Planck ! 3

Honoré Montcorget et la tête de gnou continuaient de se dévisager. L’idée d’avoir un bout de cadavre accroché en face de son lit lui déplaisait d’autant qu’il ne s’agissait pas d’une idée mais d’une réalité bien concrète avec des yeux de verres étrangement habités. Anthropomorphisme classique quand on se retrouvait devant ce genre de trophée, et bien qu’il n’ait jamais utilisé un tel mot et qu’il en ignorait même l’existence, il n’en était pas moins suffisamment intelligent, sinon lucide – si tant est qu’on puisse l’être quand on se réveillait soudainement face à une tête décapitée – pour se rendre compte que les reflets du jour finissant sur ce regard artificiel étaient pour beaucoup dans cette façon de donner un caractère humain à une chose. D’ailleurs, une fois, un soir de pleine lune, sa télé l’avait regardé comme ça, ça avait donné un air à PPDA qu’il ne lui connaissait pas. Il savait donc comment résoudre le problème. Soudain le gnou se retrouva avec un coussin en travers du museau. Ça ne le surprit pas moins…
– C’était quoi ce grognement ? s’exclama Montcorget à voix haute, l’échine traversée par une onde de peur.
Il chercha autour de lui. Rien. Rien de plus qu’une chambre qu’il voyait à peine mais qu’il pouvait qualifier de mauvais goût sans douter une seconde du sien. Il haussa les épaules, et se sentit peu à peu saisi d’une grande misère. Le poids de la réalité se couchait lentement sur lui.
Il ne dormait donc pas dans sa chambre. Cette chambre où il avait toujours dormit depuis son enfance. Cette chambre qui avait fait de lui un homme – elle s’appelait Odette, il avait 27 ans, un jour où sa mère était partie à Menton – et même un comptable, puisque c’est dans la sobriété de cette même chambre qu’il avait étudié les lois du chiffre. Non il dormait dans la chambre d’un autre, d’autres même, des dizaines d’autres, des centaines peut-être. Il dormait dans un lieu public, comme… comme un vagabond, un clochard. Il sursauta, le mot sonnant dans son esprit tel un avertissement, plus effrayant même que le grognement qui lui avait rendu sa lucidité. Il posa les pieds par terre, sentant sous la plante le tapis en poil de quelque chose qui bordait le lit et lui arracha une grimace de dégoût. Voilà donc ce qu’il était devenu, un vagabond dans un pays de bougnoules, un étranger… C’était comme s’il était passé de l’autre côté de la lucarne. Il poussa un violent soupir. Pourquoi ? Le mot raisonna un moment dans son esprit sans trouver d’issus. Pourquoi lui ? Qu’avait-il fait pour mériter ça ? Rien. Justement il n’avait rien fait, aucune erreur, jamais, rigoureux à son principe de se faire oublier en tout. Il était victime, victime d’une entreprise injuste qu’il avait fidèlement servit 23 ans durant, victime de l’incompétence d’un chef qui lui avait attribué un imbécile pour conclure une affaire qu’il ignorait en tout. Soudain il fut pris d’une violente colère. Pour la première fois de son existence il sentit les mains de la révolte le griffer. Ça n’allait pas se passer comme ça, on ne pouvait pas l’obliger. Il se dressa et marcha vers ses chaussettes comme on marche sur Moscou.
Théoriquement, s’il avait été chez lui, dans le confort douillet de sa chambre, ses vêtements auraient dû se trouver soigneusement pliés dans son placard. Mais il n’y avait pas de placard, il y avait sa valise dans lequel il buta. Une très vieille valise qui ne lui avait servi qu’une fois pour les colonies de vacances, une valise fermée, et surtout il constata qu’en réalité ses vêtements il les portait toujours. Chiffonnés par le sommeil, tout comme son visage, tel un soûlard … Atterré par cette constatation il demeura là, l’esprit vide. Jusqu’à ce que prit par le vertige, il s’effondre sur son séant au bout du lit et se mette à balbutier la même question sans réponse :
– Pourquoi ?
Puis il sombra dans un silence presque catatonique de 42 secondes.
Pourquoi 42 ?
Ici la nature a gardé tout son secret.
D’ailleurs ne l’aurait-elle pas gardé, eut-elle été aussi limpide qu’un homo sapiens sapiens l’eut souhaité, des petits bonhommes seraient apparus de sous le tapis et auraient déclaré d’une seule voix que 42 est un chiffre comme les autres et qu’après tout la question n’était pas de savoir pourquoi mais pourquoi pas.
– Comprenez, cher ami, aurait continué un premier petit bonhomme, cela peut paraître une litote de le dire…
– … mais l’ordre a cette faiblesse qu’il ne supporte pas le moindre désordre… aurait fait un second, l’expression entendue.
– … et plus vous êtes ordonné, plus vous vous exposez à cette faiblesse, aurait ajouté un troisième.
– Un grain de sable et hop ! Le Dawha ! Se serait exclamé un quatrième avec facétie.
– Oh bien entendu, aurait déclaré le dernier, vous pourriez répondre que vous n’êtes pas le seul en ce cas, qu’il y a d’autres ordres que le vôtre à désordonner, et des bien pires sans doute.
– Mais que voulez-vous, aurait repris le premier avec le même entrain, on ne donne pas d’ordre au désordre.
– Non, sinon ça serait le Dawha, conclurait le quatrième avant de terminer sous le talon rageur d’un comptable fou.
Car si la vie avait été aussi parfaite que des petits bonhommes sous le tapis pouvaient nous donner des réponses à tout, même à des questions qui n’en ont pas, ceux qui dans l’existence ont réponse à tout et surtout quand il s’agit de vous expliquer votre vie et la meilleure manière de la gérer ; les hommes politiques, ma belle-sœur, les barbus de l’Islam enragés et globalement tous les chefs d’Eglise, et bien entendu Montcorget –même si ce dernier est un cas à part, nous allons y venir- Tous ceux là, bien rangés dans leurs certitudes se retrouveraient instantanément en panne de raison d’être. Affaire impensable quand on a pour seule conviction que les autres ont besoin de connaître vos vérités. Bien entendu Montcorget, à la différence des précités, ne tenait pas à faire savoir quoique ce soit, à qui d’abord ? Le monde était peuplé de cons ! N’en restait pas moins qu’il était hors de question de se faire emmerder par des petits bonhommes sous le tapis ayant la prétention de lui expliquer la réalité d’un fait qu’il avait passé son existence à nier.
Bref, si la vie était mieux faite, selon nos fantasmes au désespoir, Honoré Montcorget aurait bien été capable de déclencher une guerre entre l’humanité et les petits bonhommes sous le tapis, et franchement l’humanité n’avait pas besoin de ça. Au lieu de ça, au bout des 42 secondes Montcorget envisagea successivement le suicide par pendaison, l’appel au secours en PCV – pas question de dépenser un sou pour la boîte – la fuite pure et simple. Mais finalement il se contenta d’explorer le reste de la suite d’un air circonspect, si rapidement absorbé par sa détestation qu’il n’entendit pas le nouveau grognement qui sonorisa la pièce. L’aurait-il d’ailleurs entendu qu’il l’aurait mis sur le compte d’un voisin, l’inquiétude ayant fait place à son humeur habituelle, mélange de dégoût et de méfiance. Et pas question en l’état que des petits bonhommes sous le tapis l’alertent, revenu à sa réalité bien délimité, il aurait fallu bien plus que des gnomes pour lui arracher les œillères.
Un gnou peut-être…
Un gnou sauvage d’une demi-tonne fonçant sur lui, un coussin sur le museau, avec toute la fureur naturelle du gnou dérangé dans sa sieste.
Mais quand bien même…
Quand bien même une telle chose serait arrivée – et c’était bien le cas en quelque sorte – qu’il ne l’aurait pas vue et serait mort sans rien comprendre. L’esprit humain a ses limites. Il ne peut voir que ce qui est déjà stocké dans ses gènes, ne concevoir que si ça a déjà existé une fois dans sa lignée, dans son monde, ne comprendre que par rapport à des règles qu’il connaît, même de loin. Et quand il les ignore, il se réfère à d’autres, il compare, pose la question à un autre cerveau. Forcément, dans le cas d’Honoré Montcorget, c’était un peu plus limité. Ça se heurtait comme un papillon sur l’écran de la lucarne… et pour le compte cela lui sauva la vie. Car ce que le cerveau perçoit, ce qu’il croit, ce que l’esprit engendre comme réalité, le corps, qui n’a pas beaucoup d’humour, le perçoit comme vrai. Et ainsi, au lieu de bougonner tranquillement sur le mauvais goût des nègres, Honoré Montcorget aurait fini aplati dans le salon, foulé par les sabots d’un gnou furieux. Au lieu de ça le gnou traversa la suite et termina sa course sur le lit de Berthier, tout étonné d’être là, il s’était toujours demandé à quoi ressemblaient les autres pièces.
La dernière chose qu’il avait entendu avant de finir sur un mur c’était :
– Eh Raoul ! Regarde y’en a un là !
Il s’était retourné, curieux, avait aperçut un truc bouger dans les herbes, et depuis était persuadé qu’il s’appelait Raoul. Aussi persuadé qu’il était encore vivant, même s’il ne s’expliquait pas comment on avait pu l’enfermer tout entier dans un mur. Quelque chose dans son esprit avait interdit l’information et le cachait bien profondément dans les replis du tangible. Les questions subsidiaires qui avaient occupé la majeure partie de son existence : où est la femelle en chaleur, que font les zèbres, et où trouver l’herbe la plus grasse, ayant disparu à l’instant de son trépas, son esprit les avait tout entier remplacées par son ego. Or l’ego d’un gnou sauvage ayant passé sa vie entre la Tanzanie et le Kenya pourrait se résumer à ça : c’est moi que v’là, le plus gros mâle du périmètre. Autant dire que l’apparition soudaine et floue d’un petit bonhomme chauve ne pouvait que remuer le sang de Raoul. Un sang métaphorique bien entendu, Raoul n’étant après tout plus qu’une tête vide avec des yeux de verre, mais ça il n’y avait que lui qui l’ignorait. Bref Montcorget n’avait pas anthropomorphisé sur le sujet d’un reflet sur un artifice, mais ça il n’y avait que lui qui l’ignorait également.
En revanche, s’il avait écouté les petits bonhommes sous le tapis et bien hein… et bien rien du tout, les petits bonhommes sous le tapis n’avaient aucune envie d’être piétiné, pas la peine de les déranger.

De son côté François Berthier, quoiqu’il n’ait contrarié aucun spectre bovin, et qu’il n’était pas du genre à se poser des questions sans réponse – déjà que celles qui en avaient lui donnaient mal au crâne…- n’en vivait pas moins une expérience parfaitement surréaliste, pour ne pas dire aux limites du fantastique, de ce fantastique comme seuls les hommes emplis de leur idéologie savent en concevoir. Ça avait commencé quand, oubliant qu’il y avait un téléphone dans la chambre et saisi d’une brusque envie de s’éloigner de l’atmosphère viciée que dégageait l’arrondissement du comptable, il s’aventura vers les ascenseurs, à la recherche d’un peu de glace. La grosse et vieille dame qu’il avait à peine remarquée à son arrivée –tellement peu que le lecteur n’en a pas plus entendu parler que l’auteur, c’est dire…- était toujours là, stratifiée dans son fauteuil crapaud en skaï rouge, le regard fixé sur l’écran.
– Bonjour, dit-il sur un ton enjoué, reprenant sa bonne humeur vacancière.
La vieille dame tourna lentement sa tête telle la tourelle d’un char et le scruta de ses petits yeux revêches. Berthier lui assena un sourire diplomatique, ignorant qu’il avait face à lui bien loin d’une brave grand-mère, une tradition issue de l’hôtellerie soviétique, à savoir une baba, garante des bonnes mœurs dans les étages, dressée pour dénoncer le touriste égaré dans ses turpitudes bourgeoises.
– Euh… vous allez bien ? S’enquit le commercial, conservant tant bien que mal son sourire
Mais n’obtenant pas plus de réponse, il recula lentement vers les ascenseurs, percevant peu à peu dans ce regard une ressemblance frappante avec celle du berger allemand atrabilaire et à demi aveugle qui gardait l’entrée du café où il se rendait chaque matin avant d’aller au travail. Quand les portes de la cabine se refermèrent, il poussa un soupir de soulagement, se souvenant que Sultan lui avait déjà avalé le bas du pantalon, un jour où, dans un accès de bonté, il avait tenté de lui flatter l’échine de quelques papouilles maladroites. Sitôt qu’il disparut, la baba s’empara de l’énorme téléphone posé sur le guéridon non loin du fauteuil et signala la présence d’un suspect à la réception. Innocent du piège dans lequel il venait de se fourrer, Berthier se présenta dans le hall, gaillard, plein d’allant, cherchant l’entrée du bar. C’est ainsi qu’il remarqua une jeune femme occupée à faire semblant de lire un magazine féminin d’importation tout en produisant de prodigieuses bulles vert pâle, moulée dans une mini jupe en Skaï léopard, si courte qu’on devinait le dessin de sa vulve à travers son string mauve. Armée du sourire qu’il réservait pour les secrétaires de direction ornementales que les chefs aimaient parfois poster à l’entrée de leur bureau, tel un totem phallocratique aussi bien destiné à impressionner leurs collègues que chargé de distraire la clientèle préoccupée sur la question des compétences réelles du dit chef, Berthier s’approcha et lui demanda dans un anglais plus caramélisé qu’américanisé, s’il elle pouvait lui indiquer l’emplacement du bar ; où il serait naturellement enchanté de lui payer un verre. Lubna, puisque tel était son nom, le considéra quelques secondes de ses longs yeux pâles, puis comprenant, avec cette intelligence particulière qu’ont les dames de sa profession, qu’il n’était pas un client pour elle, fit claquer la bulle contre son palais et reprit sa mastication où elle en était, le visage penché sur le magazine de papier glacé. Le sourire de Berthier ne sut soudain plus quoi faire. Il oscilla quelques secondes, cherchant des appuis aux coins de sa bouche, l’air désemparé, avant de s’effondrer en vrac dans une grimace fugitive qu’il enfouit en continuant hâtivement son chemin, sentant encore sur sa joue la marque du magistral râteau qu’il venait de se prendre.
Là bas, Moïse Wonga, l’observait depuis ses hublots en verre fumé, bien raide derrière sa réception.
Il avait été formaté au temps béni du socialisme soviétique, dont il avait conservé cette inconsolable énergie, inconsolable au sens où elle n’était faite que de nostalgie, nostalgie de sa jeunesse, une jeunesse faite d’Ordre et d’Espoir. L’espoir n’étant rien de plus que l’enfant parfois débile de la nostalgie, autant dire que Moïse Wonga tournait en rond depuis des lustres, et sous ces lustres là on ne tolérait guère les empêcheurs de tourner en rond.
Aussi avait-il imposé sur son établissement un potentat actif, fait de délation et d’espionnage, où l’on appréciait à parts égales aussi bien l’autocritique que la rééducation par le travail, les rapports de 130 pages tapés petits ou les uniformes comme il en portait, et qui n’étaient pas sans rappeler ceux des commissaires politiques durant la Révolution Culturelle. Les taches de sang en moins. L’on venait de le saisir, à ce propos, de la présence d’un étrange personnage dans les étages, un blanc, déjà suspecté d’un nombre présumé mais impressionnant de transgressions typiquement bourgeoises, et qui franchissait sous ses yeux les portes du restaurant. Moïse Wonga sortit de sa réception avec une expression kafkaïenne.
Comme l’on pouvait s’y attendre le restaurant était aussi vaste que rigoureusement vide. Le bar, pas beaucoup plus gros qu’un furoncle sur la joue d’un géant, était coincé derrière des plantes vertes artificielles qui lui faisaient comme un poireau couvert de poussière et chargé de micros cachés. Berthier avança là dedans avec le respect que l’on doit aux phénomènes. Quand soudain une voix abrupte fit derrière lui.
– Qu’est-ce tu fous là toi ?
C’était un nègre fluet dans une livrée de barman rouge, trop petite pour lui de deux tailles et déplorablement coupée dans un tissu rugueux. Il avait un visage émacié, des yeux méfiants et acérés, il se tenait voûté tel un Montcorget, avec lequel il partageait un mauvais caractère chronique assorti d’une nette tendance à préférer les bonnes baffes aux longs discours. Ce costume était le seul vêtement qu’il possédait en dehors de son treillis de caporal de l’armée zorzorienne, depuis 15 ans qu’il était détaché à la surveillance de l’hôtel, depuis que le régime qui avait régné ici avait adopté cette fâcheuse coutume cubaine de coller des militaires dans les hôtels, démasquer l’espion sous le bob innocent du tourisme. Qu’il n’y ait jamais eu ici, pour l’essentiel, que des fonctionnaires et des militaires de RDA ou d’URSS s’ennuyant à mourir ne changeait rien. Le socialisme est une affaire de conviction, il y a dans ces cas là, un étrange rapprochement entre prévoyance et certitude qui ne laisse d’autre place qu’à la complète parano. Mais Berthier n’était pas de nature paranoïaque, et pas beaucoup plus observateur. Passé la surprise, il glissa sur l’aspect peu engageant de son nouvel interlocuteur comme on glisse sur une merde en espérant ne pas s’être trompé de pied, et demanda dans ce même anglais de folklore :
– Euh… glace ?
– Qui êtes-vous ! ? Que faites-vous ici ? Aboya une voix derrière lui.
Berthier se retourna et reconnu le visage du réceptionniste qui les avait accueillis, avec ses énormes lunettes de vue aux carreaux fumés qui lui faisaient un regard de batracien.
– Je suis Monsieur Berthier ! Nous sommes arrivés toute à l’heure avec mon collègue Monsieur Montcorget, vous ne me reconnaissez pas ? Les clients de France…
Mais pour Moïse Wonga tous les blancs se ressemblaient.
– Jamais entendu parler.
– Je vous assure…
– Ça suffit ! Comment êtes-vous entré ?
– Euh… bin par la porte, expliqua Berthier en désignant l’intéressée.
Le réceptionniste et directeur de l’établissement retourna sur elle un regard soupçonneux. La porte ne pipa mot.
– Vous travaillez pour qui ?
– Euh… mais….
– La CIA ? Aboya à son tour le barman.
– Non… mais….
Berthier n’eu pas le temps de balbutier sa défense qu’un hurlement jailli dans le restaurant.
– Y MEEEENT ! Y MEEEENT !
La baba du 15ème étage venait de faire son entrée. Ce n’était plus une espèce de mobilier humain avenant comme un pénitencier, ni même une solide grand-mère qui veillait sur ses ouailles avec la ferveur du mouton devenu berger, c’était autre chose.
– Y MEEENT ! Y MEEEENT ! JE L’AI VU ! JE L’AI VU ! C’EST LUI QUI A TUE J.R !

p.168

J.R : (n.m, USA seconde moitié des années 80 avant Dégraissage, de : John Ross) personnage principal de la série Dallas, dont la mort mystérieuse marqua une page dans l’Histoire Contemporaine des Ménagères de Moins de 50 ans (Voir «histoire des MM50 » par Jim B. édition D-Mart). Symbole absolu du capitalisme pour certains, incarnation du mal pour d’autres, il fut défini par ses créateurs comme «l’homme que vous adorez détester ». Culte de J.R : croyance païenne proche du vaudou née au Zorzor (Voir p.42) où la série fut rediffusée 137 fois (Pourcentage d’Audience Moyenne : 64%, Indice de Pénétration : 73% ). Baron J.R : dit aussi le Passeur, personnage principale du Culte de J.R représenté par un Oncle Sam coiffé d’un Stetson blanc. Lors des cérémonies, les adorateurs du Baron J.R portent des Stetsons blancs et dansent en brûlant des faux dollars afin d’attirer la chance.

p.42

Zorzor : Seul pays sur terre connu pour n’avoir jamais vu les épisodes qui suivirent la mort de J.R. Selon une récente étude, en 2002, 76% des zorzoriens pensaient qu’il ne s’agissait pas d’une fiction et 58% que J.R était le président des Etats-Unis.

Ce résumé vous a été offert par D-Mart Encyclopédie™.
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Le savoir quand on vous le dit.

 

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