveloppe, pas bien sorcier non plus, j’aurais pu demander à une petite main, mais va savoir ce qui peux passer dans le crâne d’un con quand y voit un bon gros tas de pognon. Au moins là j’étais sûr. Et j’avais tort à un point…

 

Bon faut être juste, prendre Frank c’était pas le bon truc à faire et tout ça, mais faut voir le client sur lequel on est tombé. Il est pas juste Eddy quand y raconte qu’il avait tort sur nous autres, les conneries ça se fait à deux hein. D’abord il était perché au quatrième dans un immeuble tout ce qu’il y a de pourri. Ça sentait la pisse, le chou et la vinasse là-dedans, et nous on venait de se taper deux heures dans les bouchons, plus la descente dans Brixton avec tous les négros qui nous détronchaient sévère. Ensuite on a sonné une fois, deux, trois, il a mis tellement de temps à répondre ce connard que j’ai failli appeler Eddy pour lui demander c’était quoi cette embrouille. Bordel quand il a ouvert la porte, je croyais qu’on allait tomber sur un mec normal moi, nan Godzilla ! Deux mètres au moins, 150 kilos de barbaque facile, avec la tronche du mec que la vie a roulé plus qu’à son tour, des yeux de bœuf et un air tu me déranges sévère mec qui donnait pas envie. Tout de suite j’ai masqué parce que je savais qu’il y allait avoir un problème, ce mec avait la tronche des emmerdes et puis Frank est petit. Tu comprends, il fait un mètre soixante-treize, ça l’a toujours complexé sa taille, depuis qu’on est minot, alors là… C’est Eddy qui nous envoie j’ai expliqué au géant vert, il a rien répondu, il est entré à l’intérieur en laissant la porte ouverte. Ça ressemblait à rien là-dedans, des bouteilles de vodka vide, des boîtes de médoc, un gros canapé avec encore la trace de son cul, une télé, une grande lampe, trois meubles queue dalle, et Godzilla qui jette l’enveloppe sur la table. Bon, moi je m’en fous, je vais pour prendre l’enveloppe quand y’a Frank qui remarque un truc au mur. Un tableau avec un saint qui se bat contre un dragon, St George je suppose. Y veut savoir si c’est de l’or le doré là. Alors l’autre y lui dit de pas toucher mais donc c’est Frank à qui qui cause, le mec à qui tu dis pas quoi faire parce que tu peux être sûr, comme deux et deux, que ça sera pour cette raison qui le fera. Le mec qu’aime pas les grands ni les russky. Et voilà qu’il tripote le tableau en faisant un doigt au gros en plus ! Non mais t’as vu le morceau ? C’est difficile de faire plus con quand même ! T’aimes pas les grands, les russes, ta mère, y’a des trucs tu fais pas quand même ! Ni une ni deux que je t’embrouille, Godzilla lui tombe dessus. Oh le bordel… y lui fout une manchette qui l’envoie valdinguer, alors moi obligé je sors ma matraque vu qu’on a laissé les flingues en bas, vu qu’on pensait pas en avoir besoin bordel de merde, et je lui en mets un coup. Mais ça lui fait rien ce gros tas ! Je tape dans les reins et ça lui fait rien, nan, y m’en retourne une au lieu de ça, et il se jette sur moi. On dirait qu’il veut me bouffer, il grogne, il grimace, il me plaque au sol et commence à m’étrangler avec ses grosses mains d’homme-ours. Heureusement que Franky est pas canné, il attrape la grande lampe et commence à l’étrangler avec à son tour, il tire de toutes ses forces jusqu’à faire tomber le gros en arrière, alors moi je pousse et on s’y met à deux. Vas-y que c’est long avec ce bœuf putain de ta mère, vas-y que c’est comme de faire du rodéo sur un putain de taureau ! Mais au moins y s’épuise vite, trop de médoc et de vodka et on a fini par le niquer… et Eddy par appeler.

 

–       Tiens, de la part de ma femme.

–       Qu’est-ce que c’est ?

–       Pirouchky, une petite spécialité de mon pays.

–       Comme c’est gentil ! Tu la remercieras de ma part, j’ai fait en m’en bouffant un. C’était bon.

C’est un des trucs que j’apprécie chez Ivan, c’est un mec gentil, et sa famille ils sont pareils. Pas de stress avec eux, un père tranquille qui gère tranquillement une affaire de plusieurs millions d’euros ahaha ! Et puis ces petites attentions quand même elle était pas obligée Sonja. C’est sa femme Sonja, une magnifique nénette qu’il s’est chopée là-bas, la preuve que les russes savent vivre.

–       Et ton fils comment y va ? j’ai demandé en montrant la photo.

Il faisait Sandhurst, sur la photo il était en uniforme. Il m’a dit qu’il allait bien, m’a demandé des nouvelles du mien mais je peux pas dire que ça soit la même fierté. J’aurais bien voulu que Sonny il fasse une école militaire aussi mais il a réussi à se faire virer de trois prépas ! Brenda, ma régulière, dit que c’est à cause de moi, qu’il veut faire le même genre de carrière, que je suis un mauvais exemple. Mais alors pourquoi est-ce que Sharon, ma fille, réussit ses études elle ? La vérité c’est que Sonny c’est un cossard qui croit que tout va lui tomber tout cuit dans la bouche et qu’il va vite comprendre que ça se passe pas comme ça quand je l’aurais mise au boulot.

–       Et pour l’argent, tout c’est bien passé ? me demande à un moment Ivan.

–       Je suppose, ils doivent y être là, attends je les appelle…

 

Est-ce que tout se passait bien ? Bien sûr que oui Eddy on a le fric et tout, le mec est cool, on allait partir justement… Mais bien sûr Eddy il me connait, alors cinq minutes plus tard, en prétextant, je suppose, qui allait pisser, il me rappelle et me demande c’est quoi le blème. Je pouvais pas mentir deux fois quand même, enfin pas à la même personne… le savon que j’ai pris ! Comme si j’y étais pour quelque chose moi au final ! C’est pas moi le nain ! C’est pas moi le géant ! C’est pas moi qui ai foutu le bordel ! Mais bon j’ai rien dit parce que ça se fait pas de balancer les potes. Seulement maintenant, on pouvait pas juste laisser le corps là comme ça. Fallait qu’on l’esquive ou y allait avoir des soucis avec les popov. On l’a roulé dans son tapis et on a l’a descendu jusque dans ma bagnole. Bon dit comme ça, ça a l’air super fastoche, mais ça se voit que t’as jamais roulé dans un tapis 150 kilos de barbaque crevée ni descendu quatre étages avec. Putain qu’on en a chié pour le sortir notre piano, comme de manœuvrer un putain de canasson clamsé. Tu sais pas toi, mais un cadavre, ça pèse deux fois son poids par rapport à un vivant. C’est à cause de la relâche générale, y’a plus rien qui porte. Okay on a l’habitude des viandes, mais quand même, 150 kilos quoi.

 

Ivan a vu tout de suite quand je suis revenu des cabinets que ça allait pas. Il m’a demandé quoi, j’ai dit que c’était à cause de ma prostate que j’avais un peu peur parce qu’elle me faisait mal en ce moment. Il m’a conseillé de me faire suivre, je lui ai dit qu’il avait raison mais je l’écoutais qu’à moitié et pour cause. Putain, mais comment ils avaient pu merder à ce point ? Qu’est-ce qui s’était passé ? Putain fallait que je pense à autre chose, j’ai dit à Ivan et si on parlait de notre biz, et on a commencé à faire ça. J’avais de la thune en Amérique que je ne pouvais pas sortir des USA à cause de cette foutue loi RICO qu’ils ont là-bas, il avait un moyen de le faire, il m’a expliqué comment. Par une banque US qui allait bientôt être absorbée par un groupement européen avec une majorité de parts… devine quoi, dans la banque de mon pote. Le blé suivrait ensuite le circuit habituel en passant par l’Autriche, le Luxembourg, Monaco pour ensuite être réinvesti ici. C’était super organisé et tout, les banques touchaient leur commission et toutes les transactions étaient quasiment légales. Du velours… mais j’étais pas bien, j’écoutais toujours qu’à moitié, ça allait pas. C’était pas ce qui disait évidemment. Je regardais autour de moi tout en causant, je réfléchissais à ces deux connards qui risquaient de le foutre en l’air mon velours quand j’ai remarqué la photo. Je l’avais jamais vue avant, on y voyait Ivan avec un Godzilla avec une tête de bœuf et une médaille sur la chemise. On aurait dit qu’il était allé se chercher un copain catcheur. Je lui ai demandé qui c’était.

 

Oh la putain de ta mère quand Eddy m’a rappelé. J’ai cru qu’il allait avoir une attaque cardiaque dis donc. Faut dire que bon, hein, y’avait de quoi, on avait clamsé le cousin de son pote… Comme si ça suffisait pas de claquer un de leurs mecs il fallait qu’on se tape la famille, et la famille c’est sacré tu connais… Maintenant on avait plus juste un cadavre sur les bras, on avait Monsieur Je dois Plus Jamais Refaire Surface sur le râble. Monsieur Disparition Mystérieuse, Jimmy Hoffa le come back… putain de ta mère. T’inquiète m’a fait Frank, je connais un coin sûr. Et là-dessus je peux dire que je lui fais confiance. C’était du côté de Brentwood, au nord-est, on a pris la M25 qui a cette heure était bouchonnée par intermittence même s’il neigeait un peu, ça allait et on aurait presque pu être de bonne humeur. Il y avait une forêt par-là, le genre d’endroit où à part les mecs en canasson personne ne venait jamais qu’il m’explique alors qu’on prend la nationale. Comment que tu connais je lui demande, il m’explique que c’est là-bas parait-il que les Kray avaient enterré leur vieux pote George Cornell qu’à ce jour on avait toujours pas retrouvé.

–       Qu’est-ce qui t’a raconté ça ?

–       Eddy.

–       Nan je te crois pas, à l’époque Eddy il était plus dans le quartier.

–       Tu parles Eddy les autres étaient encore là, c’est quand ils ont buté Cornell justement qu’ils ont décidé que les frangibus étaient trop cinglés.

La suite on la connait tous, les Kray voulaient tout contrôler dans l’east London, et si t’étais pas de leur côté fallait être celui des Richardsons et de ce cintré de Frazer, pas question de braquer sans payer sa dîme, alors les mecs sont partis dans l’Essex. Et puis un jour les bracos enfermés pour dix piges pour quinze mille malheureux boules se sont mis à croiser des hippies qui se prenaient dix-huit mois pour s’être fait choper pour plusieurs millions de livres de marchandises. La drogue change tout. Eddy ça a fait sa fortune. Jusqu’à ce que ça merde dans les années 90, mais c’est une autre histoire. En attendant on était arrivé dans son coin qu’était bien un trou perdu comme t’imagines avec des hectares de bois sous la neige. C’est là, alors qu’on entrait sur le chemin qu’on a entendu un bruit à l’arrière.

–       Nan…

–       Tu crois pas que…

–       Nan… attends j’ai dû buter dans un truc, on va voir.

On a garé la bagnole et on est sorti avec les flingues cette fois, j’ai ouvert le coffre prudemment et bordel j’ai vu la grosse tête de ce con qui sortait du tapis en beuglant comme un putain d’enculé de sa mère de veau. Putain j’ai eu si peur que j’ai failli lui décharger mon flingue dans la gueule, c’est Franky qui m’a retenu pour une fois, j’aurais ruiné ma caisse.

–       On va le faire sortir tu veux, t’as toujours ta pelle ?

–       Bah ouais.

–       Allez toi sors de là, il a fait à Popov.

Le gros a pas eu trop de mal à se dégager du tapis, il était déjà à moitié sorti de toute façon, Frank lui a fait signe vers le bois et ça a pas raté le russe a commencé à l’asticoter, fils de pute.

–       Toi croire fort avec toi arme hein fils de pute à toi !

–       Ferme ta gueule de rouge.

–       Ah, ah ! pauvre merde toi pas savoir que rouge mort ?

–       Ferme ta gueule je te dis !

Enfin voyez le genre, mais on pouvait pas juste le buter parce que l’idée c’était qu’il creuse lui-même.

 

Et moi j’étais au bureau avec Ivan, et je cogitais, et je cogitais. Bon Dieu que tu vois ça qu’ils me foutent en l’air le cousin n’importe comment en plus. J’étais bien s’il refaisait surface, terminé les bénefs, on allait directos au matelas avec des histoires de ce genre. Et les Popov y rigolent pas quand ils sortent l’artillerie. J’ai pris les cachets que le psy m’a donnés contre les angoisses, Ivan m’a redemandé si j’étais malade ou quoi, putain c’était la journée faut que je raconte mes bobos. Je lui ai dit que c’était rien, un petit ulcère que je m’étais fait à cause de Sonny, je veux pas que les gens sachent que je suis allez voir un psy. Je veux dire ça se saurait ça serait pas grave, mais c’est perso c’est tout ces choses-là. Putain je lève les yeux, j’ai l’impression que Godzilla me mate en personne !

–       Et c’est quoi la médaille ?

 

Et vas-y qu’il continue de l’asticoter.

–       Arrête toi là enculé, que lui dit Frank, y’en a marre de se les geler, creuse.

–       Creuse, enculé, jette ton arme et je règle compte à toi.

–       Ta gueule creuse je te dis.

–       Da, da, toi va faire enculer.

Il a prit la pelle, il a creusé un petit peu et pis d’un coup il l’a balancé dans la gueule de Frankie et s’est barré en courant. Putain j’ai voulu tirer, j’ai glissé, c’est Frankie qui a fait feu, tout le chargeur bordel, et c’est pas un manche merde, et le mec a continué de courir.

–       Putain je l’ai touché je suis sûr que je l’ai touché !

–       T’es sûr ?

–       A la tête oui bordel !

–       T’es sûr ? j’ai répété tellement j’en revenais pas qu’on l’ait raté.

–       Oui putain de toi ! Viens on va voir.

Il l’avait bien touché, enfin disons qu’il y avait bien du sang sur un tronc d’arbre, à peu près à la hauteur où devait se trouver sa tête, et un peu par terre. On a suivi ses traces jusqu’à une clairière nickelle. Soudain plus rien, pfiout, plus de sang, de trace de pas, rien, comme s’il s’était envolé nom de dieu de merde ! Et devine quoi là-dessus qui nous appelle ?

–       Alors c’est fait ?

–       Euh oui… presque.

–       Comment ça presque ?

–       Bah euh… il était pas mort en fait.

–       Il était pas mort ?

–       Non.

–       Et maintenant rassure-moi, il est mort ?

–       Non.

–       Comment ça non ?

–       Il s’est échappé.

–       Pardon ?

–       Il s’est échappé.

–       Nom de dieu de bordel de merde mais qu’est-ce qui m’a foutu deux connards pareils ? C’est possible ça d’être aussi tocard ? Tu sais qui sait le mec que vous allez laisser s’échapper ? Un putain de Rambo russe, un putain de héros de guerre des Forces Spéciales, tu vois un peu dans quelle merde vous nous avez foutu ? Hein tu vois !?

J’ai regardé la forêt autour de moi, tout d’un coup je me suis plus senti du tout tranquille. J’ai expliqué le truc à Frank, il m’a regardé pareil que la tête que je devais avoir, on était dans la merde sérieux là, et tout de suite en plus. Y’avait plus qu’à espérer que sa blessure soit assez grave pour le tuer.

–       On fait quoi ? j’ai demandé à Eddy.

–       J’en ai rien à foutre de ce que vous faites, mais priez, priez pour que ce mec réapparaisse jamais, parce que si c’est pas lui qui vous tue, c’est moi qui le ferait.

On s’est tiré, et jusqu’à aujourd’hui on a jamais revu le mec, mais tous les jours quand je sors de chez moi je vérifie maintenant qu’aurait pas un Godzilla derrière moi.

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