Législation pas Abolition

Abolissons la bêtise, ça sera plus vite fait

Pardonnez, mais j’ai les abeilles. En ce moment, on est tous au courant, le ministère des Droits de la femme a déclaré, dans un grand élan de prétention, vouloir abolir la prostitution, et dans la fouler pénaliser les clients. Et hop, nous revoilà parti pour le grand déballage misérabiliste des pauvres femmes exploitées par d’horribles proxénètes. Nous revoilà avec l’éternelle accusation des féministes sur les hommes et leur pulsion sexuelle  et le grand argument massue de tous ces bricoleurs du dimanche : le corps n’est pas une marchandise.

Ah bon ? Alors les filles à poil qui vendent de tout, des yaourts à la bagnole, c’est pas la manifestation du corps comme marchandise. Les magazine de cul, les pornos, les photos de charme, c’est pas non plus une marchandisation du corps. Les crèmes qui promettent la jeunesse éternelle ce n’est pas non plus faire du corps un objet marchand. Pas du tout. Et les portes manteaux qui défilent pour Dior et autres, elles ne vendent ni leur corps, ni leur gueule. Non, même pas vrai. Le corps est une marchandise et il l’a toujours été. Essayez donc de vendre des appareils de musculation avec un bide à bière en Spantex bleu, ça va pas le faire. Car, bien entendu, c’est moins l’appareil que l’on vend qu’une promesse : celle d’un corps parfait. Donc le corps, qu’on le déplore ou pas, est depuis toujours une marchandise.

La dignité des femmes…

Ensuite d’entonner l’autre argument massue : la dignité des femmes. Parce que, bien entendu, la dignité des hommes et des trans qui font ce métier, on la glisse sous le tapis. C’est les femmes les victimes, uniquement, toujours… Et de nous entonner le couplet La France défend la Femme Universelle…

La France a autorisé aux femmes d’avoir un compte courant à leur nom et sans signature du mari en 1967, alors qu’elles ont le droit de percevoir un salaire en leur nom propre que depuis… 1922. Une motion pour le droit de vote des femmes a été proposé en 1906, et ce droit sera accordé qu’en 1944… À tout hasard j’aimerais rappeler à ceux qui nous imaginent à la pointe du progrès que la Mongolie l’a autorisé en 1926, l’Uruguay en 1927 – deux nations connues pour leur progressisme, comme chacun sait. Et aujourd’hui, alors que les femmes touchent, ici-même, en moyenne des salaires 30 % inférieurs à ceux des hommes, les féministes brament à la dignité des femmes dans le cadre de la prostitution. Au lieu de nous parler de dignité, essayez le respect.

Féminisme Marie Claire.

Mais c’est quoi ce féminisme-là ? C’est quoi ces fantoches qui nous parlent « d’oser le féminisme ». T’as déjà essayer d’oser le machisme ou la misogynie à notre époque ? T’as plutôt intérêt à montrer patte blanche aujourd’hui que de ne pas oser le féminisme. Les mêmes qui proposaient d’oser le clito… C’est vrai quoi pourquoi toujours parler d’excision alors que le dernier numéro de Cosmo nous dit tout sur les dernières positions tendances  ! Féminisme de pacotille qui s’inquiète ici avec la prostitution beaucoup plus de faire des femmes des éternelles victimes et des hommes des éternels salauds. En gros, la position exactement parallèle à celle de l’Eglise au sujet d’Eve et d’Adam.

Dans l’imaginaire féministe c’est juste Adam qui croque la pomme et cet affreux macho qui l’impose à sa compagne… Mais rien n’évolue. Le même puritanisme judéo-chrétien relégua une Messaline au rôle de salope, parce que c’était une prostituée qui avait amplement réussi sa reconversion. Éternel langage hypocrite qui compare la prostitution et l’esclavage, voire nous explique que si l’esclavage a été aboli, on peut faire la même chose en France. S’il y a de l’esclavage dans ce métier difficile, c’est sur les routes et les parkings, à l’abattage ou dans les chantiers. Ça c’est de l’esclavage ; la fille qui fait la pute pour payer son appart, c’est pas une esclave, sauf de la raison économique – auquel cas, j’en suis un aussi. D’ailleurs, il y a 25 millions d’esclaves dans le monde, une majorité d’enfants, la traite existe toujours, excepté qu’elle n’a plus le soutien financier de grandes compagnies européennes… De toute manière c’est pas le sujet, ni plus les prostitué(e)s, le sujet c’est la moral.

La prohibition de la prostitution ?

On va abolir ? Et comment ? Il n’y a plus de frontières. Je veux aller au bordel ? Je passe la frontière espagnole, belge, hollandaise ou allemande… Et bon dieu, ça me fera une belle jambe qu’en France on l’a abolie. Surtout qu’avec Internet, bien le bonjour pour distinguer la drague ouverte de la prostitution… On veut abolir quoi ? Les pratiques sexuelles de certaines personnes ? Et la prohibition du cannabis, ça marche bien en France ? Nous sommes les plus gros consommateurs d’Europe devant les Espagnols et les Hollandais ! Et de nous citer l’exemple suédois… Va falloir découvrir qu’on n’est pas suédois, Mme la Ministre… Comparaison n’a jamais été raison. Alors, dans un bel élan d’imitation, on veut pénaliser le client. Mais grande nouvelle, les putes, qu’elles soient dans un réseaux ou non payent des loyers, mangent, etc. Pénaliser le client c’est pénaliser le gagne-pain. Ca ne conduit personne vers la sortie mais tout le monde vers un peu plus de clandestinité.  L’exemple est prit sur la Suède ? Et pourquoi pas, quitte à citer ces démocraties protestantes parait-il exemplaires, ne pas plutôt regarder ce que fait la Hollande. Car en réalité, comme aux Pays-Bas, il faudrait légiférer, fabriquer un cadre, avoir des minimas sociaux, une sécu, une charte du travail, non pas abolir mais reconnaitre.

Seulement, il faudrait pour cela que plusieurs points soient également réunis, une gauche moins catho pour qui être progressiste consiste à penser pour les autres. Un féminisme qui en soit réellement un. Pas un féminisme pour salon de coiffure. Qui s’occupe moins d’expliquer que les hommes sont des salauds et les femmes des victimes, mais plus simplement s’intéresse au droit salariale des femmes, à la parité complète dans un congé maternité (donc congé paternité). À se préoccuper du sort des gamines dans les cités qui doivent jouer les bonhommes et surtout ne jamais avoir une sexualité un tant soit peu libre sans se faire traiter de « vache » (de pute). Et non pas comme « Ni Pute ni Soumise » pour mieux satisfaire les seuls ambitions politiques de ses dirigeantes… A se poser des questions sur le termes des 74000 viols en France. Proposer par exemple la gratuité des test ADN en cas de plainte (ah oui c’est pas les Experts, les flics payent le prix des test, et si l’affaire ne vaut pas le coup, on laisse tomber…) À savoir un réel travail de fond et pas de la théologie d’un féminisme de pacotille et castrateur. Et enfin qu’en France, le fameux pays des Droits de l’homme, selon l’expression consacrée, on cesse de vouloir pénaliser au fait de vouloir protéger.

La prétention française

Il n’y a pas une prostitution uniforme, martyr et victime, pas plus qu’il n’y a qu’un proxénétisme violant, masculin et esclavagiste. D’ailleurs, selon les travailleurs sociaux, le plus généralement ce sont des putes elles-mêmes qui sont les proxos de leurs collègues. Mais je crois définitivement que l’effort que ce pays a à faire avant de prétendre à son exception permanente serait d’être un peu plus réaliste avec les faits. Les mafias qui actuellement alimentent les bordels espagnols ou les routes nationales n’en ont rien à battre de l’abolition, en fait elles se réjouissent de cette proposition sur la pénalisation. Et ca sera double jackpot si en plus on en vient à « l’abolir » à savoir en réalité la prohiber. Qui plus est, concrètement l’Office central pour la répression du trafic d’êtres humains c’est 50 fonctionnaires pour l’ensemble du territoire. 50 fonctionnaires dans une Europe sans frontière où la coopération policière n’est qu’un vœux pieux. Bref il serait temps d’arrêter de se bercer d’illusion en imaginant une société immaculée, sans drogue, sans pute, sans alcoolisme, tabagisme, sans violence aucune. Cesser également de penser que le sexe c’est le mal, et que, d’ailleurs, il ne s’agit que d’assouvir de « viles » pulsions.

La misère sexuelle n’est pas une tare, c’est même le quotidien de bon nombre de Français, et parfois c’est même une affaire de handicap. Les tétraplégiques dont ces filles sont le seul espoir d’avoir un minimum de sexualité, ils se la mettent sur l’oreille ? La gauche a toujours cette déplorable idée qu’il faut changer l’humain, le protéger, quitte à le faire contre lui-même, pendant que la droite nous pondra une loi punitive, histoire de satisfaire les épiciers et les notaires. Comme, par exemple, punir le racolage passif – et ce dans le but unique que ça fasse plus propre dans les centres-villes. Peu importe ici si les premières victimes, au sens strict du terme, deviennent les prostitué(e)s eux-mêmes. Après tout ce ne sont que des putes, de la viande.

La prostitution existe depuis la nuit des temps, elle répond à un besoin mutuel, on va faire comment pour l’abolir ce besoin ?

Pour autant, même si chez certain(e) c’est un choix délibéré, un moyen de subsistance choisi, il faudra un jour qu’on sorte également de l’imaginaire de la cocotte. Cette imagerie XIXème qui séduit tant et offrit l’occasion à un journal réac de se faire une pub au frais de la même prostitution. Faire le choix à 65 ans de retourner sur le trottoir parce qu’on a zéro retraite n’en est pas exactement un.  Préférer payer avec son cul le montant du loyer faute d’avoir droit à une bourse ou au RSA (âge minima requis 25 ans…) plutôt que de faire esclave chez Mc Do, n’est pas non plus une cinécure. Et pour ceux qui imaginent qu’une protection sociale est l’alpha et l’omega de leur liberté, je vous conseille la vidéo à la fin. Personne ne pourra jamais empêcher qui que ce soit de prêter son corps contre de l’argent ou une position sociale plus confortable. A ce sujet, on le sait tous, il existe même une foultitude de cas de prostitution non avérés, non reconnus, passant parfois même pour un mariage. La question n’est donc pas le bien fondé de la prostitution, ou même de savoir qu’il y a et aura toujours des clients et des deux sexes. La question est le pourquoi, et dans une large majorité, le pourquoi est économique. La réponse de la France à cette question s’inscrit donc une logique parfaitement nationale, ne pas, jamais, s’atteler au fond du problème et coller une nouvelle amende, une nouvelle taxe.

http://www.dailymotion.com/video/xpwu8i_des-prostitues-dansent-au-quartier-rouge_news

7 Psychopathes, travail d’auteur

Il y a des films comme ça dont on n’attend strictement rien. Le titre, les acteurs, et même les extraits, tous les codes d’une énième tarantinerie sont là. Woody Harrelson dans son rôle récurrent de border line marrant. Colin Farell dans celui du beau tourmenté et l’incontournable Christopher Walken et sa tête incroyable, son charme venimeux porté par toute une tripotée de rôles d’homme dangereux ou cinglé, ou les deux. Enfin il y a Sam Rockwell lui aussi bien abonné au rôle de cintré. Et l’histoire en gros n’est pas beaucoup plus originale, un scénariste cherche des idées pour un film avec des psychopathes, son meilleur copain va finir par lui en faire rencontrer. Si je vous dis d’ailleurs que ce meilleur copain l’est lui-même, psychopathe, vous n‘êtes même pas surpris. Au vu de la bande annonce vous vous attendez à passer une soirée film/bière/pizza, rigoler entre deux coups de feu, pendant qu’une bande de tueurs improbables disent des banalités marrantes en massacrant leur prochain. Les mauvais cinéastes comme Guy Richie, et les mauvais scénaristes, n’ont retenu de l’univers du réalisateur « hot » du moment ces seuls aspects : beaucoup de violence, des dialogues marrants, des situations décalées. Donc, en apparence c’est exactement ce qu’on nous donne à voir et à penser en premier lieu. La première scène renvoie directement à la conversation type dans une tarantinerie, deux tueurs qui  ont une discussion décalée juste avant le bain de sang.

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L’angoisse de la page blanche, ou presque

 Colin Farell interprète donc un scénariste alcoolique, ami d’un comédien tellement limite que personne ne veut de lui sur les plateaux. Il cherche à écrire une histoire avec des psychopathes mais veut sortir des clichés habituels. Il a une idée vague de tueur bouddhiste qui ne tue personne mais pas la moindre  quant à l’histoire, la narration, mais il a un copain qui nourrit son imagination. Il lui raconte l’histoire du quaker, que l’auteur va finir par raconter à tout le monde comme s’il l’avait écrit –un quaker se suicide pour poursuivre un salopard en enfer qui s’est lui-même suicidé pour lui échapper et aller en enfer, où il pense qu’il ne verra jamais le quaker-. Et toujours dans l’idée de nourrir son scénario, voir espérer l’écrire avec lui et y jouer un rôle, le copain lui parle de l’As de Carreau, un tueur qui n’élimine que des personnalités de la mafia. Evidemment l’auteur adore cette idée.

Par ailleurs l’ami, Sam Rockwell ici, gagne sa vie en enlevant des chiens, et en  les redonnant contre récompense. Il est aidé d’un vieux complice, Christopher Walken, dont on imagine volontiers un passé de criminel. Walken visite régulièrement sa femme rongée par un cancer, et globalement a l’air d’un vieux voyous à la retraite que sa femme essaye de poser. Mais un jour ils enlèvent le mauvais chien, et c’est ainsi que débarque le quatrième psychopathe de service (Woody Hallerson) un gangster sans scrupule qui lance ses hommes à la poursuite de son chien. Pendant ce temps l’auteur lutte comme il peut avec son problème d’alcool qu’il nie bien entendu, se dispute avec sa femme, et raconte son histoire de quaker à tous. Et son pote, toujours dans le souci de bien faire, de passer une annonce dans le journal type « vous êtes psychopathe, racontez-nous votre histoire ».

C’est ainsi qu’il rencontre le personnage interprété par Tom Waits (toujours aussi excellent acteur que musicien) un mixte entre Dexter et les (authentiques) tueurs de la lune de miel. Un assassin de psychopathe faisant équipe avec une femme, qu’il finira par quitter, effrayé par sa rage, au demeurant le plus grand regret de sa vie.

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Ecrire, un boulot schizophrène

Mais en réalité, sous les apparences d’une énième bouse rigolote avec des personnages bigger than life, Martin Mc Donagh, auteur de théâtre, et réalisateur déjà de l’excellent Bon Baiser de Bruges, nous livre une réflexion pointue sur le travail d’auteur. Dans la même veine qu’un scénariste comme Shane Black, avec Kiss Kiss Bang Bang, c’est une réflexion sur le cinéma hollywoodien, autant que sur le boulot d’écriture qu’il se livre, le cinéma regardant le cinéma, et se foutant un peu de ses tics. Ainsi Rockwell de ricaner : « il est vrai qu’au cinéma on n’a pas le droit de tuer des chiens, seulement des femmes. »  Et le personnage de Farell de rejeter une à une les idées déjà vues maintes fois dans un film de genre, pour tenter d’avoir une vision neuve d’un sujet qui ne l’est plus.

Vous savez compter, nous avons donc avec Tom Waits, plus un personnage fictif de vietnamien vengeur dont le scénariste ne sait trop quoi foutre, six psychopathes… Car naturellement le 7ème, et sans doute le seul de la bande, c’est l’auteur lui-même. Je ne sais pas si ici un spectateur qui n‘a jamais écrit une histoire saisira bien le fond de l’affaire. A un moment du film, le scénariste et ses deux amis, Walken et Rockwell, décident d’aller dans le désert pour chercher des idées et écrire l’histoire, et c’est ici, dans ce cadre abstrait du désert, que j’ai été attrapé par l’évidence, j’avais l’impression qu’on décrivait ma propre imagination au prise avec ses personnages. Ce que l’on voit à l’écran ce n’est en réalité pas un auteur qui cherche des idées avec des potes, mais un auteur qui a une relation presque tangible et plus réelle avec les personnages qu’il a en tête. Il y a Rockwell qui est à la fois la bonne et la mauvaise conscience du scénariste, et débarque au milieu de ses idées pour se foutre de sa gueule.  Et Walken, un genre d’extrémiste bienveillant et sage qui lui donne confiance et le pousse à explorer son sujet dans le sens humaniste qu’il veut lui donner.  C’est le processus créatif mis à nu. Les personnages prennent quasiment chair, on leur tape la conversation, ils sont nos amis intimes, et on préfère souvent leur « présence » à celle beaucoup plus fade du genre humain qui nous entoure.  Ils nous font rire, se moquent parfois de ce qu’on écrit, nous tirent même des larmes parfois, et pour tout dire, ils semblent quelque fois bien plus réels que le monde qui nous entoure. Plus ils ont d’épaisseur humaine, plus ils sont riches de ce sel là, plus leur présence devient essentielle, autant à celui qui les a créés qu’à ceux qui les lisent ou les voient au théâtre et au cinéma.  Comme l’histoire parle aussi de vieillesse et d’amitié, on sent osciller sous les personnages écrits, pas seulement les artefacts de l’esprit de l’auteur, mais également les personnalités de véritables individus avec qui le réalisateur et scénariste du film semble rendre un hommage en forme de private joke. Ce qui est du reste le propre des personnages réussis, à la fois d’emprunter au monde réel, et d’avoir une telle épaisseur qui leur manque à pleine plus que de la chair pour exister complètement. Ce que s’évertue d’ailleurs à faire les comédiens, qui doivent, comme le racontait une fois Vin Diesel, passer ensuite par un processus de « nettoyage » afin de ne pas laisser un personnage vampiriser leur vie courante. Et si parfois la narration semble perdre son propre fil, et bien c’est parce que c’est exactement ce qui se passe dans les méandres d’un auteur.

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Le film qu’ont détesté Télérama et les Inrocks

Au bout du compte, en partant sur le postulat classique du film branché, avec un casting en or massif, on débarque dans un film à la fois drôle, émouvant, frôlant parfois les limites de l’abstraction (tel que ça se passe dans la tête) avec cet aveu indirect que parfois les personnages prennent le pouvoir sur une histoire (« cette histoire se finira mais à ma manière » explique Sam Rockwell). Mc Donagh qui a fait jouer Walken au théâtre lui offre ici un rôle qui repose à la fois sur l’idée d’un vieil homme qui dit adieu à sa vie que sur l’imagerie de Walken lui-même. Se permet de faire parler Farell sur son côté alcoolo auto destructeur bien connu du monde du cinéma et donne à Rockwell un rôle de lutin facétieux et dangereux qui n’est pas sans rappeler le personnage curieux qu’il interprétait dans Confession d’un homme dangereux. C’est du reste un peu le même postulat que le réalisateur avait suivi dans Bon baiser, partant d’une histoire de tueur à gage décalé, pour terminer sur une réflexion sur la vie et la mort, avec un Farell toujours auto destructeur.  Le film est déjà visible en streaming, mais pouvez attendre le 30 janvier date de sortie officielle. Et puis un film qui est qualifié de prétentieux par les Inrock (…) et détesté unanimement par Télérama, Positif, TF1 et le Figaro ne peut forcément qu’être un film parfaitement respectable.