Bernard-Henri Levy, une question existentielle

Il y a de drôle de fois où l’esprit joue de drôle de tour. Vous vous réveillez un matin avec une question qui refuse dès lors de vous lâcher. Un mystère sans la moindre importance, à dire vrai, mais les questions sans importances sont souvent celles qui s’accrochent le plus longtemps à l’esprit.  Comme quel est le prénom des Sept Nains, qui a effectivement inventé le fil à couper le beurre, pourquoi les francais emploient l’expression « il pleut des cordes » et les anglo-saxons « il pleut des chats et des chiens ».  La réponse ne changera pas le cours de notre vie, en fait même on nous l’a donné cent fois et on l’a oublié d’autant qu’en réalité ces questions le cerveau les exerce comme un genre de routine visant notre capacité à s’interroger, il s’agit juste de voir si le machin fonctionne toujours. Pour autant cette question particulière me surpris un jour que je regardais des extraits du making off du long métrage de fiction de Bernard-Henri Levy, et depuis, elle ne me lâche plus. C’est un mystère. Un mystère qui s’épaissi à chaque fois que je vois cet homme en photo, c’est-à-dire très, très souvent. Pire, un mystère que je pourrais remonter à mon enfance, puisque j’ai déjà vu la 187ème fortune de France (selon le magazine Challenge) en chair et en os à la brasserie Lipp, et il est tel qu’en photo. Exactement même.  Cette question, il faut que je m’en débarrasse. C’est pourquoi je vous la transmets, quelle vous embête un peu à votre tour : combien de chemises blanches possède Bernard-Henri Levy. ?

Depuis les années 70 et les Nouveaux Philosophes, depuis plus de trente ans que l’homme sévit dans les médias, intervenant partout où la liberté est en cause, et n’hésitant jamais à prêter de sa personne qui pour défendre un philosophe qui n’existe pas, ou oser s’aventurer dans des zones de combats démilitarisés, 95% du temps il porte une chemise blanche. Même durant le tournage de son chef d’œuvre, le Jour et la Nuit, on le voit arborer une chemise blanche sans col. N’importe qui ayant eu l’occasion de séduire sait parfaitement qu’une chemise blanche pose son homme et qu’elle attire le regard des femmes pour autant qu’on soit un peu bronzé et que la chemise soit parfaitement repassée. Admettons donc que tout philosophe qu’il soit, Bernard-Henri Levy aime séduire. Mais sur un plateau de tournage, il n’y a personne à séduire. C’est donc que pour Bernard-Henri Levy, la chemise blanche est au cœur de ses préoccupations les plus intimes. Qu’elle définit au moins en partie son rapport au monde, et qui sait, influence-t-elle sa pensée, qui serait donc comme une page blanche n’attendant plus qu’une cause pour se remplir. Je me demande à quoi ressemble son dressing du coup. Y trouve-t-on des centaines de milliers de chemise blanche impeccablement repassées, comme dans  le placard du héros de Neuf semaine et demie ? Et dans son intimité, alors qu’il glande chez lui (oui j’ai l’outrecuidance de l’imaginer ordinaire en dépit des fulgurances de son esprit, je l’ai bien vu manger en vrai) porte-t-il également une chemise blanche alors qu’il se gratte discrètement la couille gauche ?

C’est un mystère je vous dis. Et j’espère bien qu’un jour ses exégètes et biographes sauront donner une réponse à cette curiosité de la pensée française, les chemises blanches de BHL, combien et pourquoi.

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